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donné naissance à 100 entreprises en trois
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Le
REx... roi Après le commerce, l'économie et
la monnaie, la recherche aussi veut devenir
européenne... | |
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Le CNRS a donné
naissance à 100 entreprises
L'esprit d'entreprise et d'innovation est entré
dans la culture des chercheurs des établissements publics.
Le CNRS a fêté le 26 juin, en présence de Claudie Haigneré,
ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles Technologies,
et Geneviève Berger, directrice générale du CNRS, la
centième création d'entreprise issue de ses laboratoires,
depuis la mise en place de la Loi sur l'Innovation et
la Recherche du 12 juillet 1999.
Lors de cette journée,
cinq toutes jeunes entreprises issues du CNRS, avaient
été invitées : Photline Technologies (télécommunications
optiques), Protéin'eXpert (biotechnologies), Targa Therapies
(thérapie génique du cancer), Geocarta (cartographie
du proche sous-sol en 3D), et Lumilog (optoélectronique).
La centième officielle se cache parmi ces jeunes pousses...
Cent "spin-off" ou "start-up"
en trois ans ! Et le CNRS n'entend pas s'arrêter en
si bon chemin, mais "augmenter ce rythme à 50 à 60 créations
par an", a promis Geneviève Berger..
Sur les cent jeunes pousses
créées par des chercheurs du CNRS, 45% se consacrent
aux biologie et à la médecine, et 23% aux nouvelles
technologies de l'information et de la communication.
La Loi sur l'Innovation
et la Recherche a en effet - et c'était bien son objectif
- permis de débloquer un certain nombre de freins à
la création d'entreprises technologiques innovantes
par les chercheurs des organismes publics de recherche
pour valoriser leurs découvertes. Une nouvelle économie
de la science a ainsi émergé, davantage tournée vers
les besoins de la société, sans que la recherche fondamentale
soit sacrifiée pour autant.
Si cette économie de l'innovation,
mise en place par la loi de 1999, qui a institutionnalisé
les incubateurs, les fonds d'amorçage et les concours
d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes,
a si rapidement porté ses fruits, c'est que, parallèlement,
le CNRS s'est engagé dans une nouvelle et double stratégie
visant d'une part, à protéger la propriété intellectuelles
des découvertes réalisées dans ses unités de recherche,
et d'autre part, à transférer ces découvertes vers le
monde industriel et le marché. Fini donc l'opposition
entre recherche fondamentale et recherche appliquée.
La première doit, à travers la seconde, apporter de
réelles innovations à la société. Juste retour aux origines
de la mission du CNRS, si l'on y réfléchit.
"Pour protéger les découvertes,
sans empêcher les chercheurs de publier rapidement leurs
travaux, le CNRS dépose immédiatement un brevet national
en France, puis réfléchit ensuite à l'opportunité d'une
extension internationale", a expliqué Geneviève Berger.
Depuis la loi de 1999,
de fait, le CNRS a déposé beaucoup plus de brevets qu'auparavant,
dont la propriété n'est plus "abandonnée" à l'industrie,
mais désormais quasi systématiquement co-détenue par
le CNRS et un partenaire industriel. De plus en plus,
celui-ci est une entreprise spécifiquement créée pour
industrialiser la technologie issue du brevet.
La centième vient donc de naître... Le
CNRS lui souhaite longue vie.
© CNRS juin 2002
Interview
Jeanne Jordanov, déléguée régionale Aquitaine et
Poitou-Charentes
La valorisation, Jeanne Jordanov connaît !
Elle en était en effet chargée au SPV de la DR Alpes à
Grenoble où elle était également vice-présidente de
l'incubateur GR-A-IN (Grenoble-Alpes Incubation). Avant de
prendre début 2002, la tête de la DR Aquitaine et
Poitou-Charentes...
Que mettez-vous dans le
terme "valorisation" ?
Il s'agit d'un concept assez large
qui couvre aussi bien un brevet, un savoir-faire,
un nouveau logiciel ou... une jeune pousse. Quel est le rôle d'une
Délégation régionale dans la politique de valorisation
du CNRS ?
