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L'actualité de l'image
numérique |
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N° 47 du mardi 12 mars
2001 |
Des lentilles, il y a de quoi en faire un
plat par
Laurent Katz
C'est
le salon de l'automobile de Genève. Imaginez que sur le stand Honda,
une affiche vante la collaboration du constructeur avec BMW pour la
fabrication du moteur. Bien. Vous soulevez le capot pour voir la
bête et vous portez ensuite vos pas vers le stand Toyota. Qui
annonce fièrement avoir pris pour motoriste Mercedes. Surprise, le
capot ouvert, le moteur a un air de déjà vu. Retour chez Honda pour
vérifier, avec un arrêt intermédiaire chez Nissan, dont le
modèle-phare arbore un moteur... Nissan. Pourtant, à les voir ou à
lire leur fiche technique, ils sont tous pareils.
Il en est de
même en matière de zooms. Il existe un objectif que l'on trouve chez
Canon, Casio, Epson, Olympus, Sony et Toshiba. Son ouverture :
F2-F2,5. Sa plage de focales : 7-21 mm. Son aspect : le même.
Pourtant, ils sont estampillés, selon l'occasion Canon ou Zeiss,
d'autre fois Olympus ou Epson. Impossible de savoir vraiment qui
fait quoi. Et voilà qu'un cinquième larron apparaît : le
Vario-Summicron de Leica (sur les derniers modèles Leica et
Panasonic), qui lui aussi offre les mêmes focales et ouverture, avec
un aspect similaire. Difficile de savoir à quel niveau la marque
(que ce soit Leica, Canon ou Zeiss) est impliquée dans la
fabrication. Fournit-elle la formule optique, les lentilles, la
composition du traitement multicouche ou simplement une caution due
à un contrôle qualité dont elle a déterminé les conditions ?
Toujours est-il que dans un marché fortement concurrentiel, le
besoin d'accoler à son logo le nom d'un opticien, allemand
prestigieux est un atout indéniable... même si la réalité et la
fiction se rejoignent.
© Objectif
Numérique 12/03/2002

Le labo photo à
domicile
L'année qui vient s'annonce des plus prometteuses pour
l'impression à jet d'encre. Canon et Epson viennent d'annoncer leurs
modèles fer de lance pour séduire les photographes amateurs et un
acteur s'apprête à jouer les trouble-fête, mais l'information est
sous embargo.
Canon, pour
commencer. Avec les S900 Photo (A4, 469 EUR) et S9000 Photo (A3+,
599 EUR), Canon joue la carte de l'extrême rapidité, puisqu'elle
annonce une sortie A4 en soixante secondes à 1 200 ppp, l'imprimante
étant capable de monter jusqu'au 2 400 x 1 200 ppp. Pour cela, la
tête d'impression est munie de 3 072 buses, alimentées par six
cartouches d'encre (noir, cyan, magenta, jaune, cyan et magenta
clairs). Avec le papier PR-101 et des conditions d'exposition
soigneuses (sous verre et hors exposition directe au soleil), Canon
indique une résistance de 25 ans à la lumière.
L'imprimante la plus prometteuse est l'Epson Stylus Photo
950, vendue 549 EUR. Elle marque enfin la venue du fabricant
japonais aux cartouches d'encre séparées, avec des arguments
contraires à ce qu'elle affirmait un an plus tôt ! On ne s'en
plaindra pas, car le nouveau modèle dispose de sept cartouches. La
cartouche supplémentaire contient du noir (pour accélérer les
impressions monochromes). Epson en a profité pour augmenter la
résolution maximale qui passe de 2 880 x 720 à 2 880 x 1 440, et la
finesse des gouttelettes, dont la capacité atteint deux picolitres.
Ce n'est pas tout, car Epson a soigné l'interface physique en dotant
son imprimante d'un port USB 2 et d'un port IEEE 1394. La
manipulation du papier en rouleau est facilitée par une commande de
découpe automatique. La PhotoPC 950 imprimant sans marge, il est
maintenant facile de sortir des photos 10 x 15 en série et sans
aucune manipulation. Un nouveau papier en rouleau est sur le point
d'être commercialisé, avec la faculté de rester plat, alors que le
papier actuel reste courbe une fois découpé. La cerise sur le gâteau
est un tiroir pour l'impression directe sur un cédérom.
Enfin, au Japon,
Epson lance une Colario PM4000-PX, au format A3+. Au menu, une tête
à sept cartouches, incluant une cartouche d'encre grise, ce qui va
certainement améliorer les impressions monochromes. La résolution
atteint 2 880 ppp et l'imprimante, doté de ports USB 2 et IEEE 1394,
accepte le papier en rouleau. Elle aussi imprime sur des
cédéroms.
© Objectif
Numérique 12/03/2002

Deux photoscopes miniatures chez
Konica
C'est
l'air du temps : les photoscopes de taille réduite vont fleurir
d'ici l'été. Konica remplace le Revio KD-300Z par le KD-310Z
(trimégapixel) et en profite pour lancer un KD-400Z (4 Mpxl). Les
deux photoscopes ont en commun un boîtier en métal avec un volet
coulissant qui, à la mise sous tension, dévoile un zoom 39-111. Leur
grande originalité est d'accepter à la fois les SD/MMC et les Memory
Stick. Un argument de poids qui peut faire la différence face à un
Optio de Pentax ou un Finecam Kyocera, quand un client potentiel
possède déjà un équipement nomade signé Sony (baladeur MP3,
caméscope ou PDA). Un mode vidéo est également prévu.
www.konica.com/pma/press-digital.htm
© Objectif
Numérique 28/02/2002

