Internet Actu 162, jeudi 21 novembre 2002

Sommaire
Editorial
A la Une

Le Pentagone terrorise Internet

Technologies
Microsoft fait du neuf, sans le vieux
Microsoft et NS sous les SPOTs
AMD recentre le débat
Sun alimente sa stratégie N1
L'open source est un mobile pour les services Web
Intel passe un nouveau cap
IBM éclaire d'un jour nouveau les super-ordinateurs
IBM aime décidément les super-ordinateurs
United Linux : sortie officielle
Le PDA selon Sharp et IBM
Bind connaît quelques problèmes
Apache croque mieux la Pomme
Wozniak serait de passage à la Macworld Expo
Télécoms & Réseaux
Le Wifi s'agrandit en Allemagne
La FCC vient au secours du sans-fil
Nokia inaugure Edge aux Etats-Unis
KDDI fait son beurre sur les MMS
L'Ecosse teste Internet par le réseau électrique
INTERMAIL : "Le satellite seul n'est pas idéal"
Economie
Grandes manoeuvres dans la distribution d'oeuvres numériques
Microsoft joue, perd mais gagne
Le W3C pour des standards "royalty-free"
Le jeu vidéo gouvernementalement sauvé des eaux ?
Radio en ligne, la saignée se fera en douceur
Sony et Philips s'achètent un billet pour la course aux DRM
Gnu/Linux : un pas en avant, un pas en arrière...
Worldcom devrait redresser la barre
Napster à terre mais pas KO
AMD licencie brusquement
Hynix perd 513 millions de $US au premier trimestre
Le Père Noël en short
Société
Entre forum et lobby, le coeur du gouvernement balance
Le Conseil de l'Europe s'engage contre le racisme sur le réseau
Le nombre d'internautes est en hausse de 30%
UKOnline 2005, en perte de vitesse
Sensibilisation des jeunes britanniques à la vie publique
Une librairie numérique multilingue pour les enfants
La Cnil dénonce le spam

 

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De l'assuétude à la mauvaise humeur

par Pierre Fontaine

La vie en rose. Sous Prozac, sourire béat aux lèvres, les yeux légèrement trop pétillants, dans le vide, le monde défile sous les yeux de l'éditorialiste ébahi, gaga, flasque, tagada, mou, hypo-attentif, hyper-cataleptique, amorphe, bref heureux.

Il sourit à la vie et elle le lui rend bien. Finie la mauvaise humeur, finis les réveils nocturnes avec la peur au ventre, le monde l'aime, et lui de même, l'aime, amène, en retour.

Un espace convivial, siège en cuir et accoudoir individuel, la vie lui offre de belles images qu'il aimerait garder par-devers lui pour des siècles et des siècles.

Et pour cela, heureusement, l'inexpugnable, l'inénarrable, l'omniprésent et l'ubique Microsoft est là, Dieu palliatif moderne, pour satisfaire nos besoins et, mieux, pour y penser avant nous.

Le projet MyLifeBits, dirigé par Gordon Bell, s'apprête à détrôner la boîte à chaussures comme moyen de stockage de nos vies. Quel sera l'intérêt d'acheter des souliers dès lors ? Aucun. Nous irons donc pieds nus.

Au lieu de stocker les lettres d'amour de nos jeunesses déflorées et pourtant immarcescibles dans des boîtes à brodequins, juste à côté des photos ratées de nos rires fugaces et menacés d'Alzheimer, nous cliquerons sur nos vies figées comme on clique sur l'icône de la corbeille. Tout tiendra dans une base de données. Nos existences ne sentiront plus la douce poussière et le verbe d'antan, mais la puissance du souffle électronique et le plastique un peu chaud.

M. Bell, repreneur d'un concept inventé ou "précognisé" au milieu des années 40, nous montre l'exemple en stockant toute sa vie sur support numérique et base de données : ses photos, ses coups de téléphone, ses mails, ses rencontres : tout.
M. Bell annonce le sourire aux lèvres que pour cinq ans de vie, il nous en coûtera 300 EUR environ et un TeraOctet de disque dur.

Cinq ans transformés en 0 et en 1, condensés à coup d'algorithmes, sur la surface protégée d'un disque dur, que je ne pourrai même pas faire tomber maladroitement en le sortant du placard, celui à côté de la fenêtre. Cinq ans d'efforts, de joie, de pleurs, de vie inoubliable, gravés à tout jamais dans les bases de données d'un système informatique, où cinquante ans d'une vie bien remplies ne coûteront que 3.000 EUR.

Et les petites rides au coin des yeux, et les cheveux qui blanchissent, comme à l'aube d'un nouveau jour, et les marques légères au coin de la bouche qui s'affaissent ou s'élèvent, au besoin de l'humeur, et les mains, et notre façon de modifier nos souvenirs pour s'en souvenir en oubliant, que deviendra tout cela ?
Le papier sépia ou rongé par la lumière sera reconstitué. Nos souvenirs seront enfouis trop loin des vieux classiques à la reliure parfumée pour qu'on puisse jamais éprouver une once de nostalgie. Tant il est vrai que le passé a une odeur, dans la bouche, dans le nez, dans la vie.

La seule idée de penser que mes souvenirs pourraient être juxtaposés à ceux de quelqu'un qui ne sait pas pourquoi la mauvaise humeur est salvatrice me répugne. "J'enrage, j'en désespoir, j'en vieillesse ennemie."

Alors, je le plaide haut et fort, tant pis pour le Prozac et la vie en rose ; du fond de ma mauvaise humeur, de mon assuétude irréversible, je le prie : laissez-nous au moins l'impression que notre passé est à nous, là, à côté, et que grand-père n'a rien à voir avec Microsoft...

http://research.microsoft.com/...

http://www.theatlantic.com/...

P. F. © Internet Actu 21/11/2002


A nos lecteurs

Les utilisations insoupçonnées du mobile...

Composer une symphonie, régler ses achats, voter en restant chez soi, jouer sur un téléphone-console... Découvrez le futur du téléphone portable dans le dossier spécial de Netsurf : 10 thématiques sur l'utilisation des mobiles par les différents secteurs économiques, politiques et religieux pour communiquer, entreprendre, vendre...

http://www.netsurf.ch/mobilemedia.intro.html

A la Une
Le Pentagone terrorise Internet

Par Martin Jouanneau

L'Amérique a peur. Elle est attaquée dans les fondements même de son identité. Les racines les plus profondes de cette civilisation sont aujourd'hui menacées. L'ennemi n'est même pas aux portes de la Nation, il est à l'intérieur. La deuxième plus grande démocratie du monde est en passe de devenir un Etat totalitaire au sens premier du terme. En effet, au nom de la lutte contre le terrorisme, une série de mesures créent de nouveaux cybercrimes passibles de la prison à vie, centralisent l'ensemble des forces de répression et institutionnalisent la surveillance permanente et systématique de chaque habitant.

Celui par qui le scandale arrive s'appelle John Poindexter. Depuis le début de l'année, il dirige un "bureau de veille totale de l'agence chargée du projet de recherche avancée sur la défense". Ce sinistre individu, déjà impliqué dans "l'Irangate", a franchi un pas supplémentaire dans ce qu'un éditorialiste du "New York Times" a défini comme "un fantasme de superfouineur". Son "programme de veille totale" (Total Information Awareness, TAI) a pour but de constituer une immense base de données, alimentée par toutes les données informatiques qui concernent les Etats-Unis. De la reconnaissance faciale via les caméras de surveillance aux moindres transactions financières, en passant par les mails, la navigation sur Internet et le moindre texte tapé sur un clavier, le TAI doit tout pouvoir traiter, analyser, décrypter afin de démasquer les terroristes au berceau.

Ce nouvel échelon actuellement en préparation à Washington est évidemment dénoncé par de nombreuses organisations. Une trentaine d'entre elles ont signé une lettre ouverte à deux sénateurs pour les enjoindre de faire interdire cette initiative "anticonstitutionnelle". La tâche de ces associations est pharaonique tant la lutte contre le terrorisme semble aujourd'hui obnubiler l'administration Bush.
L'ACLU (American civil liberties union) propose à chacun d'envoyer un fax au Président, pour lui rappeler notamment ses promesses de campagne concernant la protection de la vie privée.
L'Epic (Electronic Privacy Information Center) affirme aujourd'hui avoir tenté des recours judiciaires pour obtenir des informations supplémentaires sur les agissements du bureau responsable du TAI.

Ce combat est d'autant plus légitime que la constitution d'une énorme base de données pour traquer les terroristes est inefficace. Il est d'autant plus difficile que tous les échelons de l'Etat semblent aujourd'hui vendue à la thèse paranoïaque, justifiant tous les abus. Le Sénat par exemple vient d'adopter à la quasi unanimité la constitution du Homeland Security Act.
Ce texte institutionnalise la création d'un département unique de sécurité intérieur, regroupant notamment les douanes, la police fédérale et les services secrets. Mais il contient également de nouvelles disposition de répression de la cybercriminalité. Ainsi, un internautes qui aura pénétré un système en mettant en danger la vie d'autrui pourra être condamné à une peine de prison à perpétuité. Quand on sait que les systèmes informatiques du Département américain du Transport, en charge de l'aviation civile, sont les moins bien notés en terme de sécurité des agences gouvernementales, on peut craindre d'aller se renseigner sur des horaires de vol. On ne sait jamais, on pourrait se faire accuser d'avoir tenté de détourner un Boeing.

Le Pentagone et le Sénat ne sont pas les seuls à remettre en cause les libertés premières. Dans la foulée, le FBI a également suscité les foudres des organisations de défense de la vie privée. Obligé d'avouer avoir perdu le contrôle de certaines listes de personnes suspectes de terrorisme, le FBI prouve le danger du maintien de ces listes. Certaines d'entre elles, non mises à jour, constitués de pseudo-suspects, sont disponibles sur le réseau et nuisent aux innocents qu'elle livre en pâture à la vindicte publique. C'est ainsi que des personnes se voient refusé un emploi ou plus simplement une place dans un avion. Leurs noms figurent sur des listes que le FBI ne contrôle plus.