La politique de valorisation est pilotée au niveau
national par une direction transversale du CNRS, la
Délégation aux Entreprises (DAE). C'est elle qui en
fixe les grandes lignes. Les Délégations régionales
(DR) mettent cette politique en oeuvre à travers leur
Service du Partenariat et de la Valorisation (SPV).
Quelles sont les
missions des SPV ?
Ils jouent un rôle clé dans la mise en place
de l'aide à la valorisation car ils sont en prise
directe, chacun dans leur région, avec les laboratoires
et leurs co-tutelles, puisque la plupart des labos
du CNRS sont des unités mixtes de recherche, et avec
le tissu industriel de leur région, des grands groupes
aux jeunes pousses.
Cette connaissance du terrain les rend très efficaces
dans leur mission d'aide aux chercheurs et aux laboratoires
en ce qui concerne leurs relations contractuelles,
la protection de leurs résultats, le conseil et l'aide
à la création d'entreprises.
Les SPV sont-ils
parties prenantes des incubateurs ?
Bien sûr. Le CNRS est présent dans 8 incubateurs
en France. La région Aquitaine et Poitou-Charentes
en compte deux : l'un à Bordeaux, l'autre à Poitiers,
deux villes qui hébergent chacune une antenne du SPV.
De quels moyens
disposent les SPV ?
Au plan humain, le SPV de la DR Aquitaine
et Poitou-Charentes compte cinq personnes, dont quatre
chargés d'affaires, tous issus de la recherche, au
service des chercheurs. Ils les conseillent et les
aident en matière de brevets et de propriété intellectuelle,
et en ce qui concerne la recherche et l'obtention
d'aides de l'Anvar et des Conseils régionaux.
Dans le cas d'un projet de valorisation labellisé
par l'Anvar, par exemple, une convention est signée
par la DR, et c'est celle-ci qui gère les fonds octroyés
par l'Anvar.
Et sur le plan
financier ?
Les DR ne disposent pas à proprement parler
d'un budget directement affecté à la valorisation.
Le financement des projets est assuré au coup par
coup par la DAE nationale, qu'il s'agisse d'aider
un laboratoire à acquérir un nouvel équipement ou
à financer le prototype de démonstration d'un nouveau
produit, d'un nouveau procédé ou d'une nouvelle technologie,
de renforcer une équipe en moyens humains (CDD), et
tout particulièrement en matière d'aide à la protection
de la propriété intellectuelle et industrielle.
Valorisation ne
rime pas forcément avec start-up...
La création d'une entreprise se justifie lorsque
l'industrialisation d'une technologie, tâche qui n'est
plus du ressort d'un laboratoire de recherche, nécessite
un partenaire industriel, et qu'aucun n'existe. Il
faut alors créer ce partenaire de toutes pièces.
Dans ce cas, quelle
est l'étape préliminaire la plus importante ?
C'est, je crois, l'étude de faisabilité technologique,
qui se traduit le plus souvent par la réalisation
d'un prototype. Et le CNRS se concentre sur cette
étape qui constituait jusqu'ici une des grandes faiblesse
de la valorisation et de l'essaimage. Les incubateurs
mettent d'ailleurs fortement l'accent sur cette phase
critique de faisabilité sans laquelle la viabilité
le l'entreprise créée ne saurait être assurée. Une
nouvelle technologie doit correspondre à un marché
et doit pouvoir être industrialisée à un coût abordable.
En cas de création,
il y a également une étape "déontologique"...
En effet, quelques mois avant le dépôts des
statut de l'entreprise, les créateurs passent devant
le Comité de Déontologie.
Combien d'entreprises
ont été ou sont susceptibles d'être créées dans la
centaine de laboratoires de votre DR ?
Depuis 1999, année de la loi sur l'innovation,
13 entreprises ont été créées (avec une activité commerciale
réelle) et 25 projets de création sont en incubation,
à partir des unités propres ou mixtes du CNRS.