Photoscope Toshiba à écran
tactile
120
grammes sans batterie. Si les dimensions sont voisines de celles du
Dimage X, son épaisseur est plus grande (7,9 mm de plus) et sa
focale fixe. Ce bimégapixel qui s'oublie dans une poche de
chemisette enregistre sur SD/MMC et fonctionne avec deux batteries
AA standards. Tout automatique (un correcteur d'exposition est
présent), il se pilote entièrement, au déclenchement près, via un
écran tactile de 1,6 pouces. Le Soria PDR-T100 est attendu pour
avril/mai au prix de 300 $. Sympa, des caches pour la face avant
sont proposés en option, pour personnaliser son appareil, comme
Nokia a su le faire pour certains combinés GSM.
http://www.toshiba.co.jp/about/press/2002_02/pr_j2201.htm
© Objectif
Numérique 28/02/2002

Toshiba/Kyocera même
combat
Le
trimégapixel TPDR-3310 ressemble furieusement au FineCam S3X de
Kyocera, à l'aspect du boîtier près. Aussi, allez consulter la fiche
de ce dernier, pour voir de quoi il retourne. Disponibilité en avril
ou mai pour 499 $.
© Objectif
Numérique 28/02/2002

Toshiba abandonne la
Smartmedia
Troisième photoscope Toshiba présenté à la PMA et troisième
constatation : le PDR-3300 fait aussi appel à la SD Card, confirmant
l'abandon de la SmartMedia à laquelle Olympus et Fujifilm restent
encore fidèles. Ce trimégapixels muni d'un zoom 2,8x (35-100 mm) se
distingue par une interface infrarouge venant compléter son port
USB. Il s'adresse au photographe plutôt averti, puisqu'il dispose de
modes priorité vitesse et ouverture. Le mode vidéo, en 320 x 240 ou
en 160 x 120, à 15 im/s est là, c'est une constance depuis longtemps
sur les photoscopes Toshiba. Prix et disponibilité ne sont pas
encore annoncés, pour ce successeur du PDR-M71.
© Objectif
Numérique 28/02/2002

Les trois Mousquetaires de
Samsung
Comme
pour Alexandre Dumas, les Trois Mousquetaires étaient quatre à la
PMA, mais je ne vous dirai pas qui était d'Artagnan. La seule chose
que l'on puisse affirmer, c'est qu'ils ne brillent pas par leur
originalité. Ils visent le marché de masse qui se développe
furieusement vite. Le Digimax 230 (350 $), Digimax 340 (480 $) et le
Digimax 410 (680 $), respectivement munis d'un capteur 2, 3 et 4
Mpxl, comportent un zoom 3x et un écran LCD 1,6 pouce d'une
définition assez faible : 60 000 pixels, la moitié de ce qu'il est
habituel de rencontrer. L'automatisme est juste secondé par
l'habituel correcteur d'exposition et le choix du mode d'analyse de
la cellule (multizone, pondération centrale et spot). Le stockage
repose sur une Compact Flash. Le Digimax 350 SE (550 $) est un
trimégapixel avec un zoom 3x signé Schneider (34-102), les
automatismes restant identiques à ceux des autres
modèles.
© Objectif
Numérique 28/02/2002

Reflex à 6 millions chez
Canon
Fidèle au capteur Cmos, Canon récidive avec l'EOS D60 qui
remplace le D30. Ce dernier va devenir bigrement intéressant sur le
marché de l'occasion et des fins de séries, puisque le nouveau
modèle pointe à 3 353 EUR. Un prix qui peut encore faire l'objet
d'ultimes variations, car Canon observe ce que fait Nikon pour son
D100, Sigma pour le SD9 et Fujifilm pour le FinePix S2Pro et
réciproquement. Le capteur de 6,3 Mpxl, avec des photosites carrés
de 7,4 microns, est au format APS, mesurant 15,1 x 22,7 mm, avec un
coefficient multiplicateur de focale de x1,6. Sa sensibilité s'étend
de 100 à 1 000 Iso, pour des photos en Jpeg ou Raw, mais pas en
Tiff. Trois définitions sont proposées : 3 072 x 2 048, 2 048 x 1360
et 1 536 x 1 024 pixels. Pour transférer les photos de la CF vers
l'ordinateur, Canon n'a mis qu'un misérable port USB 1.1 quand une
image en Raw consomme 8 Mo et environ 2,6 Mo en Jpeg.
L'interface sera
familière aux habitués des EOS, avec deux molettes de réglages et un
sélecteur principal de fonctions, pour les différents automatismes.
Délicate attention, l'écran LCD de contrôle est rétro-éclairé, à la
demande, d'un superbe bleu turquoise.
L'évaluation des
distances est assurée par trois collimateurs en ligne (Canon
ignorerait-elle pour le coup les photos en mode portrait, pour ne
pas en avoir mis au moins cinq ou sept collimateurs en croix, comme
sur l'EOS 30 d'obédience argentique ?). Canon a augmenté sa
sensibilité en basse lumière, pour pallier un inconvénient du D30.
L'exposition est mesurée sur 35 zones et couplée à l'autofocus. La
balance des blancs est automatique, préréglée (5 positions) ou
manuelle. L'obturateur monte au 1/4 000, la synchro flash étant
effectuée au 1/200e. Le D60 dispose d'un mode rafale à 3 im/s pour 8
images en tout. A l'arrière, un écran LCD couleur de 1,8 pouces/113
000 pixels, lisible sur +/-40°, tant verticalement
qu'horizontalement.
L'accessoire
majeur est le grip, intégrant un déclencheur vertical et deux
batteries internes. L'offre logicielle se compose de : Remote
Capture, Photoshop 5 LE, ZoomBrowser et Photo Stitch. Même pour un
prix de vente sans objectif, le D60 est sur le papier bigrement
intéressant. Les professionnels vont s'y intéresser et demander à
Canon de sortir prestement un grand frère de l'EOS 1D... avec un
capteur 6Mpxl, ce dernier n'offrant "que" 4 Mpxl.
htt://www.canon.fr
© Objectif
Numérique 26/02/2002