Non seulement l'Amérique s'orwellise, mais en plus il semble que Big Brother n'ait plus toute sa tête.

La lettre ouverte d'une trentaine d'association de défense des libertés contre le TAI
http://www.epic.org/privacy/profiling/tia/tialetter11.18.02.html

Les 500 pages du Homeland Security Act
http://thomas.loc.gov/cgi-bin/bdquery/z?d107:H.R.5710:

La réaction de l4ACLU aux aveux du FBI
http://www.aclu.org/SafeandFree/SafeandFree.cfm?ID=11355&c=206

© Internet Actu 21/11/2002

A nos lecteurs

FTPress et l'INIST au deuxième salon icontenus
du mercredi 27 au vendredi 29 novembre 2002 au CNIT - Paris La Défense

Ce salon accompagne le développement et la structuration du marché des contenus en ligne. Présent sur ce marché en évolution rapide encore peu structuré, FTPress fera découvrir aux visiteurs la multiplicité de ses offres, répondant à la diversité des besoins et des usages, mettant en avant la diversité des supports et des formats de contenus numériques.

Parmi la vingtaine de conférences prévues,
François Vadrot, président de FTPress, animera : "Créer un journal électronique, une newsletter" mercredi 27 novembre à 17h30,
• Martin Jouanneau, rédacteur en chef d'Internet Actu, animera "Le risque juridique dans l'achat de contenus" mercredi 27 novembre à 10h00

Vous êtes invités à venir rencontrer nos équipes sur le stand INIST-FTPress pendant toute la durée du salon.

http://www.icontenus.com


Technologies
Microsoft fait du neuf, sans le vieux

Se débarrasser du vieux...

Craig Mundie, grand responsable en chef de la technologie chez Microsoft, déclarait que les utilisateurs réticents à adopter le nouvel OS de sa société nuisait à la sécurité du réseau et de l'informatique en général. De fait, c'est reconnaître sans le dire, que les produits précédents n'étaient pas aussi performants et sûrs qu'on voulait bien nous le laisser entendre. La politique de Trustworthy Computing et les révélations en cascade de failles de sécurité plus ou moins graves, en apportait déjà preuve.

Craig Mundie explique ces défaillances en indiquant que ces "systèmes ont été construits et mis en vente il y a longtemps", dans un monde où l'on vendait aux clients des produits pas réellement débogués. Tout a changé.

Pour mieux faire passer le neuf.

En introduction au Comdex d'automne qui se tient à Las Vegas, Bill Gates a renforcé l'idée que l'on avait de la nouvelle stratégie de Microsoft. L'informatique pour la société de Redmond, ce n'est plus "simplement être assis devant un PC". Le Tablet PC et le PC, avec un système d'exploitation conçu spécialement pour le multimédia (Windows Media Center PC), n'étaient que la partie immergée de l'iceberg. Les appareils mobiles de la taille d'une montre à celle d'un grand écran, voilà le nouveau terrain de jeu de Microsoft.

Nouveau est sans doute un terme un peu usurpé. Même si les produits sont effectivement neufs, si les logiciels ont été développés récemment, comme le fameux "OneNote", outil simplifiant la prise de notes, alliant souplesse informatique et facilité du bloc papier, avec des inventions matérielles du dernier cri, la stratégie sous-jacente n'est pas nouvelle.
Qu'on soit d'accord ou non avec l'ensemble de ce qu'est Microsoft, Bill Gates (et ses conseillers) sont des visionnaires. Ou, peut-être, ont-ils acquis suffisamment de puissance pour réaliser leurs visions et nous les faire adopter ?

Que ce soit le réveil intelligent, qui prend en compte aussi bien les fuseaux horaires que les informations sur la circulation, ou le Smart Displays (nom de code Mira), une sorte de croisement entre un Tablet PC et un ordinateur traditionnel ; tous ces éléments se regroupent autour d'un axe, une domotique omniprésente du salon au garage, du garage à la voiture, de la voiture au mobile, du mobile au travail. Tout serait connecté.

Il faut bien sûr ajouter à ces matériels, pour qu'ils fonctionnent, des logiciels spécifiques. C'est peut-être ici que l'on a le plus à s'inquiéter.

On ne parle pas de stabilité de l'ensemble, les choses se sont grandement améliorées dans les dernières versions des logiciels sortis de Redmond. Le problème se situe plus au niveau de la sécurité et de la liberté des individus. L'omniprésence de l'informatique peut effectivement faciliter nos vies, mais certaines mesures planifiées depuis quelque temps déjà, par Microsoft, laissent penser que les outils informatiques pourraient devenir nos meilleurs amis et nos pires craintes.

Et Bill Gates de conclure, "les gens vont être stupéfaits par l'innovation que l'informatique personnelle va apporter dans les années à venir". Espérons que "stupéfaits" ne se transformera pas en "ahuris".

http://www.microsoft.com/office/onenote/

http://www.microsoft.com/presspass/press/2002/nov02/11-17OneNotePR.asp

http://www.comdex.com/news/fall2002/...

P. F. © Internet Actu 21/11/2002

Microsoft et NS sous les SPOTs


Lors du Comdex, Microsoft et National Semiconductor (NS) ont annoncé avoir lié une "relation stratégique" pour développer une puce destinée à la Smart Personal Objects Technology (SPOT). La SPOT étant la dernière stratégie en date chez Microsoft pour personnaliser des informations reçues sur des outils personnels intelligents, ou SPO.

Ces SPO peuvent être des réveils, des montres, des stylos ou encore des porte-clés, capables de recevoir des informations via le Net. Il s'agira donc pour NS de mettre au point un chipset qui contienne à la fois un récepteur et un processeur.

Les deux associés travaillent depuis deux ans à ce projet. En effet, il a fallu mettre au point le système d'exploitation, les logiciels et le matériel. Selon Joe Montalbo, vice-président et directeur général chez National Semiconductor, "la puce est le "smart" (l'aspect intelligent) dans les produits SPOT", on se pose la question de la performance des logiciels.

Cette annonce entre en tout cas dans la série de décisions prises par Microsoft pour "ubiquiser" l'informatique et les services Web.

http://www.national.com/news/item/0,1735,817,00.html

http://www.microsoft.com/homepage/features/comdex2002.htm

http://www.microsoft.com/presspass/features/2002/nov02/11-17SPOT.asp

P. F. © Internet Actu 21/11/2002

AMD recentre le débat

AMD a beaucoup fait parler de lui avant et pendant le Comdex. Nous attendions que les grosses vagues de nouveautés soient arrivées pour faire le point.

Tout d'abord, AMD a annoncé le nouveau nom de son "ClawHammer", il s'appellera désormais sobrement Athlon 64, et rejoint ainsi l'Opteron, ancien SledgeHammer. La société américaine a profité des projecteurs braqués sur elle pour faire la démonstration de ses processeurs sous Windows et sous Gnu/Linux, en utilisant simultanément des programmes 32 ou 64 bits.

Une manière habile de faire taire les détracteurs de la technologie K8-Hammer qui a pris du retard. Il faut également ajouter à cela l'annonce de Red Hat qui a déclaré qu'elle développerait une version d'Apache en 64 bits pour les serveurs utilisant les processeurs Opteron. Notons que la base de données d'IBM, DB2, tournent déjà sous ses processeurs.

Pour ce qui est de la sortie, l'Opteron arrivera toujours au cours de la première moitié de 2003.

La technologie d'AMD fonctionne, elle est performante et appuyée par de grands noms, IBM, Red Hat, et d'autres, autant dire que les investisseurs et acheteurs peuvent être rassurés. Lors du Comdex, les dirigeants d'Advanced Micro Devices ont donc prouvé que l'avance technologique qu'on leur prêtait sur les processeurs 32/64 bits n'était pas une illusion.

Une position forte qui a permis à Hector Ruiz, PDG d'AMD de rappeler gentiment que l'on ne fait pas "de la technologie pour la technologie".

Lors de sa conférence, Hector Ruiz a demandé à ses confrères de se concentrer sur la mise au point de solutions répondant aux besoins des utilisateurs. Ce serait, pour simplifier, une sorte "d'extreme programming" au niveau matériel, un engagement à répondre, à chaque étape, aux besoins du monde.
Et pour mettre en valeur cette politique, le PDG d'AMD s'est entouré de partenaires importants, allant d'IBM à Nvidia en passant par les guitares Gibson et les supercalculateurs Cray. Ceux-ci ont fait leur petit discours sur les répercussions positives sur leurs revenus depuis qu'ils travaillaient en utilisant cette méthode d'AMD.

Cette diversité de ses zélateurs dévoile un nouveau pan de la stratégie d'AMD. La société d'Hector Ruiz veut se diversifier, sans nécessairement s'éloigner pour autant du marché des PC qui est actuellement au point mort. Il s'agirait de trouver de nouveaux débouchés pour les puces créées par la société de Sunnyvale.
La récente apparition de mémoire Flash de dernière génération au catalogue d'AMD irait dans cette direction, prouvant que cette nouvelle stratégie n'est pas le fruit d'un coup de tête dû aux restructurations.

En tout cas, à l'évidence, les acteurs de l'informatique traditionnelle cherchent de plus en plus à trouver une porte de sortie au marasme, la tendance actuelle étant à "l'électronisation" de tout l'environnement quotidien.

http://www.amd.com/us-en/Corporate/VirtualPressRoom/0,,51_104_543~62734,00.html

http://www.amd.com/us-en/Corporate/VirtualPressRoom/0,,51_104_543~62652,00.html

P. F. © Internet Actu 21/11/2002

Sun alimente sa stratégie N1

Ce n'était pas qu'un effet d'annonce, Sun fait tout pour que sa stratégie N1 prenne de l'ampleur.

Les deux dernières étapes en terme d'achat étaient la finalisation de l'acquisition de Pirus Networks, le 18 novembre, et l'annonce, le 15, de l'achat de Terraspring. Fondée par un ancien de chez Sun, cette jeune société est spécialisée dans le développement d'outils d'administration de datacenters. Cette nouvelle acquisition s'inscrit parfaitement dans la politique Sun N1, et permettra de tenir les délais fixés pour la virtualisation des réseaux internes au sein du projet N1.