Le site de la DR Aquitaine et
Poitou-Charentes
Le SPV de la DR Aquitaine et
Poitou-Charentes
Propos
recueillis par Bruno de La Perrière © CNRS juin
2002
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Interview
Dominique Dalmas, directrice des Affaires
juridiques du CNRS
La valorisation de l'innovation,
c'est-à-dire son transfert vers les entreprises et
le marché, est inscrite depuis l'origine dans les
missions statutaires du CNRS. Depuis quelques années,
l'Etat a fait de cette mission une priorité, car elle
conditionne la compétitivité de nos entreprises, la
création d'emplois, la richesse de notre économie.
Cette relance de la politique de valorisation passe
notamment par une stratégie affirmée de co-propriété
des résultats de recherche et des brevets qui en sont
issus. Fin juin, le CNRS a fêté en grandes pompes
la centième entreprise créée par des chercheurs depuis
la Loi sur l'Innovation de 1999. 100 "spin off" qui
ont engendré 500 emplois "de haut niveau". A travers
les missions de la Direction des Affaires juridiques,
Dominique Dalmas explique comment est mise en oeuvre
la politique de valorisation du CNRS.
De quels grands
"outils" le CNRS dispose-t-il pour favoriser la valorisation ?
Le principal est le contrat de recherche signé
entre un partenaire industriel et une unité de recherche
du CNRS. L'industriel et un laboratoire du CNRS définissent
ensemble un programme de recherches et apportent chacun
les moyens nécessaires pour le réaliser. Dans ce cas,
il est prévu un partage des résultats de cette recherche
entre les deux parties. Si un brevet est déposé, les
deux parties en sont co-propriétaires. En outre, ce
type de contrat comporte des clauses particulières
sur l'exploitation des résultats de la recherche,
notamment hors domaine, c'est-à-dire dans le cas où
l'on découvrirait après coup à ceux-ci de nouvelles
applications non prévues à l'origine. 3.300 contrats
de recherche sont aujourd'hui en vigueur.
Pour les grands groupes industriels qui travaillent
beaucoup avec le CNRS, sont conclus des accords-cadres
qui définissent les grands principes du partenariat,
notamment en matière de propriété intellectuelle.
Ces grandes lignes sont ensuite déclinées contrat
par contrat. 36 de ces accords-cadres sont actuellement
en vigueur, dont 6 ont été signés en 2001.
Ces accords-cadres et ces contrats sont pilotés par
la Délégation aux Entreprises (DAE), la DAJ intervenant
pour apporter son expertise. Il s'agit pour la DAE
de veiller à ce que les grands principes de la politique
de valorisation du CNRS sont bien respectés tout en
intensifiant le partenariat avec le monde industriel.
Quant aux négociations, elles sont menées par les
Délégations régionales, à travers leurs services Partenariat
& Valorisation (SPV). Ceux-ci ont toujours la
possibilité de consulter la DAE et la DAJ, notamment
en cas de contrat dérogatoire.
N'existe-t-il pas une
voie intermédiaire, l'unité mixte CNRS-industrie ?
Tout à fait. Il s'agit d'un type de relation
qui va plus loin qu'un "simple" contrat de recherche,
et qui est signé pour quatre ans. Dans ce cas, une
unité de recherche mixte est créée conjointement par
le CNRS et l'industriel concerné, dont les équipes
sont composées de chercheurs des deux parties. Là
encore, les conventions qui régissent ces unités sont
guidées par le principe de co-propriété des brevets
issus des recherches menées. Vingt-quatre unités mixtes
de ce type existent aujourd'hui.
Quid de la Loi
sur l'Innovation de 1999 ?
Il s'agit d'un instrument supplémentaire destiné à
renforcer le transfert de l'innovation, et notamment
à encourager la création d'entreprises innovantes
par des chercheurs dont le statut a été considérablement
assoupli.
Dans le cas d'une création d'entreprise par un chercheur,
qui est propriétaire de l'innovation ou du brevet
à partir duquel va être créée l'entreprise ?
Au CNRS, qui en octroie la licence à la jeune pousse
créée. Dans certains cas bien particuliers, pour répondre
par exemple aux exigences des capitaux-risqueurs,
le CNRS peut être amené à céder le brevet en question,
le plus souvent en échange d'une prise de participation
dans le capital de la jeune société.