Canon croit gonfler le
G2
Voici un
photoscope en apparence nouveau qui tient plus de l'offre marketing
qu'à autre chose. Les ingrédients de cette pseudo-nouveauté sont une
couleur noire (plus pro paraît-il !) et la présence d'un microdrive
IBM 1 Go. Le tout pour 1399 EUR fin mars. Reste qu'aux USA,
l'appareil est annoncé sans le qualificatif Pro et sans Microdrive.
Pour intéressante que soit l'offre sur un plan financier, nombreux
sont ceux qui préfèreraient, à tort ou à raison, et j'en fais
partie, stocker des photos sur une carte mémoire supposée plus
fiable qu'à un disque dur.
canon.fr
© Objectif
Numérique 22/02/2002

Canon renforce la série A des
PowerShot
Décidément très
prolixe, Canon renouvelle les PowerShot d'entrée de gamme. Le
PowerShot A30 remplace le A10, tandis que le A40 remplace le A20.
Contrairement à ce que les dénominations laissent penser, les
capteurs respectifs restent en 1,2 et 2 Mpxl. Ces modèles, sans
viser le photographe averti, sont riches en fonctions et Canon n'a
pas été pingre sur les petits détails qui font la différence. Le
zoom est un 35-105, un très bon choix de focales. L'exposition
automatique ou programmée, doublée par un mode manuel (dont
l'utilité vue la cible nous échappe). Comme sur les autres modèles,
une commande d'assistance à la photo panoramique est prévue, ainsi
qu'un mode vidéo (sans le son sur le PS30). Rare dans cette
catégorie d'appareil, l'autofocus repose sur trois collimateurs,
pour détecter les sujets excentrés, dont le choix est débrayable. La
sensibilité commence à 50 Iso pour finir à 400 et un mode rafale est
proposé, à 2 im/s pour respectivement 10 images avec le A30 et 7
avec le A40.
Le A40 est livré
avec un chargeur et ses batteries NiMH. Des compléments optiques
grand angle et télé (0,7x et 2,4x) sont disponibles. Ces photoscopes
sont attendus en mars pour respectivement 399 et 499 EUR.
En entrées de
gamme, le PowerShot A100 est l'appareil au prix budget pour ceux qui
veulent découvrir la photo numérique : 269 EUR (sortie en mai). La
focale est fixe (39 mm) et les dimensions réduites : 110 x 58 x 36,6
mm. Le PowerShot, mégapixel, offre quand même un autofocus 3 points,
le même mode rafale que le A30 et une prise de vue rapprochée à 5
cm.
http://www.canon.fr/
© Objectif
Numérique 26/02/2002

4 millions de pixels signés
Leica
Depuis quelques
temps, Leica fournit à Panasonic des objectifs pour caméscopes et
travaille avec elle à la mise au point d'un photoscope. Ce dernier
est là, le Digilux 1. Alors que son clone japonais, le DMC-LC5
arbore un aspect adouci, le Leica joue la carte d'une esthétique
rugueuse, carrée et solide (coque en magnésium). Au coeur bat un
capteur CCD de 4 millions de pixels (2 240 x 1 680) et un processeur
de traitement que Leica estime suffisamment rapide pour affirmer
qu'il s'agit d'un "appareil photo numérique de reportage". On ne
demande qu'à la croire, mais les prétentions de NIkon pour son
CoolPix 5000, soit disant aussi rapide qu'un reflex (j'en rigole...
ou en pleure encore !) rendent méfiant. Un mode vidéo permet
d'enregistrer jusqu'à 6 minutes d'images animées, avec le son, sur
une carte de 64 Mo. Cette dernière est de type SD/MMC, que Panasonic
promeut avec constance et enthousiasme.
L'optique,
signée Leica, est lumineuse (F2 à F2,5), et couvre les focales de 33
à 100 mm. Tous les automatismes sont là, y compris des correcteurs
d'exposition et de flash au 1/4 d'IL. A l'arrière, surprise ! Un
écran LCD de 2,5 pouces arbore plus de 200 000 pixels. Une visière
amovible le protège des rayons perturbateurs du soleil et favorise
un examen de la netteté, pour ajuster la mise au point à l'aide
d'une bague concentrique au zoom, qui lui, reste piloté
électriquement. Ce réglage de la distance est par défaut
automatique. Une puissante batterie Lithium-Ion assure
l'alimentation. Le Digilux est attendu pour moins de 1 300 EUR, avec
une carte de 64 Mo, Photoshop Elements, ACD See 3.1 et un
chargeur/bloc secteur.
www.leica-camera.com/digitalekameras/digilux1/index_e.html
© Objectif
Numérique 26/02/2002

Kodak vire au 4
Mpxl
Avec le DX4900,
Kodak continue dans la voie Easy Share. Un concept de photoscope que
l'on pose sur une embase reliée au PC et qui active automatiquement
le logiciel de téléchargement des photos. D'un point de vue purement
photographique, le DX4900 se distingue par la présence d'un capteur
signé Kodak, qui procure des photos au format 3/2 en 2 448 par 1 632
pixels, plus en adéquation avec les papiers pour imprimantes que le
format 4/3 du capteur Sony. Tout automatique, il dispose aussi d'un
mode manuel et d'un minimum d'interventions pour choisir une balance
des blancs préréglées ou le niveau d'accentuation de la netteté
locale. Le choix de la sensibilité est automatique, entre 100 et 400
Iso.
Le zoom est un
2x (35-70 mm), mais le néophyte distrait se laissera avoir par la
mention tendancieuse de Kodak qui, multipliant zoom optique et
numérique, entretien la confusion dans sa fiche commerciale, en
mentionnant que l'appareil dispose d'une plage de focales comprises
entre 35 et 210 mm. Gonflés les gars du marketing ! Qui pourtant
font preuve d'un bon esprit en proposant le DX4900 à la vente sans
station d'accueil, pas indispensable du tout ou qui ferait double
emploi pour les clients ayant déjà acquis un modèle de la même
gamme, avec la station.
www.kodak.com/global/fr/digital/easyShare/dx4900/dx4900.jhtml?LC=fr&CC=FR
© Objectif
Numérique 26/02/2002