Lors du Comdex de Las Vegas, Scott McNealy, PDG de Sun a déclaré que "l'informatique aujourd'hui est trop complexe, et la complexité apporte l'insécurité. La complexité est coûteuse. Il ne faut donc pas faire perdurer la complexité."

Pour résoudre ce problème aigu, Sun prévoit d'investir environ 10 milliards de $US dans la R&D, de nouvelles acquisitions et quelques autres activités au cours des cinq années à venir. Cette somme d'investissements devrait permettre à Sun d'atteindre "la troisième vague d'informatique réseau". Une nouvelle ère dans laquelle tout ce qui est doté "d'une vie numérique se connecte" entre eux et au Net. Les nouveaux produits deviendront de nouveaux points d'accès, "communiquant de manière fiable et sécurisée avec le réseau."

Scott McNealy a déclaré que "plus de 90% des infrastructures critiques des Etats-Unis sont contrôlés par le secteur privé. Il est temps de donner la même sécurité et la même fiabilité à nos bureaux, usines [...] que celle donnée d'ores et déjà aux forces armées."

La solution pour y arriver est bien sûr, tout le monde l'aura compris, la mise en place de N1, un système qui "améliorera grandement l'efficacité et la flexibilité" des plates-formes.

Il est donc temps de changer, selon Mac Nealy, parce que le "statu quo coûte trop cher aux entreprises".

A en croire cette déclaration et celle du PDG d'AMD, et même de tous les PDG qui ont participé au Comdex, le monde de l'informatique ne va pas tarder à valser... Une révolution permanente ?

http://www.sun.com/smi/Press/sunflash/2002-11/sunflash.20021118.1.html

http://www.sun.com/smi/Press/sunflash/2002-11/sunflash.20021118.12.html

http://www.sun.com/smi/Press/sunflash/2002-11/sunflash.20021115.1.html

P. F. © Internet Actu 21/11/2002

L'open source est un mobile pour les services Web

IBM vient de mettre à disposition une boîte à outils du développeur pour les services Web sans-fil. Ce nouveau produit utilise une implémentation open source d'un standard (reposant sur XML) pour les appareils de petite taille.

Le Web Services Tool Kit for Mobile Devices, présenté sur le site AlphaWorks d'IBM, utilise kSOAP et kXML pour les services Web fonctionnant avec Java et gSOAP, pour les services Web reposant sur le langage C.

kSoap est une sous-division de Simple Objet Access Protocol 1.2 et kXML offre un parseur XML compatible avec toutes les plates-formes Java, y compris Java 2 Micro Edition (J2ME). L'intégration de kSoap est là pour répondre partiellement à la faible quantité de mémoire dans les mobiles et les capacités limitées de l'environnement J2ME.

La machine virtuelle Java, pour ce type d'engin, est compatible avec le développement d'applications reposant sur les spécifications J2ME et le Websphere Studio Device Developer (WSDD), également intégré au sein du projet Eclipse.org, lancé par IBM.

GSoap comporte un ensemble de routines pour la gestion et la compréhension de messages Soap et également un compilateur qui "transforme" les données natives ou définies en C par l'utilisateur, en données Soap sémantiquement équivalentes.

Si tout n'est pas encore parfait au niveau de certaines fonctionnalités, qui s'avèrent nécessaires pour les unités portables dont la batterie et la mémoire sont limitées, on voit clairement que désormais le "portage" des services Web vers les plates-formes mobiles est un enjeu non-négligeable.

L'intérêt de ce nouveau venu est bien sûr d'être plus complet que le ".Net Compact Framework" de Microsoft, puisqu'il donne la possibilité de développer pour d'autres systèmes d'exploitation que Windows. Un point très important puisque le marché des OS mobiles n'est pas encore dominé par Microsoft.

Pour le moment, le projet n'en est qu'à ses premiers pas, et aucun lancement important n'est prévu.

http://www.alphaworks.ibm.com/tech/wstkmd

P. F. © Internet Actu 21/11/2002

Intel passe un nouveau cap

Comment faire autrement que d'en parler ?

Intel vient de franchir officiellement la barrière des 3GHz (3,06 GHz) pour ses processeurs de modèles Pentium 4.

Et puisqu'à Santa Clara on tient parole, ces nouveaux CPU bénéficient en sus de la technologie HyperThreading (HT). Pour passer le cap des trois milliards de cycles à la seconde, Intel est passé à 0,13 µ dans le processus de fabrication de ses puces.

L'HyperThreading devrait permettre aux amoureux du multi-tâches de travailler confortablement. Il sera ainsi possible, par exemple, de graver un CD tout en jouant, ce qui demande beaucoup de ressources systèmes.
En fait, l'HyperThreading augmente les performances de l'ordinateur quand un logiciel multi-tâche tourne ou quand on utilise un logiciel dans un environnement multi-tâche (à savoir Gnu/Linux depuis longtemps et Windows depuis XP).

Ainsi les logiciels conçus pour travailler avec des "threads" perçoivent le dernier des Pentium 4 comme deux processeurs. Le dernier-né d'Intel peut dès lors traiter deux "tâches" séparément en simultané.

La force du Pentium 4 à 3,06 GHz prend toute son ampleur face à des applications gourmandes en bande passante et en calcul, comme c'est le cas notamment du montage vidéo ou audio.
En offrant une augmentation de performances de l'ordre de 25% aux applications par rapport aux puces sans HT, le Pentium 4 dernier du nom marque clairement la stratégie qu'Intel a imposé à cette gamme de processeurs depuis son lancement. Un processeur tourné vers le multimédia, amateur dans un premier temps et professionnel maintenant.

L'HT devrait rapidement prendre place dans les processeurs mobiles. Pour l'instant, pour 1.000 unités achetées, il faudra compter 637 $US par processeur.

http://www.intel.com/pressroom/archive/releases/20021114comp.htm

P. F. © Internet Actu 21/11/2002

IBM éclaire d'un jour nouveau les super-ordinateurs

Le 15 novembre, IBM mettait le paquet en annonçant l'arrivée d'un serveur Unix (AIX 5.1) "ultra dense", destiné à répondre aux besoins des super-calculateurs.
Le nouvel eServer - p655 - regroupe jusqu'à 128 processeurs Power4 par "armoire" et est disponible en bloc de quatre ou huit processeurs.

Un rack eServer p 655 occupe (logiquement) moins de place que les six racks nécessaires pour faire tenir autant de processeurs Itanium 2 au sein d'un HP rx5670.
De plus, un eServer avec quatre processeurs Power4 à 1,3 GHz obtient des performances supérieures de 15% à son homologue de chez HP, selon IBM.

En utilisant le eServer Cluster 1600, il est possible de combiner le travail de toutes ces plates-formes, tout en pouvant définir des partitions logiques pour plus de flexibilité. Le logiciel de gestion de clusters d'IBM permet de tout gérer depuis une seule station de travail.

Ce descendant de Deep Blue devrait permettre à IBM de rester dans les premiers fabricants de super-ordinateurs, destinés aussi bien à l'analyse des marchés financiers qu'à l'étude météorologique.

http://www-916.ibm.com/press/prnews.nsf/...

P. F. © Internet Actu 21/11/2002

IBM aime décidément les super-ordinateurs

Le Department of Energry (DoE) américain a passé un contrat d'une valeur oscillant entre 216 et 267 millions de $US pour deux super-ordinateurs les plus rapides au monde. La puissance de calcul combinée devrait atteindre 467 TeraFlops (10 exposant 12), soit 467 billions d'opérations à la seconde. Une puissance qui équivaut aux puissances de calcul des 500 plus gros calculateurs actuellement en service.

Le premier système, ASCI Purple, atteindra les 100 TeraFlops. La base technique de ce monstre est un système de clusters de masse reposant sur 12.544 processeurs Power5, au sein de 196 eServer sous AIX 5L, unis aux solutions de stockages d'IBM. La bande passante de la mémoire s'élèvera à l'incroyable somme de 156.000 Go/s, soit pour se faire une idée l'équivalent de 31.200 DVD par seconde. Les 196 ordinateurs sont reliés entre eux via une bande passante de 12.500 Go. Il faudra également compter 50 TeraOctets de mémoire vive, soit 400.000 fois plus qu'un PC normal et environ 2 PetaOctets (10 puissance 15) de capacité de stockage

"ASCI Purple" est le cinquième super-ordinateur lancé au sein du programme ASCI (Advanced Simulation and Computing). Le DoE utilisera ce premier super-calculateur pour simuler les effets et agissements d'armes nucléaires. Cette technologie évitera de réaliser des tests nucléaires sous-terrains.

Le second ordinateur est une machine dédiée à la recherche, appelé Blue Gene/L. Il pourra atteindre les 367 billions d'opérations à la seconde, grâce à 130.000 processeurs fonctionnant sous Gnu/Linux.
Au sein de ce super-calculateur, les données pourront être traitées à un Terabit par seconde, ce qui représente un flux de données en provenance de dizaines de milliers de satellites météo. Blue Gene/L sera utilisé par les laboratoires de recherche de Los Alamos, Sandia et Lawrence Livermore, ainsi que par les collaborateurs de l'ASCI Unviersity Alliance. D'autres laboratoires du DoE pourraient rejoindre ses utilisateurs à l'avenir.

Ce monstre de puissance devrait aider au développement et faire tourner des applications très pointues, comme des simulations de phénomènes physiques extrêmement compliqués : turbulences, prévisions des propriétés d'un matériel ou comportements d'engins explosifs.

ASCI Purple arrive pour remplacer et compléter les performances de super-ordinateurs déjà en place, c'est le cas d'ASCI White, dévoilé en août 2001 et d'ASCI Blue Pacific, lancé en octobre 1998.

IBM a également annoncé que ces deux ordinateurs bénéficieront des fonctions de gestion autonome, au niveau de la détection de matériel, de l'état de charge de chacun de ces éléments, entre autres. Les nouveaux arrivés seront installés dans un bâtiment spécialement conçu, le Terascale Simulation Facility, encore en cours de construction en Californie.

http://www-1.ibm.com/servers/eserver/pseries/...