Quels autres outils existent
encore pour favoriser l'innovation ?
Eh bien, il ne faut pas oublier les incubateurs
prévus par la Loi sur l'Innovation, qui permettent
aux jeunes pousses de préparer leur envol en leur
fournissant toute une panoplie de services d'appui
: hébergement, aide à la définition d'un "business
plan" et d'une stratégie marketing... Le CNRS est
partenaire dans plusieurs de ces incubateurs "publics".
Enfin, les fonds d'amorçage, où le CNRS est aussi
présent via sa filiale spécialisée FIST (France Innovation
Scientifique et Transfert), aux côtés d'autres partenaires,
permettent à ces jeunes entreprises de démarrer avec
un capital suffisant pour mener à bien leurs premiers
projets.
Comment travaille
la DAJ ?
Elle intervient d'abord, en particulier aux
côtés de la DAE, pour apporter les outils et l'expertise
juridiques appropriés et participer aux négociations
qui vont conduire aux accords-cadres. Elle a également
pour mission d'aider, d'assister, de former et d'informer
les SPV au plan juridique. Elle suit aussi toute l'évolution
juridique nationale et internationale. Elle pilote
les contentieux en matière de propriété intellectuelle
et industrielle, heureusement peu nombreux. Enfin,
naturellement, elle mène une réflexion permanente
et nécessaire en matière juridique, tant les choses
évoluent vite aujourd'hui. Par exemple, dans les nouvelles
technologies de l'information, sur la protection des
bases de données, les logiciels libres et les contrats
de licence adéquats à élaborer, sur la création d'un
brevet communautaire.
Le site de la DAJ du CNRS
Les missions de la DAJ
Propos recueillis par
Bruno de La Perrière © CNRS juin 2002
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Formation
Valoriser la valorisation
Les délégations Languedoc-Roussillon
et Côte d'Azur ont lancé une initiative novatrice
qui essaime déjà à travers la France : une formation
"Stratégie de partenariat et de valorisation", destinée
aux chercheurs et ingénieurs.
Cette formation de deux jours vise avant tout à faire
évoluer les mentalités et la culture. A l'issue de
ces deux journées, ils ont acquis les repères nécessaires
pour mener à bien une collaboration, savent à qui
s'adresser, au sein du CNRS, pour les y aider, et
en quoi cette démarche peut leur être utile, personnellement.
L'essaimage dans les
différentes délégations du CNRS est coordonné par
la Délégation aux Entreprises.
Les prochaines formations : - 11-12
septembre 2002 : Nord-Pas-de-Calais & Picardie,
Normandie - 26-27 septembre 2002 : Midi-Pyrénées,
Aquitaine & Poitou-Charentes - 25-26 novembre 2002 :
Provence, Côte d'Azur - 28-29 novembre 2002 :
Ile-de-France Sud, et Ouest & Nord - Janvier 2003 :
Paris A, Ile-de-France Est
Contact : Céline
Bonamy Délégation Aux Entreprises Tél. : 01 44
96 43 99
© CNRS juin 2002
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Une thèse. Et après
?
En France, environ 10.000 thèses
sont soutenues chaque année. Entre 3.000 et 4.000
nouveaux docteurs intégreront un organisme de recherche
publique ou l'université. Et les 6 à 7.000 autres
? Les docteurs formés pour et par la recherche sont
peu sensibilisés aux autres débouchés. Pour initier
un changement, des stages de préparation à l'après-thèse,
les Doctoriales, coordonnés par l'Association Bernard
Grégory (http://www.abg.asso.fr), ont été créés dès
1995.
Chaque année, une vingtaine de Doctoriales, impliquant
200 entreprises, forment 1.500 doctorants. Financées
jusqu'à 50% par le ministère de la Recherche, les
Doctoriales suivent un cahier des charges précis.