Deux minis photoscopes chez
Kyocera
Ces deux
photoscopes sont les concurrents directs des Optio 330 et 430 de
Pentax. Taille de guêpe (91 x 57 x 31,5 mm), poids plume (175 g,
sans l'accus), zoom 3x (35-105 mm), ils sont respectivement munis
d'un capteur de 3 et 4 Mpxl. Outre le mode automatique simple, ils
disposent d'un mode priorité diaphragme limité aux deux ouvertures
du zoom : 2,8 et 9,6 en position grand-angulaire. A l'arrière, un
écran LCD de 1,5 pouces pour 110 000 pixels vient compléter le
viseur optique. L'obturateur monte au 1/2000e et la sensibilité est
ajustable sur 100, 200 et 400 Iso. La sauvegarde des photos est
réalisée sur carte SD/MMC.
Au Japon, le S3x est proposé en
finition argent ou lavande, tandis que le S4x n'existe qu'en noir.
Actuellement, le désormais ancien S3 (avec un zoom 38-76) est vendu
en fin de série pour 600 EUR.
© Objectif
Numérique 22/02/2002

Un Nikon à objectif
pivotant
Formes modernes
et arrondies, design bicolore... les stylistes de Nikon ont bien
bossé. Les concepteurs aussi, qui ont intégré un module
objectif/flash pivotant. Sans pour autant avoir la subtilité de
placer une petite fenêtre sur l'appareil pour autoriser la prise de
vue l'appareil étant tenu à plat. Une position favorisant les prises
de vue discrètes. Le capteur fournit ses deus millions de pixels,
qui sont stockés sur une Compact Flash. Un pare-soleil optionnel se
fixe sur le viseur LCD, souvent illisible quand le ciel est dégagé
et le soleil au zénith. L'objectif est un zoom 37-111. Comme pour
le CoolPix 775, le 2500 propose des modes Scènes (une douzaine comme
Portrait, Coucher de soleil, Gros plan, Contre-jour, etc.). On
retrouve aussi la fonction Quick pour examiner les photos prises,
dans une petite fenêtre incrustée dans l'écran de visée. A signaler
un autofocus sur 5 zones et le mode BSS qui au sein d'une rafale
conserve, après analyse de la netteté, la meilleure
photo.
http://www.nikon.fr/
© Objectif
Numérique 22/02/2002

Un nouveau reflex
Nikon
Il s'appelle
D100 et Nikon annonce "un rapport qualité/prix exceptionnel" sans
pour autant indiquer son prix. Comme il abrite un capteur 6 Mpxl au
sein du boîtier F-80, numérisé pour l'occasion, on imagine mal qu'il
sera vendu nu pour moins de 4 500 EUR. Il va d'ailleurs se trouver
en concurrence directe avec le FinePix S2 de Fujifilm. Capteur
Philips contre SuperCCD de Fujifilm, le match est lancé. Je rappelle
que le F80 dispose d'une mesure matricielle sur 10 zones et d'un
autofocus sur 5 collimateurs en croix, choisis automatiquement par
le boîtier ou manuellement. L'obturateur montre au 1/4000 et le mode
D-TTL pour doser le ratio lumière ambiante/éclair du flash (intégré
ou externe). Les images, en 3 008 par 2 000 pixels, seront sublimées
par Nikon Capture 3 (toujours optionnel... grrrrr!) pour peu
qu'elles aient été enregistrées au format Raw.
A l'arrière,
l'écran LCD de 1,8 pouces/113 000 pixels, n'est pas orientable
malgré l'intérêt indéniable de cette possibilité. Nikon, qui ne
mentionne pas la cadence maximale de prise de vue, indique, dans un
autre registre, que le coefficient multiplicateur de focale vaut
1,5. Question interface, Nikon se moque du monde avec un port USB
1.1, alors que Fujifilm l'a doublé par un port IEEE 1394.
Nikon
commercialise une poignée multifonction à titre d'accessoire, qui
apporte l'enregistrement d'un commentaire vocal par photo. Ainsi
qu'un nouveau Flash SB-80DX qui fonctionne en D-TTL et dispose d'un
diffuseur pour focale ultra grand-angulaire, jusqu'au 14
mm.
http://www.nikon.fr/
© Objectif
Numérique 22/02/2002

Gravure en directe sur les
nouveaux Mavica
L'enregistrement
direct des photos sur CD-R/RW a sa place, puisque la plupart des PC
incorporent un lecteur de CD depuis quelques années. Ce support
universel qui remplace la disquette petit à petit n'implique donc
l'installation d'aucun pilote pour récupérer immédiatement les
photos prises avec les MVC-CD250 et MVR-CD450, annoncés pour
respectivement 600 et 900 $ au salon PMA de Las Vegas.
Avec ces deux
modèles, Sony met l'accent sur la qualité technique des photos... au
photographe de faire le reste. La mise au point porte sur trois
zones avec le MVC-CD250, tandis que le MVC-CD400 en dispose de cinq,
qu'il est de surcroît possible de choisir manuellement. L'exposition
est de type multizone (49) et en cas d'exposition au flash, un
pré-éclair assure un calcul plus précis de l'exposition. Le premier
modèle comporte un capteur 1600 x 1200 et un zoom 3x (41-123 mm),
tandis que l'autre photographie en 4 millions de pixels et que sa
mise au point est assistée par la fonction Hologram AF (un rayon
laser permet à l'autofocus de travailler avec précision quand le
contraste du sujet est faible). Le zoom est également un 3x avec une
plage de focales différentes (34-102 mm) et la signature Carl Zeiss.
Les deux modèles enregistrent des séquences Mpeg et présente un mode
rafale de trois clichés. Les deux appareils sont livrés avec six
CD-R et un CD-RW.
http://news.sel.sony.com/pressrelease/2031
(anglais)
© Objectif
Numérique 22/02/2002