P. F. © Internet Actu 21/11/2002

United Linux : sortie officielle

Après avoir obtenu un succès certain lors de son bêta test, la version 1.0 de UnitedLinux est sortie. Cette distribution repose sur des standards et est destinée au monde de l'entreprise. Des partenaires-parrains comme HP et IBM sont déjà présents. Rien d'étonnant, puisque SuSE avait déjà le soutien de ces deux acteurs.
Reste maintenant à savoir si le respect scrupuleux de standards séduira des entreprises, la force de Red Hat, l'ennemi déclaré de UnitedLinux, étant de fournir des services et des versions de sa distribution professionnelle "personnalisable".

http://www.unitedlinux.com/en/press/pr111902.html

P. F. © Internet Actu 21/11/2002

Le PDA selon Sharp et IBM

IBM et Sharp continuent dans leur poussée en avant du logiciel libre. En mettant au point un PDA à destination des entreprises, l'Enterprise Edition Zaurus (EEZ), qui repose sur un système d'exploitation Gnu/Linux / Java, les deux sociétés ont réuni leur savoir-faire respectif. La création de logiciel performant pour Big Blue et le développement de système Linux pour plate-forme mobile. Ce PDA devrait intégrer WebSphere, afin qu'il soit plus facile à son utilisateur d'accéder aux ressources de son entreprise.

Le dernier-né des Zaurus s'inscrit dans la stratégie de Sharp qui veut établir une plate-forme ouverte, standardisée autour des deux technologies Linux et Java, et qui supporterait également des applications professionnelles et les principales bases de données du marché.

L'EEZ devrait être disponible mi-2003 et son prix s'approcherait sensiblement des prix avancés pour les autres Zaurus, à savoir de 500 à 600 $US.

http://www.sharpusa.com/about/AboutPressRelease/0,1130,307,00.html

P. F. © Internet Actu 21/11/2002

Bind connaît quelques problèmes

Des failles de sécurité importantes et dangereuses de différents types ont été reportées dans les versions anciennes, mais toujours très utilisées, de Bind (Berkeley Internet Name Domain).

Ce logiciel tourne sur une grande majorité des serveurs de DNS sur Internet, il est donc vivement recommandé de mettre à jour sa version et d'opter pour Bind 9.2.1 ; bien que toutes les versions numérotées 9.x ne soient pas concernées par les failles signalées.

Les versions 4.9.11 et 8.3.4, qui assureront la succession de Bind 4 et 8, ne semblent pas encore publiquement disponibles auprès de l'Internet Software Consortium.

Parmi les vulnérabilités, on compte quelques "buffer overrun", pour les versions 4 et 8 ; et des possibilités de déni de service pour Bind 8.

Il est recommandé de s'assurer que l'on n'est pas concerné et, si on l'est, de patcher au plus vite.

http://bvlive01.iss.net/issEn/delivery/xforce/alertdetail.jsp?oid=21469

http://www.isc.org/products/BIND/bind-security.html

P. F. © Internet Actu 21/11/2002

Apache croque mieux la Pomme

Tenon Intersystems vient de mettre à jour son logiciel de configuration d'Apache pour Mac OS X.

La nouvelle version, nommée iTools 6.5.7, est compatible avec Jaguar et offre une interface graphique Web ainsi qu'un gestionnaire sous Aqua pour configurer et gérer Apache, les DNS et le FTP.

Ce nouvel iTools fait, entre autres, passer Apache à la version 1.3.27, OpenSSL à la version 0.9.6g.

Le but de cet outil est de faciliter la tâche des développeurs au sein de serveurs réseaux assez complexes. La version à venir d'iTools, actuellement en bêta test, sera compatible avec Apache 2.0.

http://www.apple.com/

http://www.tenon.com/products/itools/

P. F. © Internet Actu 21/11/2002

Wozniak serait de passage à la Macworld Expo

Lors de la prochaine Macworld Expo à San Fransisco, le co-fondateur d'Apple, Steve Wozniak, devrait participer à une discussion sur le passage (forcé) des Mac sous Mac OS X.

Steve Wozniak devrait aider les incertains à répondre à des questions du genre : "Dois-je changer maintenant ?". En tout cas, c'est promis "vous rirez, vous pleurerez, mais surtout [...] Vous êtes sûrs d'apprendre quelque chose !".

Si on vous le dit.

http://www.macworldexpo.com/macworld2003/V33/index.cvn?ID=10206

P. F. © Internet Actu 21/11/2002

Télécoms & Réseaux

Le Wifi s'agrandit en Allemagne

La RegTP, équivalent de l'ART en Allemagne, prend de l'avance en ouvrant la fréquence des 5GHz qui permet le déploiement de la norme IEEE-802.11a.
Cette norme qui doit succéder prochainement à celle actuellement utilisée, la 802.11b, permet un débit théorique de 54 Mbits par seconde.

L'arrivée des matériels permettant d'utiliser ces fréquences ne devrait pas tarder. Une chose est sûre, l'Allemagne a su régler les problèmes de libération de fréquence plus rapidement qu'en France.

Dans l'Hexagone, dans certains départements seulement la bande de fréquences des 2,4 GHz a été ouverte tout récemment, sous réserve que l'armée donne son accord. Les fréquences utiles au Wifi 802.11a sont toujours réservés au Ministère de la défense, les discussions ne faisant que commencer.

Autant dire que la France commence à accumuler un certain retard, qui se répercutera tôt ou tard au niveau de l'innovation dans ce domaine. Le pire des scénarii seraient un couplage de ce retard à un accord pour la mise en place de brevet sur les logiciels au niveau européen. Dès lors, le marché français serait soumis à des entreprises étrangères et serait condamné à suivre.

http://www.regtp.de/aktuelles/start/fs_03.html

http://www.regtp.de/imperia/md/content/reg_tele/frequenznutzung/vfg35_02.pdf

P. F. © Internet Actu 21/11/2002


La FCC vient au secours du sans-fil

Au mois de septembre dernier, la Federal Communications Commission constatait qu'il faudrait trouver une solution à un grave problème, celui du paiement de licence d'utilisation de certains champs de fréquences qui avait été mis aux enchères entre le 12 décembre 2000 et le 26 janvier 2001. Sur les 87 dossiers d'opérateurs sélectionnés au départ, seuls 35 avaient été retenus une fois les enchères passées. Le problème étant qu'après le ralentissement économique de l'année 2001, certains opérateurs ont fait faillite, n'ont pas pu payer la totalité des fréquences acquises.

Conséquemment, la FCC a décidé donner la possibilité aux enchérisseurs de se retirer et de retrouver la totalité de la somme qu'ils avaient versée.

Le but est bien sûr de permettre aux opérateurs encore debout de renflouer leur comptabilité ou de rembourser leurs dettes. C'est notamment le cas de Verizon Wireless. Ce dernier avait misé près de 8,5 milliards de $US pour obtenir 67 des 422 licences mises en aux enchères. Il a déjà récupéré 1,5 milliard de $US qui lui ont servi à rembourser une partie de ses dettes.

Les fréquences, contenues entre 1890 et 1990 MHz, devaient servir au déploiement de réseaux téléphoniques sans-fil plus performants.

Et justement, la FCC n'en finit plus de venir en aide à la téléphonie sans-fil. Elle a dernièrement annoncé ses décisions pour la mise à disposition et l'attribution de fréquences situées en dessous des 3 GHz. Cette "nouvelle bande de fréquences" sera destinée aux nouveaux services sans-fil avancés, donc ceux de troisième génération. La norme Wifi peut également être concernée.

Si les résultats actuels sur ce chantier des fréquences sont le fruit d'une année ou plus de travail en partenariat avec l'ITU ou d'autres institutions et groupes de travail, on ne peut s'empêcher de faire le rapport avec la politique d'encouragement du haut débit qu'avait mise en place la FCC.

Une stratégie de connexion rapide qui paraît porter ses premiers fruits puisque différentes études ont montré, pour la première fois, une augmentation significative du nombre d'abonnés au haut débit aux Etats-Unis.

En établissant un parallèle entre ces deux cas, on peut penser que les décisions actuelles sur les fréquences attribuées à la 3G ou à des applications sans-fil sont à surveiller de près. En effet, elles pourraient permettre à la téléphonie américaine d'enfin réellement décoller. Des frémissements ont tout juste commencé à être enregistrés, certainement sont-ils consécutifs à l'introduction de services de 2,5G aux Etats-Unis.

http://hraunfoss.fcc.gov/edocs_public/attachmatch/DOC-228506A1.pdf

http://wireless.fcc.gov/auctions/35/

http://hraunfoss.fcc.gov/edocs_public/attachmatch/FCC-02-304A1.pdf

http://www.gartner.com/5_about/press_releases/2002_11/pr20021113a.jsp

P. F. © Internet Actu 21/11/2002

Nokia inaugure Edge aux Etats-Unis

Présenté au Comdex de Vegas, le premier téléphone cellulaire compatible Edge (Enhanced Data-Rates for GSM Evolution) est sorti des usines Nokia. Tribande, il fonctionne à la fois sur les GSM, GPRS et EDGE. Commercialisé au premier trimestre de l'année prochaine aux Etats-Unis, il fonctionnera sur les réseaux ad hoc de AT&T et de Cingular Wireless. Le téléphone, de la gamme 6200, présente les caractéristiques des outils professionnels (port IR et répertoire multiple), ainsi que les applications courantes de 2,5 G (MMS et écran couleur). L'intérêt de la norme Edge consiste à augmenter les possibilités de débit à 118 Kbps, là où le GPRS ne fournit que du 34 Kbps.

http://press.nokia.com/PR/200211/882034_5.html

M. J. © Internet Actu 21/11/2002

KDDI fait son beurre sur les MMS

L'envoi de photos entre deux combinés adaptés génère un tiers de revenus supplémentaires, selon les chiffres du deuxième opérateur japonais "KDDI". L'Arpu (revenu moyen par utilisateur) passe de 7.500 à 10.000 yens (60 à 80 EUR) quand le client à les moyens techniques de prendre des photos et de les envoyer par le biais de son téléphone. Cette augmentation de revenus est surtout très nette pour les premiers temps d'utilisation. Ensuite, les envois se stabilisent. Ces chiffres sont sans doute significatifs mais peut-être pas seulement pour les raisons invoquées. Les possesseurs des téléphones les plus évolués ont aussi peut-être tendance à téléphoner plus que les autres.

http://www.kddi.com/

M. J. © Internet Actu 21/11/2002


L'Ecosse teste Internet par le réseau électrique

Après l'Allemagne, c'est au tour de l'Ecosse de se lancer dans la fourniture d'accès à Internet sur la prise électrique. On doit cette initiative, qui reste assez originale pour être soulignée, à Scottish Hydro-Electric. Baptisé simplement "Broadband", le service de courant porteur est actuellement en phase de commercialisation restreinte à deux villes : Crieff et Campbeltown.