Décliné localement, il prévoit une semaine de séminaire
résidentiel qui réunit entre 50 et 100 doctorants,
toutes disciplines confondues. Donnant priorité au
travail de groupe, il définit des thématiques abordées
avec des intervenants professionnels : formation à
la communication, sensibilisation aux aspects méconnus
de l'entreprise, rencontre avec des dirigeants et
docteurs d'entreprise, conduite d'un projet de création
d'entreprise innovante et enfin, réalisation d'un
bilan de compétences et définition d'un projet professionnel.
Les prochaines Doctoriales : * Région
Centre : 17-21 septembre 2002 * Lille; : 22-27 septembre
2002 * Paris 3 : 23-27 septembre 2002 * Grand Sud :
6-11 octobre 2002 * Lorraine : 11-18 octobre 2002 *
Doctoriales de l'Ademe : 17-23 novembre 2002 * Bretagne :
24-29 novembre 2002
Tout sur les Doctoriales
© CNRS juin 2002
Le projet Budget Finances Comptabilité (BFC)
Le nouveau système d'information
de gestion unique doit ouvrir en temps réel, à partir
de 2005-2006, à près de 4.000 utilisateurs du CNRS.
Ce nouvel outil, beaucoup plus réactif et efficace,
devrait les motiver...
Aujourd'hui,
le CNRS utilise deux systèmes de gestion séparés. Xlab,
le logiciel de gestion budgétaire et financière des
unités du CNRS, permet à une unité de recherche de gérer
ses crédits, quelle que soit leur origine (CNRS, université,
industrie) et ses dépenses (fonctionnement, équipement,
missions, vacations) selon le degré de finesse souhaité.
Les délégations et les directions centrales, elles,
utilisent le système GCF (Gestion comptable et financière).
Une interface entre Xlab et GCF permet aux laboratoires
d'échanger leurs informations (commandes, factures,
missions) avec leur délégation. S'ils sont séparés,
ces deux systèmes communiquent donc ensemble, mais pas
en temps réel, le transfert étant effectué en moyenne
une fois par jour.
Le système GCF a bientôt
près de vingt ans ; Xlab en a presque dix.
Il était temps que le CNRS
se dote d'un système flambant neuf, d'autant plus que
l'organisme public de recherche est tenu de respecter
le nouveau cadre budgétaire mis en place par l'Etat
qui s'est engagé dans un vaste plan de modernisation
de sa gestion.
"Nos systèmes n'étaient
plus adaptés, reconnaît Michèle Saumon, directrice des
Finances du CNRS. Le projet BFC doit donc donner naissance
à un système unique commun aux unités de recherche,
aux délégations et aux directions centrales, qui répondra
au nouveau contexte réglementaire - comme le nouveau
Code des Marchés publics, par exemple -, et qui fournira
à la direction du CNRS et à ses tutelles une information
beaucoup plus fiable en matière de contrôle de gestion."
C'est pour répondre à ces
objectifs que le futur système BFC sera bâti à partir
d'un PGI (progiciel de gestion intégré) du marché, solution
désormais couramment utilisée dans les grandes structures
privées ou publiques.
"BFC permettra de mieux
répondre aux spécificités des unités de recherche, dont
les crédits proviennent d'origines différentes - CNRS
+ université, Europe et/ou industrie, par exemple -,
et qui s'apparentent par certains côtés à des PME autonomes,
mais aussi aux impératifs de contrôle de gestion des
délégations et des directions transversales. Pour les
unes comme pour les autres, l'interface d'accès au système,
de mode Web, doit être la plus simple et la plus ergonomique
possible. Enfin, le BFC doit permettre de dématérialiser
les transactions, notamment grâce à un système de signature
électronique sécurisée", détaille Joseph Gabay, directeur
du projet BFC.
Ce grand système, dont
les ramifications irrigueront chaque unité, couvrira
donc un vaste périmètre. Quatre grands domaines en l'occurrence
:
- le domaine budgétaire : élaboration du budget du CNRS,
répartition par départements scientifiques, délégations
et unités de recherche, mise en place des crédits, suivi
de l'exécution budgétaire,
- le domaine financier : l'ensemble des processus de
dépenses (engagement, liquidation et mandatement), ainsi
que les processus de recettes, et la gestion financière
des contrats, des marchés et des fournisseurs,
- le domaine comptable : processus comptables, de la
prise en charge des dépenses et recettes jusqu'à la
tenue de la comptabilité et la production des états
réglementaires,
- et enfin, le domaine transversal du pilotage et du
contrôle de gestion : suivi des moyens alloués aux unités,
et analyse, pour des objectifs ciblés, des écarts entre
prévision et réalisation, notamment.