Nouveau capteur et reflex
numérique chez Sigma
Il y a longtemps
que l'on attendait une étape marquante en termes de capteurs,
jusqu'à ce que Foveon propose un capteur Cmos qui enregistre
réellement les trois couleurs primaires par pixel. Avec un capteur
courant, chaque pixel de l'image finale est associé à une photodiode
(ou photosite), coiffée d'un filtre rouge, vert ou bleu (ou Cyan,
Magenta et jaune). En conséquence, le circuit de traitement d'images
récupère les deux couleurs manquantes à l'issue d'un algorithme
complexe qui tient compte des pixels adjacents.
Avec le S3 de
Foveon, trois couches sont traversées par les rayons lumineux,
chacune d'entre elles analysant le rouge, le vert et le bleu de
chaque pixel. Un capteur 3 Mpxl, comme c'est le cas ici, capture
donc 10 287 648 informations pour une image de 3 045 x 1 056, alors
qu'un capteur classique en aurait récupéré seulement 3 429
216.
Ce nouveau capteur va être incorporé dans un reflex de
l'opticien japonais Sigma, qui fabrique des objectifs (plutôt bons)
pour les reflex Canon, Minolta, Nikon ou Pentax. Il utilise un
reflex de sa gamme (SA-9) comme base photographique Celui-ci
n'enregistre qu'au format Raw, qu'il est possible de développer
virtuellement en Jpeg ou Tiff à l'aide du programme Sigma Photo Pro.
Les photos, au format 3/2, occupent 2 268 x 1 512 pixels
Le boîtier SD-9
est prometteur, il dispose d'un moniteur LCD (1,8 pouces et 130 000
pixels) et un viseur qui permet de voir ce qui se passe à la
périphérie de la zone effectivement photographiée. Il accepte les
optiques Sigma (coefficient multiplicateur de focale de 1,7x) via
une baïonnette munie d'un système empêchant la poussière de se
déposer sur le capteur lors des changements d'optiques. Le transfert
des photos passe par une double interface, IEEE 1394 et USB 1.1.
Double comme l'alimentation, confier à une paire de CR123A pour la
section photographique et quatre accus AA pour la partie numérique
(ou deux CR-V3 au Lithium). Comme sur les modèles ambitieux, un grip
optionnel apporte un déclencheur vertical et reçoit huit accus
AA.
Les réglages sont classiques : priorité vitesse ou
diaphragme, modes programme et manuel, vitesses comprises entre 30 s
et 1/6000, sensibilité variable (100, 200 et 400 Iso), bracketing (3
im à +/-0,5 IL - un peu simpliste par rapport aux concurrents),
correcteur d'exposition. Le boîtier sera présenté au Mondial de
l'Image et du Son (Paris Expo, 14-22 mars).
Le brevet
Foveon http://patft.uspto.gov/netacgi/nph-Parser?Sect1=PTO2&Sect2=HITOFF&p=1&u=/netahtml/search-bool.html&r=16&f=G&l=50&co1=AND&d=ft00&s1=foveon&OS=foveon&RS=foveon Le
site de Foveon http://www.foveon.net/X3_tech.html Le site de
Sigma (pas d'infos en ligne au 20/02)) http://www.sigma-photo.fr/
© Objectif
Numérique 19/02/2002