La configuration requise est des plus rudimentaires, l'installation des plus simples et le prix reste attractif. Pour des débits de 2.048 Kbps en voie descendante, l'offre démarre à 15 £ (23,6 EUR) par mois (HT). Elle évolue selon la localité de résidence et selon l'utilisation (professionnelle ou personnelle) de l'accès. L'abonnement est ainsi facturé 40£ (62,8 EUR) aux professionnels de Crieff (HT).

http://www.hydro.co.uk/broadband/

M. J. © Internet Actu 21/11/2002


INTERMAIL : "Le satellite seul n'est pas idéal"

Qu'en est-il de l'intérêt d'une connexion satellite dans les zones rurales ? Nous avons interrogé Alain Giaccone à ce sujet. Il est responsable de la "mission Internet Alpes du sud", dont le but est de désenclaver les zones montagneuses qui n'ont pas de bons accès au réseau.

-----Message d'origine-----
De : Alain Giaccone
Envoyé : mercredi 20 novembre 2002 09:46
À : Martin Jouanneau
Objet : Re: Intermail

1) En quoi consiste la "mission Internet Alpes du Sud" ? Qui en sont les acteurs ?

Notre financement provient de l'Etat et de la région dans le cadre du contrat de plan. Nous menons une action globale depuis 18 mois : sensibiliser les élus, institutions et entreprises du territoire de montagne de la Région PACA aux usages et pratiques autour d'Internet.

Nous apportons une assistance technique aux porteurs de projets pour les phases de définition et de mise en place. Un petit groupe de consultants spécialisés est mis à la disposition des acteurs du territoire.

2) Quel est l'état des offres de connexions classiques sur votre territoire ?

Nous disposons évidemment de connexions RTC et Numéris presque partout, l'ADSL est sur les gros bourgs. Les communes de Briançon, Embrun, Gap, Sisteron, Digne, Manosque, Barcelonnette, Veynes. Dans certains cas, ce sont les communes qui ont financé le DSLAM ADSL. Quelques déploiements sont prévus en 2003, mais nous n'avons pas de liste précise ni de calendrier.

Les offres ADSL attractives ne sont pas toutes distribuées chez nous. Les LS peuvent être tirées partout mais au prix fort. Il existe aussi deux points Renater à moyen débit sur les Alpes du Sud, à Digne et à Gap.

Je pense que cette situation est similaire aux autres zones françaises de montagne.

> 3) En quoi le satellite peut-il être une solution ?

Il n'y a pas de zone d'ombre, donc une possibilité d'installation partout. Les tarifs sont en diminution constante depuis 18 mois et se rapprochent progressivement de ceux de l'ADSL.

Les offres "grand public" devraient être disponibles vers le milieu ou la fin 2003.
Le satellite seul n'est pas idéal, il devient pratique lorsqu'il est couplé à un réseau local sans-fil qui permet de partager un accès à plusieurs en zone non raccordable.
Les solutions pour nous, en terme d'aménagement du territoire, passent par un mix entre les différentes techniques de raccordement, selon les cas.

Par exemple de nombreuses applications pourraient être couvertes avec du numéris 128 Kbps forfaitisé. C'est un produit qui existe pour l'éducation et que nous souhaitons voir appliqué aux zones rurales.
http://www.francetelecom.com/vfrance/direct_v3/enseignants/fiches/agora1520.htm

Dans notre optique, le satellite n'est pas la panacée, c'est une solution nouvelle (donc à fiabiliser) qui vient compléter un panel d'offres et ouvrir quelques perspectives.

Mais le niveau de coût actuel ne permet pas la généralisation.

> 4) Quels en sont les inconvénients ?

Des inconnus subsistent sur les liaisons par satellite en fonction des conditions météo des vallées de montagne.
Quid, en cas des formations de brouillard dense, givrant ou non, sur un site équipé d'une liaison de ce type ? Nous savons au niveau théorique que les masses nuageuses perturbent les liaisons de et vers le satellite, mais aucun retour d'expérience n'est disponible actuellement.
Les liaisons sans-fil sont attractives et séduisantes sur le papier, mais nous disposons, pour certaines, de peu d'exemples pratiques qui permettent de les évaluer dans le temps. Voilà pourquoi nous mettons en place quelques sites pilotes qui vont être mis sous monitoring.
La jeunesse des "FAI" satellite, avec tout ce que cela comporte de risques pour les usagers : quel niveau de fiabilité, quels sont les services complémentaires fournis (comptes pop, hébergement, etc.)

> 5) Connaissez-vous d'autres initiatives similaires à la vôtre ?

Sur la veille non, sur des applications du satellite quelques-unes que j'essaie de tenir à jour pour organiser des échanges d'expérience. Vous en trouvez en ligne :
Dans le Tarn e-tera:

http://www.alpesdusud.com/observatoire/satellite/magazine/sat_juin.html

Dans l'Ardèche :
http://www.alpesdusud.com/observatoire/satellite...

LANGUEDOC ROUSSILLON : Le projet Acces LR, piloté par la préfecture de région, vise à développer une offre d'accès complémentaire aux autres solutions de technologie d'accès pour répondre à des besoins immédiats des utilisateurs (ex. : un médecin, une TPE, un centre de formation, un établissement du Cnam) notamment dans des zones enclavées (Larsac, Lozère...) et prévenir la délocalisation des entreprises. Il vise à catalyser la mise en place dès 2003, d'une filière régionale d'offres d'accès satellites (équipements et services) en partenariat d'une part avec Satlynx et d'autre part Sagem-Eutelsat. La phase d'étude a démarré sous la responsabilité d'un comité interconsulaire avec des financements de l'Etat, de la CDC, du Conseil Régional, et des Conseils généraux. Elle débouche sur une phase pilote portée par le comité interconsulaire et les conseils généraux en vue de déboucher sur la mise en place de 1500 sites en 2004 avec un prix forfaitaire illimité inférieur à 100 EUR par mois et un équipement de 1500 à 2000 EUR.

Cordialement.

-----Fin du Message d'origine-----

M. J. © Internet Actu 21/11/2002


Economie

Grandes manœuvres dans la distribution d'oeuvres numériques

Elles auront mis le temps, mais les grandes maisons de productions de musique et de cinéma ont fini par considérer le réseau non plus seulement comme une filière de piraterie, mais aussi comme un canal de distribution. A elles maintenant de faire en sorte que leur présence incite les internautes à l'honnêteté.

Si les catalogues de grandes maisons de disques sont officiellement disponibles en ligne depuis quelques mois, les contraintes sont encore nombreuses pour les internautes.
Pour ce qui est de la variété de l'offre, la situation s'est récemment décantée. Premier signe d'assouplissement de la politique des majors, un site indépendant, listen.com, est parvenu cet été à regrouper les catalogues des cinq maisons de disques principales (Sony, Universal, BMG, Warner et EMI).

Depuis, les négociations entre les deux plates-formes concurrentes, mises en place par les majors elles-mêmes, PressPlay (Sony et Universal) et MusicNet (EMI, BMG et Warner) ont permis la fusion des catalogues. La semaine dernière, MusicNet a finalisé ses accords de distribution avec PressPlay.

Cette fusion des catalogues a pris beaucoup de temps et fait prendre un retard considérable aux maisons de disques ; à en juger notamment par la présence d'eMusic sur Internet depuis plusieurs années, proposant en toute légalité, la musique de qualité des labels indépendants. Mais il est vrai que les enjeux financiers ne sont pas les mêmes.

L'aspect mercantile engendre d'autres différences entre les cinq grands et les plates-formes du genre d'eMusic : celle de la gestion des droits. Quand eMusic permet, moyennant 10 $US par mois, de télécharger des titres et albums complets en MP3 en jouissant des droits intégraux de copie et de gravure, les majors tentent par tous les moyens de priver les internautes de leurs possibilités de copie des titres téléchargés.

Maintenant que les catalogues sont complétés c'est bien ce genre de prestations qui fera la différence pour les utilisateurs.
C'est ce que semble avoir compris EMI. Dans le but de faciliter l'écoute de la musique en ligne, la société de production des Beatles autorise les copies (multiples mais limitées) après téléchargement sur le disque dur. Sans perte de qualité, graver "let it be" sur un CD ou télécharger "Help" dans un baladeur MP3 sera donc facilité techniquement et complètement légal. On est loin de la politique des petits labels, beaucoup plus ouverts au réseau, mais c'est un début qui méritait d'être signalé.
De même, Universal a décidé de proposer des téléchargements, sans abonnement, au coup par coup, et à des prix très abordables. Pour 99 cents, certains sites proposeront le téléchargement d'un morceau de musique, un album complet devrait être facturé 10 $US. Cette offre vise évidemment à séduire, par un moyen légal, les adeptes du P2P.

Pour ce qui est du cinéma, on est encore aux premiers pas des moguls sur le réseau. Les firmes à films sauront peut-être profiter de l'expérience de la musique ? Elles ont déjà réuni leur force au sein d'une seule et même plate-forme : Movielink. Ce site, qui regroupe Universal, Sony Pictures Entertainment, Warner Brothers, Paramount Pictures et Metro Goldwyn Mayer, proposera des téléchargement de films disponibles sur le marché K7/DVD, moyennant 3 à 5 $US. Les téléchargements seront visionables sur une période d'un mois, mais seulement pendant 24 heures une fois la lecture commencée. La copie téléchargée n'est ni transférable ni copiable. A noter que le service n'est accessible que depuis les Etats-Unis.