"A cet égard, le projet
BFC s'inscrit dans le cadre de l'organisation spécifique
du CNRS, précise Joseph Gabay : gestion déconcentrée,
systèmes de pilotage scientifique et administratif corrélés,
pilotage transversal de la recherche organisée en programmes,
réseaux et projets. Il s'agit donc de maintenir la double
logique Etablissement/Laboratoire, et de permettre le
partage des données entre les acteurs en temps réel,
tout en répondant facilement à toute évolution de répartition
des responsabilités des différents acteurs."
Pas étonnant donc que la
réflexion amont en vue de l'établissement du cahier
des charges de ce projet complexe ait démarré il y a
deux ans et demi. L'appel d'offres a ensuite été lancé,
et les premières auditions des candidats ont démarré
en juin 2002. Le développement du BFC devrait commencer
début 2003 pour une mise en service en 2005-2006. Le
CNRS sera alors doté d'un outil puissant, moderne, et
très efficace.
"Le déploiement d'un
PGI de cette ampleur induira nécessairement un changement
des modes d'organisation et de travail des fonctions
budgétaires, financières et comptables au CNRS, précise
Michèle Saumon. L'impact humain sera important. C'est
pourquoi, le projet s'accompagne d'un important volet
communication et formation. Les utilisateurs seront
formés, puis pourront entretenir et perfectionner leur
formation par e-learning, et leur accompagnement sera
organisé à l'échelle régionale. En contrepartie, les
gestionnaires du CNRS seront davantage responsabilisés,
ce qui ne peut que les motiver."
A
propos de Xlab
A propos du projet BFC
Un calendrier en sept étapes
Bruno de La
Perrière © CNRS juin 2002
Le REx... roi
Après le commerce, l'économie
et la monnaie, la recherche aussi veut devenir européenne.
C'est dans cette perspective que sont lancés les "Réseaux
d'excellence", un des quatre instruments de mise en
oeuvre du sixième Programme-cadre de Recherche et de
Développement technologique (PCRD), résolument axé sur
la construction d'un espace européen de la recherche
(EER).
Les "Réseaux d'excellence"
(REx) ont pour ambition de réunir, autour de thèmes
de recherche définis comme prioritaires, ce que la recherche
européenne compte de meilleur. Objectif : que l'Europe
reprenne une place de leader mondial en matière de recherche
technologique.
Sept domaines thématiques
prioritaires ont été identifiés : génomique et biotechnologie
pour la santé ; technologies pour la société de l'information
; nanotechnologies et nanosciences, matériaux multifonctionnels
bases sur la connaissance et nouveaux procédés et dispositifs
de production ; aéronautique et espace ; qualité et
sûreté alimentaires ; développement durable, changement
planétaire et écosystèmes ; et enfin, citoyens et gouvernance
dans la société européenne de la connaissance.
Il s'agit d'anticiper les
besoins scientifiques et technologiques de l'Union européenne,
et de renforcer les bases de l'EER en coordonnant les
activités de recherche à travers le développement cohérent
des politiques de recherche en Europe. La structuration
de l'EER nécessite une meilleure interaction entre recherche
et innovation, le développement des ressources humaines
et le renforcement de la mobilité des chercheurs, le
soutien à des infrastructures de recherche, et le développement
de relations harmonieuses entre la science et la société.
Les REx ont donc pour mission
première de structurer les acteurs de la recherche européenne
en intégrant leurs capacités en terme de moyens, d'activités
et de ressources. Ils doivent favoriser la coopération
des centres d'excellence (universités, organismes de
recherche, entreprises...) Sujets à des obligations
de moyens, mais non de résultats prédéfinis, ils doivent
de rassembler les compétences sur une problématique
commune, dans une perspective de long terme.