Le superCCD III chez
Fujifilm
Le lancement du
superCCD par Fujifilm en 1 999 a été plutôt confus, d'un point de
vue technologique s'entend. Le constructeur japonais s'est enferré
dans un discours imprécis, voulant cacher la définition réelle des
capteurs, mettant en avant des avantages indéniables, comme une
sensibilité plus grande, une organisation en nid d'abeille des
photosites de forme octogonale et la capacité d'analyser des images
au rythme de la vidéo. Aujourd'hui, la politique de Fujifilm s'est
clarifiée et la nouvelle génération de capteurs s'accompagne de la
publication de spécifications techniques claires, même si la fée
marketing n'a pu s'empêcher de jeter quelques pincées de poudre de
perlimpinpin.
Pour la
définition, les nouveaux capteurs sortent en deux versions : 3,3 et
6,49 millions de pixels, pour des tailles de 1/1,7 pouces pour le
premier et de 23 x 15,5 mm pour l'autre (la taille d'une photo APS).
La sensibilité a été accrue grâce à une technologie de réduction de
bruit, ce qui permet à Fujifilm d'annoncer des sensibilités de 800
et 1 600 Iso. Mais pas à pleine résolution sur le capteur 3,1 Mpxl,
puisque ces valeurs ne sont proposées qu'en 1 280 x 960.
L'explication est simple : le circuit de traitement d'image récupère
les données de quatre photosites adjacents, verticalement et
horizontalement, pour obtenir un signal plus propre. On est
impatient de juger de l'efficacité du système. Enfin, le capteur est
capable de filmer en 640 x 480 à 30 im/s... ce que l'on trouve
depuis deux ans déjà chez Sanyo.
Le premier
capteur est employé sur deux appareils que l'on peut positionner
comme les successeurs des FinePix 6800 et 6900. L'esthétique est
encore plus ravageuse et il faut vraiment louer les designers de
Fujifilm... tout comme les concepteurs qui ont rectifié le tir sur
des lacunes mineures de l'ancienne génération. On ne s'en plaindra
pas...
Le FinePix F601
Zoom, équipé du nouveau capteur 3,3 millions photographie en 2 048 x
1 536 mais aussi en 2 832 x 2 128 grâce à une technique
d'interpolation. Il corrige nombre de points que l'on pouvait
reprocher à son prédécesseur. Le zoom, toujours d'amplitude 3x,
couvre désormais les focales de 36 à 108 mm, ce qui est relativement
plus universel que le 38-114 du 6800. A l'arrière, un écran LCD de
1,5 pouces vient compléter le viseur optique. Des modes priorités
vitesse et diaphragme (enfin !) secondent le mode tout automatique
et les programmes résultats (sport, portrait, paysage, nuit).
L'enregistrement des séquences vidéos, à 15 im/s, est réalisé en VGA
ou en QVGA. Fujifilm a complété l'enregistrement d'un mémo de 30
secondes maxi par photo par une véritable fonction bloc-notes vocal
(33 minutes sur une carte de 16 Mo). Une station d'accueil
optionnelle, facilite les connexions vers l'ordinateur, le
téléviseur et le secteur (pour recharger la batterie Lithium-Ion
interne). Son achat sera obligatoire pour ceux qui souhaitent sortir
leurs images sur un téléviseur, car le F601Z est démuni d'une sortie
vidéo standard. La sensibilité commence à 160 Iso (dommage d'avoir
omis une position 80 Iso), pour se terminer à 1 600 Iso avec la
restriction mentionnée plus haut. Le prix américain a été fixé à 599
$.
Le 6900Z devient
le S602Z, avec un habillage bicolore et des formes tout en douceur.
S'il conserve le zoom 35-210 de son prédécesseur, il dispose de deux
emplacements pour carte mémoire : un d'obédience Smartmedia, l'autre
de nature Compact Flash de Type II. Autres motifs de satisfaction :
la présence d'un micro, d'un sabot pour flash externe et une gamme
d'ouverture allant de 2,8 à 11, de quoi jouer avec commodité des
priorités vitesse et diaphragme. L'histogramme est affiché à la
consultation. L'alimentation repose sur des accus AA, une solution
sans histoire et surtout des plus souples qui soit. La visée, quand
l'écran externe n'est pas utilisé, passe par un viseur électronique
de 180 000 pixels, soit 70 000 de plus que sur le 6900Z. A voir pour
vaincre le scepticisme ambiant et justifié par rapport à ce type de
viseur (qui, il faut le reconnaître, est en progrès par rapport aux
premières générations). A l'intérieur, un puissant processeur est
capable non seulement de gérer l'enregistrement de vidéos en VGA à
30 im/s, mais aussi un mode rafale de cinq images en une seconde.
Mieux, l'appareil mémorise des images à cette cadence en continu
tant que le déclencheur n'est pas relâché, ne conservant au final
que les cinq derniers clichés.
Le capteur de 6
millions de pixels est employé sur le S2 Pro. Reflex aux ambitions
professionnelles, il propose aussi un mode interpolé pour des images
en 12 millions de pixels (4 256 x 2 848), avec des modes 3 024 x 2
016, 2 304 x 1 536 et 1 440 x 960. Le format Raw (avec une
profondeur de 12 bits) vient compléter les sauvegardes en Jpeg et en
Tiff, sur Smartmedia ou Compact Flash de type II. Si la vidéo est
absente, un micro permet d'attacher un commentaire d'une trentaine
de seconde à chaque vue. La taille du capteur, par rapport à celle
d'une photo 24 x 36, induit un facteur multiplicateur de 1,5. Un
zoom 28-80 devenant alors un 42-120 mm.
Le S2 Pro est
muni d'une double interface (USB 1.1 et IEEE 1394). Bâti sur un
boîtier Nikon F80, il en accepte les optiques. Les Nikkor AF Type D
sont utilisables sans restrictions, les optiques autres que le Type
D ne bénéficiant pas de la mesure d'exposition 3D Matrix. Enfin, les
optiques IX Nikkor sont inutilisables. La vitesse s'étend de 30
secondes au 1/4 000e, pour une cadence de prise de vue maximale de 2
im/s pour 7 photos. La gamme des sensibilités proposées est grande :
100, 160, 200, 400, 800 et 1 600 Iso, sans restrictions sur la
définition comme pour le capteur 3,1 Mpxl. Tous les automatismes
sont là, avec, pour la mesure de la balance de blancs la faculté de
mémoriser deux réglages manuels. L'alimentation repose sur une paire
de pile CR123, comme le boîtier d'origine, que complète quatre accus
NiMH.
© Objectif
Numérique 30/02/2002