Ces restrictions extrêmement contraignantes ne sont pas de bon augure pour la réussite de Movielink.
A croire que la leçon n'a pas été bien retenue.

http://www.pressplay.com/
http://www.musicnet.com/
http://www.emusic.com/
http://www.movielink.com/

M. J. © Internet Actu 21/11/2002


Microsoft joue, perd mais gagne

Les résultats de Microsoft sont toujours l'occasion de respirer une bouffée d'air frais pour les boursiers engloutis dans les abîmes des indices moribonds. Microsoft affiche toujours d'excellents résultats, des milliards de dollars de bénéfice, quelque soit la conjoncture.
Cependant, la parade de Microsoft est quelque peu gâchée, cette année, par les révélations de la SEC. En effet, le gendarme de la bourse américaine a tenu à tempérer les chiffres globaux de Microsoft, en indiquant quels sont les résultats de Redmond, par secteur d'activité.

Il ressort ainsi que Microsoft perd de l'argent sur quatre des sept secteurs d'activité de l'entreprise. La perte la plus nette est en grande partie due au lancement de la Xbox, puisque c'est la "division loisir domestique" qui perd le plus d'argent (177 millions de $US pour un CA de 505 millions). Ces pertes traduisent d'importants investissements. On les retrouve dans les secteurs des business solutions (dont le fameux ".Net"), de l'accès à Internet (MSN) et des équipements mobiles. Sur l'ensemble de ses activités déficitaires, Microsoft perd 414 millions de $US.

Ces pertes sont très largement compensées par les 4.879 millions de $US de bénéfices enregistrés sur les trois autres secteurs d'activités : les OS (+2.480 millions, pour un CA de 2.890 millions), les suites bureautiques (+1.880 millions), et les plate-formes serveurs (+519 millions pour un CA de 1520 millions).
On le voit, certaines activités de Microsoft sont extrêmement rentables. A eux seuls, les OS permettrait des investissements cinq fois plus importants que ceux actuellement réalisés.

La puissance de feu de Redmond est donc loin d'être inoffensive.

http://www.sec.gov/

M. J. © Internet Actu 21/11/2002

Le W3C pour des standards "royalty-free"

Les technologies "essentielles pour l'implémentation de spécifications du W3C" doivent être exemptées de royalties.

Voilà clarifiée la dernière position du Consortium du Web. Le groupe de travail, chargé d'établir la politique de gestion des brevets touchant les technologies utilisées par certaines technologies, est donc revenu sur l'idée de mettre en place une licence Rand (Reasonable And Non Discriminatory)

Toutefoiss dans cette nouvelle moutures toute idée de paiements de droits n'est pas abandonnée. Les entreprises disposant de brevets pourront toujours gérer l'utilisation des technologies concernées et réclamer des droits, si ces technologies ne sont pas "essentielles" à la mise en place d'un standard.

On peut donc craindre que rien ne soit réellement résolu. Quelle est la limite entre "essentielle" et "non-essentielle" ? Difficile. Les arguties ont donc encore un vaste champ d'application devant elles. Même si le groupe de travail sur la politique de brevet s'est mis d'accord majoritairement pour que la licence Rand ne soit plus intégrée dans des recommandations du W3C.

Les commentaires sur cette proposition sont ouverts au public et à l'ensemble des membres du W3C jusqu'au 31 décembre. La prochaine étape, la recommandation devrait être éditée en février ou mars pour atteindre le statut final en mai prochain.

http://www.w3c.org/TR/2002/WD-patent-policy-20021114/

"Le W3C revoit sa copie des brevets du Web", IAH 122

"Le W3C s'essaie au brevet", IAH 106

P. F. © Internet Actu 21/11/2002


Le jeu vidéo gouvernementalement sauvé des eaux ?

Dans l'autrefois étincelant Silicon Sentier, où il visitait les locaux de la société Darkworks, le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin a répondu à la "Déclaration commune de l'industrie du jeu vidéo français, publiée à la fin du mois d'octobre". Il a tenu à dire qu'il soutenait l'industrie française du jeu vidéo. Un rendez-vous pour des mesures d'aide a été fixé au premier trimestre 2003.

On sait d'ores et déjà que Jean-Pierre Raffarin estime à 6 millions d'EUR le budget attribué au Fonds d'aide à l'édition multimédia (FAEM) pour l'année 2003. Cette enveloppe sera donc enrichie d'un million par rapport à celle de l'année 2002.

Il faudra pour que les concepteurs et éditeurs de jeux vidéo bénéficient de cette manne que la FAEM voit son champ d'action élargi puisqu'elle ne visait jusqu'à présent que les sites Internet et les éditeurs de CD-Rom.

Au-delà des bonnes paroles et des intentions louables, le Premier ministre a également répondu à certaines propositions présentées dans la Déclaration. Ainsi, semble-t-il important pour le chef du gouvernement de baisser les "charges des créateurs". Le passage de la TVA de 19,6 à 5,5% sur les jeux vidéo lui semble être une piste à ne pas exclure, bien qu'il s'agisse d'un "sujet difficile".

En effet, concernant la taxe sur la valeur ajoutée, la France n'est plus seul maître à bord. L'Hexagone doit désormais composer avec l'Union européenne, auprès de laquelle le gouvernement français négocier déjà une baisse de la TVA sur les disques et la restauration.
La situation par rapport à cet impôt indirect est d'autant plus épineuse qu'il faudrait classer les jeux vidéo comme "oeuvre culturelle", une autre des revendications de la profession, qui est loin d'être acquise.

Pendant ce passage dans l'ancienne "silicon valley" à la Française, le Premier ministre a donc essayé de répondre aux principales interrogations de la profession. Une dernière mesure pourrait également aider ce secteur. Jean-Pierre Raffarin a déclaré que l'action du Réseau pour la Recherche et l'innovation en audiovisuel et multimédia (RIAM), doté de 13 millions d'EUR par an, pourrait en effet être étendue au jeu vidéo.

Si l'industrie créatrice du jeu vidéo semble avoir été entendue, il faudra désormais attendre les mesures concrètes prises par le gouvernement. Par concrètes, entendons économiques et financières.

"Le jeu vidéo français lance un SOS", IAH 159

http://www.jvfrancais.org/DECLARATION/declaration.htm

http://www.darkworks.com/

P. F. © Internet Actu 21/11/2002


Radio en ligne, la saignée se fera en douceur

Après avoir craint le pire pour la santé des radios en lignes, tout cela à cause de la grande voracité de certaines associations d'ayants droit, la situation semble s'apaiser.

Le Congrès américain a adopté dernièrement "l'Internet Radio Fairness Act". Cette loi oblige les radios en ligne à payer des droits au prorata de leur audience.
Les deux parties, détenteurs de droits musicaux et diffuseurs, pourront se mettre d'accord sur les royalties à verser selon l'importance du site, calculé grâce au nombre de Web auditeurs.

Cette mesure permet de faire la différence entre les radios en ligne professionnelles et amatrices. Ces dernières n'avaient clairement pas les moyens de payer les taux fixes appliqués au passage de chaque chanson. Les entrées publicitaires ne suffisaient alors pas à équilibrer les sorties de royalties.

Si cette loi ne change pas grand chose pour les gros diffuseurs de musique en ligne, les petits diffuseurs semblent donc mieux s'en sortir désormais. On ne devrait leur demander que 2.500 $US par an (au maximum) ou un pourcentage de leur recette. Une latence de six mois est prévue avant l'application de ces décisions pour laisser le temps aux diffuseurs non-commerciaux d'établir des plans de paiement.

Si cette solution est évidemment plus satisfaisante que le mode sélectionné précédemment, il n'en reste pas moins que c'est établir un rapport inégal entre les radios exerçant leurs activités sur différents supports. On peut légitimement s'interroger sur la manière dont seront fixés les royalties et quel sera le recours en cas de désaccord ?

http://www.congress.org/congressorg...

"Radio en ligne... de mire", IAH 129

P. F. © Internet Actu 21/11/2002


Sony et Philips s'achètent un billet pour la course aux DRM

Pour 453 millions de $US, Fidelio Acquisition Company, détenue par Sony, Philips "et d'autres investisseurs", vient d'achever la procédure de rachat de la société Intertrust, spécialisée dans la gestion des droits numériques, les fameux DRM (pour Digital Right Management).

Les deux acteurs du monde de l'électronique ont l'habitude de travailler de conserve, et on connaît la position de Philips sur les DRM. Un système qu'il souhaite profitable à la fois aux utilisateurs et aux entreprises. Quant à lui, Sony détenait déjà une licence Intertrust.

Cet achat met donc entre les mains des deux associés pas moins de 26 brevets américains et 85 brevets internationaux, touchant aussi bien les couches matérielles que logicielles. Mais avec ces brevets arrivent également une affaire en justice opposant, anciennement, Intertrust à Microsoft.

Ce procès est très important puisque le problème à l'origine de cette longue procédure judiciaire est un viol de propriété intellectuelle touchant aux DRM. L'importance de cette affaire est encore accrue quand on sait qu'Intertrust (désormais Fidelio), Microsoft et Macrovision sont les trois principaux concepteurs de systèmes anti-copie au monde.

Cette acquisition place donc Sony, fabricant de matériel mais également diffuseur de beaucoup de contenus via ses consoles populaires, et Philips, acteur majeur dans la mise au point de nouvelle technologie de support et de diffusion, au coeur de l'ouragan DRM qui se lève sur le monde de la création numérique.

La concentration verticale des moyens de production et de sécurisation des médias numériques est ainsi renforcée. Microsoft, qui jusque-là pouvait jouer de la puissance de son système d'exploitation et de ses lecteurs multimédias devra donc faire attention à ce que ces deux acteurs, moins marqués idéologiquement ne lui ravissent pas la vedette.

http://www.sony.com/SCA/press/021113.shtml

http://www.newscenter.philips.com...

http://www.intertrust.com/main/index.html

P. F. © Internet Actu 21/11/2002


Gnu/Linux : un pas en avant, un pas en arrière...

L'Etat fédéral indien avait mis en branle un programme d'installation de logiciels libres dans ses administrations et son système éducatif. Sur ces entrefaites, Bill Gates débarque et fait un chèque de 400 millions de $US sur trois ans.