Il ne s'agit pas de réseaux de chercheurs, mais de réseaux
multidisciplinaires de laboratoires et d'équipes, financés
par l'UE, qui doivent notamment développer des plates-formes
et des équipements communs de recherche, échanger ou
redéployer leurs personnels ou leurs équipements, pratiquer
une gestion intégrée de la connaissance, notamment des
droits de propriété intellectuelle, favoriser la diffusion
de l'excellence, notamment par la formation des chercheurs
et le transfert des connaissances.
Parmi les critères d'évaluation
des REx, figurent l'excellence et l'ambition des différents
réseaux (priorité thématique, valeur ajoutée d'un REx
pour l'Europe), celles de leurs membres (masse critique
pour réaliser les ambitions du réseau, approche multidisciplinaire),
l'étendue, la profondeur et le caractère de longue durée
de l'intégration (nature de la coopération pan-européenne,
et bénéfices accrus de cette coopération), la contribution
à la diffusion de l'excellence, ainsi que la gestion
et la gouvernance du réseau.
Différents des réseaux
thématiques de type 5e PCRDT, les REx sont constitués
pour une durée qui pourrait être de cinq ans, et leurs
activités comportent, en plus de la recherche, la coordination,
la diffusion de l'excellence, la formation. Ils doivent
être multidisciplinaires et rassembler un nombre critique
de chercheurs (200 équivalents plein-temps en moyenne
sont envisagés).
Les REx sont également
différents des "Programmes intégrés" (PI) du 6e PCRDT,
même s'ils sont complémentaires. En dehors des modalités
de financement, la différence essentielle réside dans
les objectifs. Alors que les PI sont destinés à développer
de nouvelles recherches et à obtenir des résultats prédéfinis
dans un délai de 3 à 5 ans, les REx ont pour principale
mission de structurer la recherche européenne en intégrant
des équipes de recherche sur une longue durée (5 à 7
ans, et plus) afin de lutter contre la fragmentation
de la recherche européenne pour devenir leader au niveau
mondial sur les grands domaines de recherche retenus
par le 6e PCRDT.
Chaque REx est un point d'accès
uniques pour un domaine de recherche, au niveau de l'expertise,
des connaissances, de l'innovation, de l'information,
et des outils d'intégration progressive et durable des
capacités de recherche.
Au plan juridique, un REx
doit être composé d'au moins trois entités juridiques
indépendantes établies dans trois Etats membres ou associés
de l'UE, dont au moins deux Etats membres ou candidats
à l'UE. Il doit faire l'objet d'un accord de consortium.
Le CNRS réfléchit à plusieurs statuts possibles; : simple
contrat doublé d'un accord de consortium ; association
; société civile ; société européenne ; GIE (groupement
d'intérêt économique) ou GEIE (groupement européen d'intérêt
économique).
Le CNRS se prépare très
activement à la construction de ces réseaux par le biais
de sa Direction des Relations internationales en étroite
collaboration avec le Clora et le ministère délégué
à la Recherche. Le CNRS a bien l'intention de figurer
dans bon nombre de ces réseaux et d'en coordonner certains.
Le dossier consacré au 6e PCRDT : - sur le site de la DAJ du CNRS - sur le
site de la DRI du CNRS - sur
le site du ministère de la Recherche
Sur les sites de l'UE : - Cordis
(en anglais) - Europa (en français)
Deux présentations des grandes lignes du 6e
PCRDT et des REx : http://www.dr20.cnrs.fr/v3/delegation/services/partenariat/Sophia_Les_instruments%20Paul%20Jamet.ppt http://www.dr20.cnrs.fr/v3/delegation/services/partenariat/Slides-Dietl-29mars02.ppt
Bruno de La Perrière © CNRS
juin 2002
Tutelle
Claudie Haigneré, nouvelle ministre déléguée
à la Recherche et aux Nouvelles Technologies, rend visite au
CNRS
Pour sa première sortie officielle,
le 19 juin 2002, deux jours après sa nomination, Claudie
Haigneré, nouvelle ministre déléguée à la Recherche
et aux Nouvelles Technologies, auprès du ministre de
la Jeunesse, de l'Education nationale et de la Recherche,
s'est rendue au siège du CNRS, à Paris.