Renouvellement de caméscopes
chez Canon
Après
les séries MV300 et MV400, Canon lance tout naturellement la série
M500 composée de quatre caméscopes. Sans chercher la miniaturisation
à outrance, ces modèles sont peu encombrants. Ils pèseront aussi peu
dans une sacoche que sur vos finances, car leurs prix sont assez
doux, compris entre 900 et 1 300 EUR. En entrée de gamme, les
MV500 (900 EUR) et 500i (1 000 EUR) ne diffèrent que par
l’activation de l’entrée DVin et un kit de montage dédié Windows
(carte IEEE 1394 à 3 ports et logiciel). Comme les autres modèles,
ils disposent d’une griffe porte-accessoire et d’un stabilisateur
numérique. Le zoom est d’une grande amplitude, 18x optique, mais
comme toujours, insuffisant pour filmer sans recul, la focale basse
n’étant que de 48 mm. L’achat d’un complément grand-angulaire sera
judicieux. L’écran couleur 2,5 pouces (112 000 pixels) vient
compléter le viseur électronique, lui aussi en couleurs, pour 113
000 pixels. Le MV500i présente un rapport qualité/prix affolant,
sans trop de fonctions gadgets. Mais pour filmer avec eux, il faudra
patienter jusqu’en avril.
Le MV 530i (1 00
EUR, avril 2002), comporte, lui-aussi, l’entrée DVin et le kit de
montage. Il photographie en 568 x 576 pixels sur une carte mémoire
(SD ou MMC) et propose une sortie USB, pour un transfert sans souci
des photos vers tout ordinateur récent. Je passe très vite sur le
zoom numérique (20x), plus utile au vendeur pour convaincre un
client qu'au vidéaste pour filmer. Le MV550i, disponible en mars
pour 1 300 EUR), reprend les spécifications du MV530i avec un zoom
encore plus puissant 22x (48-1 056) et un stabilisateur numérique,
dont l’efficacité a été améliorée par rapport à la série MV400. A
ces focales, c’est indispensable... tout comme l’usage d’un pied. Le
zoom numérique est lui aussi délirant (4x et 20x). On retiendra
plutôt le convertisseur analogique/numérique, également présent sur
le MV 530i, qui permet de sortir sur la sortie DV, une source reliée
à l’entrée “Analogique in”.
http://www.canon.fr/
© Objectif
Numérique 18/02/2001

Les Picture Publisher nouveaux
sont arrivés
Micrografx, qui
historiquement fut le premier éditeur à proposer un logiciel de
dessin vectoriel sous Windows avec In-a-Vision, est récemment passé
sous la coupe de Corel Corporation. Ses deux logiciels phare
d'imagerie, Designer et Picture Publisher, respectivement consacrés
à l'image vectorielle et bitmap, sont maintenant en concurrence
directe avec CorelDraw et CorelPhotoPaint. Designer 9, vendu 710 EUR
ttc est un logiciel d'illustration vectorielle et technique
(fonctions de cotation, d'annotation, d'animation 2D et de
schématique, reconnaissance du format Autocad 2000) livré avec
Picture Publisher 9. Ce dernier logiciel est maintenant proposé en
version 10, sous deux formes, toutes deux à un prix que l'on peut
vraiment qualifier d'exceptionnel : 149 et 49 EUR ttc. La
première, Picture Publisher Professional, offre toute la panoplie
d'outils graphiques pour la retouche et la création pure, en vue
d'une exploitation imprimée ou sur le Web. La séparation
quadrichromique, la gestion des couleurs, le support des fichiers
RGB 48 bits ou CMYK 64 bits montrent le niveau du logiciel au
tenants des arts graphiques. Un menu Web donne accès aux commandes
dédiées à la production de pages HTML : fractionnement d'image,
création de rollovers, sauvegarde optimisée avec test visuel,
création d'album en HTML.
La seconde déclinaison de Picture
Publisher, sous-titrée Digital Camera Edition, fait l'impasse sur la
plupart des fonctions Web, sur l'automatisation par création de
macro-commandes et sur la quadrichromie. Elle reprend cependant
quelques nouveautés de la version Pro, comme l'Album Photo,
l'assistant de création de cadres ou d'effets de particules (flammes
et éclairs). On y trouve même des commandes de modification d'images
par lot (taille, luminosité et contraste, conversion). Sans parler
d'un nombre très important de filtres et d'effets paramétrables. Ces
deux logiciels sont-ils parfaits ? Oui si l'on se réfère aux
fonctions proposées, qui tant du point de vue retouche, photomontage
et création sont très nombreuses. Reste que leur péché mignon reste
l'accès aux fonctions, assez éclaté. Le recours aux assistants et
aux commandes automatisées fait que le regroupement thématique des
fonctions laisse à désirer. Quoi qu'il en soit, il est difficile de
faire la fine bouche face aux tarifs pratiqués.
Roman-photo
© Objectif
Numérique 30/01/2002

Le montage vidéo facile chez
MGI
MGI
annonce la sortie de MGI Cinematic, logiciel de montage vidéo
destiné au néophyte désireux d'obtenir rapidement un résultat.
Présenté comme ludique et extrêmement simple d'utilisation, ce
logiciel permettra ainsi au réalisateur en herbe de voir son film
être monté tout seul devant ses yeux ! Il aura juste au préalable
sélectionner
quelques critères, modèle (film d'action, clip vidéo...) ou autre
fond sonore avant de voir séquences, sons et effets spéciaux
s'ordonner miraculeusement. Evidemment d'autres outils sont à sa
disposition pour contrôler un peu plus transitions, effets spéciaux,
piste son et création de titres !
MGI Cinematic
sera disponible fin janvier au prix de 84 EUR en version française.
http://www.mgieurope.com/products/productdetail.asp?ProductID=39
(français)
© Objectif
Numérique 11/01/2002