Mais la valse n'est pas finie. Richard Stallman, président fondateur de la Free Software Foundation, arrive en Inde et encourage l'adoption de solutions libres, qui sont les seules à pouvoir aider le pays dans son développement des TI.

Si certains Etats indiens se sont révélés favorables à la solution open source, d'autres ont jugé que l'Inde est pays trop pauvre et que "nous ne pouvons pas développer des systèmes d'exploitation et des plates-formes pour notre propre compte". Une situation fait que la solution Gnu/Linux n'est pas adaptée. Il a même été dit à Richard Stallman qui déclarait que Microsoft pratiquait une politique d'addiction en donnant des logiciels qu'on ne pouvait pas "porter des accusations contre une société juste parce qu'elle réussit".

Et pourtant, les prix des produits Microsoft, même revus à la baisse comme le laissait entendre Bill Gates, sont trop coûteux pour un foyer indien normal. Le revenu moyen indien par an est de 400 $US, ce qui couvre à peine l'achat de Windows et des produits nécessaires pour travailler correctement.

Le problème de l'interopérabilité entre solutions propriétaires et libres pourraient se poser au sein de l'Etat indien si les deux types de logiciels doivent cohabiter, certains préférant le propriétaire et les autres le libre.

En Inde, ce pourrait être une défaite pour l'open source. Ce qui est fort dommage puisque l'Inde, qui regorge de programmeurs, pourrait très bien suivre les traces de la Chine et développer un équivalent de la Red Flag chinoise, par exemple.

En tout cas, le débat du passage du propriétaire vers le Libre est mondial, le Japon a en effet annoncé mettre en place une commission d'étude, dotée d'un budget de 410.000 $US, pour obtenir un "résultat objectif". Siègeront au sein du groupe d'experts des universitaires, des informaticiens et des dirigeants de Microsoft.

http://economictimes.indiatimes.com/...

"En Inde, Bill guette", IAH 161

P. F. © Internet Actu 21/11/2002


Worldcom devrait redresser la barre

L'arrivée de l'ancien PDG de Compaq à la tête de Worldcom est désormais officielle. Michael Capellas a la réputation d'être un homme de restructuration et de vente, et non de développement à long terme ; il n'a pas ailleurs aucune expérience du milieu des télécommunications, ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose, aux dires de certains experts.

Worldcom va donc beaucoup changer d'ici à sa sortie de Chapitre 11 prévue pour la mi-2003. Tout d'abord, les accords avec le SEC devraient être signés et les amendes pour fraude fixées. Certains des anciens dirigeants plaidant coupable dans cette affaire de faillite, la société devrait se voir relativement épargnée. Cependant, il ne faut pas oublier que le montant des fraudes a atteint 9 milliards de $US et que certains spécialistes s'attendent à le voir croître davantage.

Les premiers objectifs de Michael Capellas seront donc de redonner un tonus nouveau à cette entreprise. Si d'un point de vue financier et opérationnel, elle fonctionne à nouveau mieux - Worldcom affiche un Ebitda (les gains avant intérêts, taxes, dépréciation, remboursements, etc.) à nouveau bénéficiaire et lance de nouveaux services - il va falloir redorer son blason et vite.

L'opérateur de télécommunication incarne la plus grosse faillite de l'histoire américaine. Pour revaloriser son image, Worldcom devrait changer de nom assez rapidement et adopter celui d'une de ses sous-marques prestigieuses MCI. Ensuite, cinq des membres du comité des directeurs devraient être remplacés, ainsi qu'un certain nombre des directeurs de sous-division, qui étaient déjà en place sous l'ancienne direction.
Une réorganisation interne, au niveau des services de comptabilité devrait aussi voir le jour. L'épuration continue donc, après le renforcement du service d'audit interne de Worldcom la semaine dernière.

Tout dépendra désormais de la stabilité des entrées de liquidités. Pour l'instant, grâce à une sortie de cash limitée par la protection du chapitre 11, Worldcom a près de 1,4 milliard de $US en main.
Michael Capellas a, semble-t-il, fait un bon office auprès de Compaq. Il lui reste donc à relever ce défi et à espérer que la dette ne croîtra pas trop. En tout état de cause, le Gartner Group a exposé dans un court compte-rendu son avis, qui voudrait que Worldcom se sorte plutôt bien de la situation actuelle.

http://www.worldcom.com/global/about...

http://www3.gartner.com/resources/111400/111431/111431.pdf

P. F. © Internet Actu 21/11/2002


Napster à terre mais pas KO

Après la rumeur d'un rachat éventuel de l'ancien roi des échanges de fichiers en ligne, Napster, par un site pronographique, il semblerait que les choses se précisent.
Sur son site, Roxio, éditeur de logiciels (Easy Cd Creator, entre autres), annonçait avoir atteint un accord définitif pour le rachat des actifs de Napster.
Roxio recevra, entre autres, toutes les propriétés intellectuelles de Napster, incluant ses brevets technologiques.

L'éditeur de logiciels ne prend évidemment pas en charge les dettes et n'assume pas les actions en justice existant avant l'accord.

Roxio a déboursé 5 millions de $US et une garantie sur 100.000 de ses actions (des bons de souscription). Une bien modeste somme pour agrandir l'assise de la société et enrichir ses produits, quand on pense à ce qu'avait pensé débourser le groupe Bertelsmann. Par ailleurs, les technologies développées par Napster pourraient également être intégrées à des projets à long terme non encore connus.

Toutefois, Napster n'est pas encore tiré d'affaire. Il faut en effet que le tribunal des faillites de l'Etat du Delaware, qui gère la liquidation de Napster, se prononce sur cette candidature au rachat. La décision devrait être connue le 27 novembre prochain.

http://www.roxio.com/en/company/news...

P. F. © Internet Actu 21/11/2002


AMD licencie brusquement

Pour cause de mauvais résultats, AMD, acteur important des processeurs et autres micro-composants, vient d'annoncer qu'il allait se débarrasser de 15% de ses effectifs, soit environ 2.000 personnes.
Ces départs devraient tous être effectifs à la fin du deuxième trimestre 2003. Les choses vont vite, puisque 1.000 employés ont déjà été informés de leur licenciement.

Ces mises à la porte vont avoir pour répercussion plusieurs centaine de millions de $US de frais de restructuration, au cours du quatrième trimestre de cette année. Mais l'économie générée par ces départs devraient se monter à 350 millions de $US en 2003. Autant dire que la situation pour la société américaine ne sera pas mirifique avant quelques mois.

Les licenciements n'ont épargné aucune zone géographique, les Etats-Unis, l'Asie et l'Europe sont concernés.
Pour compenser cette mauvaise nouvelle, le PDG d'AMD, Hector Ruiz, a déclaré que dans les six mois à venir, sa société allait lancer de nouveaux produits extrêmement compétitifs.

Il n'y a plus qu'à espérer, pour le monde de l'informatique et pour AMD, que les processeurs Opteron/Hammer feront partie de ce débarquement.

http://www.amd.com/us-en/Corporate/...

P. F. © Internet Actu 21/11/2002


Hynix perd 513 millions de $US au premier trimestre

Dans son dernier rapport financier trimestriel, Hynix Semiconductor annonçait une perte de 513 millions de $US, ce qui représente une chute importante par rapport au trimestre précédent.
Le total des ventes de la société coréenne s'élève à 543 millions de $US, soit une baisse de 15% par rapport au deuxième trimestre.
Le quatrième trimestre devrait être meilleur, de l'avis de la direction. En tout cas, Micron, qui a déposé une plainte auprès du DoC américain, doit se réjouir de voir l'état des finances de son ex-futur fusionné.

http://www.hynix.com/allnews/eng/...

P. F. © Internet Actu 21/11/2002


Le Père Noël en short

Un Père Noël en short, avec un uniforme et une camionnette, une casquette vissée sur la tête et le bon de livraison à signer d'une commande passée sur Internet : voilà ce que les analystes prédisent à plus de 5 millions de foyers français.
Plusieurs instituts ont dévoilé la semaine dernière les bons chiffres du commerce électronique français, même s'il reste toujours à la traîne par rapport au reste de l'Europe.
Selon l'Acsel (Association pour le commerce et les services en ligne), les chiffres commandés à Nielsen et Médiamétrie sont des plus encourageants. Le commerce en ligne enregistre sa plus forte croissance depuis longtemps (+114% dans les 18 derniers mois), avec 5 millions d'acheteurs en France.
Parmi les facteurs incitants au commerce électronique, on note que la longévité de la présence sur Internet est toujours importante mais également qu'une connexion à haut débit semble plus propice au commerce.
Cette embellie du commerce en ligne est de bon augure pour les fêtes ; d'autant que ces statistiques sont confirmées à plus large échelle. En effet, les cabinets d'études européens Forrester et Gartner prévoient une très belle saison pour les cyber-commerçants, européens notamment. Avec des chiffres s'étalant de 7,6 à 15,7 milliards d'EUR, les projections de CA du commerce électronique en Europe sont en hausse. Une telle différence dans les prédictions de résultats jette cependant le discrédit sur la pertinence de ce genre d'étude.

http://www.acsel.asso.fr/acsel/index.htm
http://www.forrester.com/home/0,6092,1-0,FF.html
http://www.gartnerg2.com/site/default.asp

M. J. © Internet Actu 21/11/2002


Société

Entre forum et lobby, le coeur du gouvernement balance

Plusieurs réformes concernant la politique gouvernementale en matière d'Internet sont actuellement l'objet de forum public sur les sites du gouvernement. On pense notamment à celui du grand chantier de l'administration en ligne qui vient d'être prolongé sur Internet.gouv.fr, mais également au forum de "impots.gouv.fr" qui appelle, depuis peu, les entrepreneurs à s'exprimer sur les exonérations fiscales qui devraient bientôt être liées à l'ouverture de sites d'entreprises. Reste à savoir si ces forums influencent réellement le processus de décision gouvernementale.