Après avoir rencontré Gérard Mégie, président du CNRS,
et Geneviève Berger, directrice générale, la ministre
s'est entretenue avec les présidents de section du Comité
national de la recherche scientifique ainsi qu'avec
leur président, Jean Pailhous.
Médecin et docteur ès-sciences, Claudie Haigneré a exercé
pendant six ans des activités de recherche au CNRS.
De 1985 à 1991, elle a en effet travaillé au laboratoire
de physiologie neurosensorielle du CNRS, devenu le laboratoire
de physiologie de la perception et de l'action (CNRS/Collège
de France). Elle y a notamment préparé des expériences
scientifiques dans le domaine de la physiologie humaine
et effectué des recherches sur l'adaptation des systèmes
sensori-moteurs en microgravité.
Le CV de Claudie Haigneré sur le site du
ministère de la Recherche
Emploi et Mobilité
Emploi précaire
Le Décret 2002-464 du 4 avril
2002 permet aux Etablissements publics scientifiques
et technologiques des catégories A, B et C, d'organiser
des concours "réservés à certains agents non titulaires".
Ce décret s'inscrit dans le cadre de la loi du 3 janvier
2001 relative à la résorption de l'emploi précaire et
à la modernisation du recrutement dans la fonction publique.
Le texte du décret
Mobilité interne
Les nouveaux emplois ouverts
à la mobilité interne (Noemi) sont affichés jusqu'au 30 juin 2002.
Les conditions de candidature pour effectuer une mobilité
demeurent inchangées : 3 ans d'ancienneté dans le poste,
hors année de stage. La date de prise de fonction est
unique et fixée au 1er janvier 2003.
Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter votre délégation régionale.
Mobilité externe
Lancée en 1997, la mission
"Mobilité externe" conseille, accompagne et soutient
les demandes des cadres du CNRS souhaitant une mobilité
externe par voie de détachement vers les autres établissements
publics et autres administrations, collectivités territoriales
(villes, départements, régions), organisations internationales
et entreprises privées.
Pour en savoir plus, contactez :
- le responsable des RH de votre Délégation régionale,
- Jean Bouleau, chef de projet "Mobilité externe", au
03 88 10 67 11.
Ou consultez le site : http://www.sg.cnrs.fr/mission/mobilite/default.htm
Manifestations et
colloques
Fête de la Science
La Fête de la Science, qui se
déroulera cette année du 14 au 20 octobre 2002, est
un moment privilégié de dialogue avec le grand public
et les jeunes en particulier, et une occasion pour valoriser
les travaux des laboratoires.
Les unités qui souhaitent participer à cette fête peuvent
encore envoyer une présentation de leur projet à la cellule communication de leur Délégation régionale
avant le 12 juillet 2002.
Sur le site du CNRS
Sur le site du ministère de la Recherche
Sexes et genre dans le travail scientifique
La Mission pour la
place des femmes au CNRS, l'Institut de recherche sur
les sociétés contemporaines (Iresco) et l'Institut d'études
scientifiques de Cargèse organisent, du 12 au 15 novembre
prochain, des ateliers sur le thème "Sexes et Genre
dans le travail scientifique".
Ces ateliers, organisés pour la première fois par le
CNRS, s'adressent à tous les jeunes chercheurs et ingénieurs
du CNRS, quelle que soit leur discipline. Ils se proposent
de faire circuler la parole et les idées entre spécialistes
des questions du genre et profanes. Chacun, chacune
est incité à se poser de nouvelles questions sur sa
démarche et ses pratiques scientifiques.
Ceux et celles qui seront sélectionnés après inscription
seront pris en charge par la formation permanente du
CNRS.
Ne manquez pas l'occasion de vous informer, de vous
former et de débattre autour des questions relatives
au genre.
Inscription avant le 5 juillet 2002 sur le site de l'Iresco.
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