L'esprit de
collection appliqué aux
appareils photographiques par Samuel Duchay (http://duchay.photo.free.fr/)
On
pourrait croire qu'un appareil photo est fait pour prendre des
photos, de même qu'une voiture est conçue pour se rendre plus vite
d'un lieu à un autre. Que nenni ! Voilà bien longtemps que
les objets usuels ont dérivé vers la fonction de "supports à
fantasmes", en perdant peu à peu leur destination initiale. Ainsi
voyons-nous apparaître sur le marché des recyclages de vieux
coucous, des modèles réduits d'appareils mythiques, des gainages de
boîtiers en cuir ou en lézard ; certaines marques ne survivant que
grâce à la fabrication en série limitée d'appareils de collection,
condamnés à rester derrière une vitrine. Quoi de plus tristement
drôle pour le photographe que ce brave collectionneur, qui lui
montre un Strumpfel & Grass des années trente :
"Regardez ! Il fonctionne encore parfaitement !" (Et de
déclencher au hasard en visant le mur du fond.) Ou encore un
Leica M6 flambant neuf et qui ne servira jamais, car :
"Les traces de doigts contiennent de l'acide qui attaque le
brillant de la peinture…" Entre l'appareil jetable et le bijou
intouchable, on trouve autant de modèles que de types de
photographes ; mais chez le collectionneur, la boîte à images se
transforme en "boîte magique".
Passage à l'abstraction L'outil n'a pas seulement
une valeur d'usage, mais un potentiel infini. Tout se passe comme si
l'appareil photo contenait en substance l'infinité des photographies
qu'il promet de réaliser virtuellement. Ses possibilités débordent
son rayon d'action, et à pouvoir tout on ne fait plus rien. Ce
désaveu du réel au profit du possible est une maladie bien connue ;
le monde est remplacé par l'antimonde, celui d'avant : avant
la naissance, avant l'action, avant la création. C'est le schéma
typique du tempérament régressif. On trouve ainsi chez le
collectionneur une tendance artistique coincée au stade de la
conception. Au lieu de projeter en vue de réaliser, tous ses moyens
sont mis au service de la paralysie : plus il accumule les
appareils photo, moins il photographie. Chaque nouvelle
acquisition est un retour à la case "départ". En lui le rêveur ne
passe jamais à l'action, le créateur en puissance demeure
concrètement impuissant. L'appareil photo a été inventé pour
matérialiser un désir initial (fixer des images), auquel n'est pas
donné un accomplissement réel, mais une satisfaction intermédiaire
(posséder l'appareil). En définitive, il n'y a pas réalisation mais
dérivation du désir.
Une création dévoyée Le collectionneur a trouvé
dans le fétichisme une compensation et un refuge contre l'angoisse.
Fétichisme au sens où l'appareil est investi d'un pouvoir et d'une
beauté propres qui le dépassent et en font un objet de fascination.
Compensation parce qu'il faut bien avouer qu'il est moins difficile
d'acquérir un bel appareil que de réaliser une bonne photographie.
Angoisse qui caractérise toute forme de création (apporter au monde
un objet nouveau), ici dévoyée sous forme de collection (accumuler
des objets préexistants). Pour que l'illusion soit parfaite entre
création et collection, il est indispensable que chaque appareil
standard prenne un caractère individuel et que l'ensemble des
appareils s'apparente à une œuvre unique. La recherche
obsessionnelle du matériel, que l'on peut admettre chez le
photographe pratiquant, devient alors une fin en soi. Et l'outil qui
devrait tremper dans l'expérience reste à l'abri dans une seconde
virginité : servirait-il qu'on risquerait de l'abîmer au point de le
rendre inutilisable. Il faut donc idéalement qu'il demeure à la fois
en état de marche et hors service ; un peu comme ces pelouses
interdites, offertes à la vue mais non au coucher. Le collectionneur
se maintient à égale distance de la vie et de la mort ; il se
préserve de la mort et se réserve pour une autre vie. N'est-il pas
lui-même protégé du monde derrière sa vitrine ?
La
technique contre l'art Mais trêve de sarcasmes ! Le
collectionneur passe généralement pour un "doux dingue", et ne fait
de tort qu'à lui-même en visant le moindre mal et non le souverain
bien. C'est après tout grâce à lui que l'on peut écrire tout un pan
de l'Histoire de la Photographie, pour en arriver aujourd'hui à un
niveau supérieur dans l'idolâtrie envers l'outil… Sans aller jusqu'à
dire que "plus l'outil est mauvais, plus l'ouvrier doit être bon",
le perfectionnement du matériel entraîne à un certain degré la
disparition d'un savoir-faire artisanal. Il est tout de même
étonnant que les appareils ne soient pas conçus voire fabriqués en
collaboration avec ceux qui s'en servent pour de bon. Car si la
machine "fait tous les réglages automatiquement", comme le
prétend la publicité, il n'y a plus ni échec ni réussite possible ;
l'emprise du système relègue le bonhomme au statut de presse-bouton.
L'art peut exister dans la mesure où la technique augmente les
possibilités humaines sans les remplacer complètement. Faire des
photographies c'est se livrer à l'incertitude, à l'espoir, aux
accidents heureux ou malheureux ; bref, à la vie et toutes ses
impuretés intellectuelles. De son propre point de vue le photographe
est toujours mauvais, puisqu'il fait davantage de mauvaises photos
que de bonnes. Et son angoisse à lui est de se sentir tout nu sans
son appareil !
La
place du photographe Toutes ces considérations n'ont
d'intérêt que pour définir le photographe par une forme d'esprit
pratique. Se définir, c'est chercher ce qu'on est et ce qu'on n'est
pas ; c'est aussi choisir une position stratégique. Le photographe
est un rêveur, mais pas au point de se complaire dans la rêverie
sans passer à l'action. Il croit aux miracles, mais se tient à
l'écart de tous les marchands d'infini. Il aime son appareil sans
l'adorer, comme un bijou familier qu'il garde à portée de main sous
sa veste, et ne le sort que pour s'en servir. Pour continuer dans la
symbolique sexuelle, la photographie fait partie des plaisirs
solitaires, tandis que la "collectionnite" serait plutôt une
perversion infantile. Le photographe est un adolescent attardé au
stade de la parade amoureuse, et le collectionneur un photographe
retourné à l'état embryonnaire. Aucun des deux ne saurait parvenir à
l'âge adulte. Photographier est en effet un moyen de ne pas pénétrer
tout à fait dans l'existence ; de tourner autour du motif en restant
derrière son viseur, dans la zone de mise au point qui s'arrête
environ à 45 cm du sujet. En deçà commence le domaine du toucher ;
du baiser ou de la morsure. En se limitant au contact visuel, la
photographie toute entière est aussi bien une invitation qu'une
interdiction plantée sur les choses ; et comme dit la pancarte :
on touche avec les yeux.
©
Objectif Numérique 12/03/2002

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