Sous l'impulsion d'Henri Plagnol, Secrétaire d'Etat à la réforme de l'Etat, les internautes sont appelés à réfléchir aux solutions que devra proposer l'administration en ligne. Après quinze jours de débats en ligne une première synthèse est dégagée, qui résume assez bien les attentes et les craintes des Français.
Sur près d'une dizaine de sujets (de la qualité de l'information disponible à la conception technique des services en ligne), on trouve à chaque fois un résumé des critiques et des propositions émises par les internautes.

Bien sûr, la discussion ne vole pas toujours si haut. Le forum permet ainsi de citer ce qu'on voudrait voir intégré à un "bêtisier de l'administration en ligne". Les contributions sont modérées a priori. Si cette modération fait effectivement barrage à l'injure, elle n'empêche pas la critique.
Du fait de son succès, ce forum reste ouvert pour un mois supplémentaire. Une responsable de l'Insee qui a fait connaître l'existence de ce forum autour d'elle nous disait récemment son regret de voir les fonctionnaires si peu impliqués dans ces débats.
C'est l'occasion pour eux de donner aussi leur point de vue.

Le forum de "impots.gouv.fr", sur les dispositions fiscales vis-à-vis d'Internet en entreprises, pourrait au contraire être écourté. Il est vrai que dans ce débat technique, on est loin des 1.300 messages du forum précédemment cité. Il n'empêche qu'il méritait d'être signalé comme participant d'une volonté d'impliquer la société civile à de plus nombreuses décisions politiques.

Qu'en est-il justement de ces critiques et propositions au moment de prendre la décision ? On peut légitimement se poser la question lorsqu'on voit ce que le gouvernement propose en matière de responsabilité des hébergeurs dans sa prochaine loi. Alors que le débat penche très largement en faveur d'une solution juridique, le Premier ministre a cédé aux pressions de certains groupes qui aimeraient pouvoir censurer plus facilement le réseau. Par la voix de son porte-parole Jean-Christophe Le Toquin, l'Afa (Association qui regroupe de nombreux hébergeurs) dit se satisfaire d'une vision républicaine des réseaux, tout en sachant que, contrairement à ce qu'affirme le gouvernement, la loi ne règle rien. Sous la pression du "lobby des ayants-droits", le gouvernement n'a pas pu mettre les hébergeurs à l'abri de nouvelles poursuites. La nouvelle loi pourrait même entraîner leur condamnation.

Cette démonstration ne cherche pas à prouver que participer à des forums ne sert à rien, au contraire, il faut participer et de manière plus insistante encore à ces forums. Mais face à certaines pressions, il est également indispensable de s'organiser de manière un peu plus concrète.

Synthèse et porte d'entrée du forum d'Internet.gouv.fr

forum du site des impôts

les hébergeurs raffarinés

M. J. © Internet Actu 21/11/2002

Le Conseil de l'Europe s'engage contre le racisme sur le réseau

Un an après la signature de la Convention internationale sur la cybercriminalité, le comité des ministres du Conseil de l'Europe a adopté le protocole qui manquait au texte ; celui "relatif à l'incrimination des actes de nature raciste et xénophobe commis par le biais de systèmes informatiques".

Lors de leur séance de travail du 7 novembre dernier, les ministres des 44 pays membres du Conseil de l'Europe, plus ceux des pays observateurs (Etats-Unis, Mexique, Afrique du sud et Japon), se sont enfin mis d'accord sur les termes du Protocole.
Ce texte n'avait pas été adopté l'année dernière, notamment en raison des réticences de certains pays de l'Europe du Nord et les pays anglo-saxons qui ne voulaient pas porter atteinte à la liberté d'expression. Si le texte est précis et défini les termes, il n'en reste pas moins écrit dans le style du consensus diplomatique.

Ce texte a une double vocation : harmoniser le droit pénal matériel et améliorer la coopération internationale dans la lutte contre le racisme et la xénophobie. Le Conseil de l'Europe demande en effet aux Etats de "criminaliser la diffusion de matériel raciste et xénophobes, dans le cadre d'échanges informatiques, ainsi que la motivation ou l'insulte à motivation raciste et xénophobe, la négation, la minimisation grossière, l'approbation ou la justification du génocide ou des crimes contre l'humanité, notamment ceux qui se sont produits pendant la période de 1940 à 1945." explique le communiqué de presse du Conseil de l'Europe.

Dans ce même communiqué, le Conseil de l'Europe précise que toutes les infractions définies dans le Protocole doivent être commises "intentionnellement pour que la responsabilité soit engagée". Dans ce cadre là, le FAI ne peut pas être reconnu responsable des données qu'il transmet, car c'est juste un intermédiaire. Cela dénote d'une réelle avancée, notamment au regard de l'actualité française de cette dernière année.

Cependant la Convention n'a été ratifiée que par deux Etats signataires (Albanie et Croatie), et certains des Etats présents lors de l'élaboration n'ont même pas signé le texte. Or la mise en oeuvre de la Convention et de son Protocole requiert qu'au minimum 5 pays la ratifie.
Le Protocole sera ouvert à la signature en janvier 2003, à l'occasion de la prochaine session de l'assemblée parlementaire à Strasbourg.


Communiqué de presse du Conseil de l'Europe

Protocole additionnel à la Convention sur la cybercriminalité sur l'incrimination d'actes
de nature raciste et xénophobe commis par le biais de systèmes informatique

Cybercriminalité : dossier thématique du Conseil de l'Europe

Les 44 Etats membres du Conseil de l'Europe

A. M. © Internet Actu /2002


Le nombre d'internautes est en hausse de 30%

La Cnuced (conférence des nations unies pour le commerce et le développement) vient de remettre son rapport annuel. Majoritairement consacré au commerce électronique et son développement mondial, il donne de nombreuses données macro ayant trait au développement et à la situation de l'Internet mondial (En collaboration avec l'union internationale des Télécommunications, ITU)

On apprend que fin 2002, notre terre compterait 655 millions d'internautes, contre 500 millions fin 2001. Cela se traduit par une augmentation de 2.5% d'internautes dans la population mondiale (soit près de 157 millions d'internautes en plus).
Les pays en voie de développement (PVD) ont plus participé à cette croissance, en 2001, puisqu'un tiers des nouveaux internautes en étaient originaires.

"E-commerce and development report, 2002" met en avant les données, régions par régions.
En Afrique, on compte que 1 habitant sur 118 est internaute. Ce qui représente une augmentation de 46% du nombres d'internautes. On remarque cependant que cela ne concerne en réalité qu'une partie des pays du continent. En effet, si on exclut les cinq pays les plus connectés (l'Afrique du Sud, l'Egypte, le Kenya, le Maroc et la Tunisie ), seul un Africain sur 440 a accès au réseau. La Cnuced relève quand même que l'accès Internet est possible au moins dans toutes les capitales africaines.

L'Asie et le Pacifique sont, sans conteste, les régions moteurs en matière d'Internet. Le nombre d'utilisateurs y augmente de 50 millions chaque année. La Chine est passée de 33 millions d'internautes en 2001 à 56 millions en 2002, et se place en seconde position (loin derrière les Etats-Unis, à 143 millions d'utilisateurs). Cette vitalité asiatique se traduit aussi par les infrastructures.
L'Inde reste cependant derrière, avec un Indien sur 147 qui est connecté ; et ce malgré une hausse de 25% du nombre d'internautes. Les plans d'e-gouvernement et de formation aux nouvelles technologies annoncés par le gouvernement fédéral indien traduit la volonté du sous-continent de connecter la population au réseau mondial. La Cnuced présage une explosion de la population internaute indienne en 2006.

L'Amérique Latine a observé une augmentation de 36% de son nombre d'internautes. Mais le continent sud américain fonctionne un peu de la même façon que l'Afrique. En effet, l'ITU estime que deux tiers des internautes n'appartiennent qu'à 4 pays ( Brésil, Argentine, Chili et Mexique).

L'Amérique du Nord n'a connu qu'une faible croissance, 14,4%, qui s'explique notamment par une plus forte pénétration dans les années antérieures. L'Europe (au sens géographique) connaît un schéma totalement différent, avec une croissance de 33.3%.

Le chiffre le plus "impressionnant" concerne la France qui a connut en 2001 une croissance de 84% du nombre d'internautes, en passant de 8,5 millions d'internautes à 15,7 millions.


De bonnes perspectives pour l'industrie des TI en 2003,
selon les prévisions de la Cnuced

E-commerce and development report 2002

A. M. © Internet Actu /2002


UKOnline 2005, en perte de vitesse

L'organisme chargé de la mise en place du programme de société de l'information en Grande Bretagne, l'Office e-Envoy, a publié son rapport annuel, le 19 novembre.
Dans le même temps se tenait le e-Summit, organisé par e-Envoy, conférence qui réunissait des groupes internationaux d'e-gouvernement, d'e-citoyens et d'e-commerce. A cette occasion un autre rapport, commandé par le gouvernement, a été présenté, "World's most effective policies for the e-Economy". Ce second rapport avait pour but de réaliser un benchmarking entre 9 pays (Etats-Unis, France, Australie, Italie, Canada, japon, Allemagne, Suède et Royaume-Uni) en matière d'e-gouvernement et plus largement d'état d'avancée de ces pays.

"On s'en sort bien, mais ce n'est pas suffisant" a déclaré le Premier ministre, Tony Blair, lors du e-summit à propos de l'avancée d'UKOnline.

Les deux rapports montrent, d'une part, que les objectifs seront difficiles à tenir, et que, d'autre part, le Royaume-Uni est largement devancé par d'autres pays.
Le rapport annuel met en évidence que les entreprises et les citoyens ne se sont pas encore appropriés Internet, que le e-commerce ne décolle pas vraiment, mais aussi que de nombreux britanniques ne savent pas se servir d'un ordinateur, et ne sont pas connectés.
Par ailleurs, le benchmarking effectué met en exergue que si 11% des citoyens britanniques utilisent les services d'e-gouvernement, ils sont 34% aux Etats-Unis et 46% au Canada.

Par ailleurs, Tony Blair a longuement insisté sur "l'âge de pierre technologique" du Royaume-Uni comme frein important à la réelle mise en place d'une société connectée pour 2005. Mais le tableau n'est pas complètement noir. Il a rappelé que certains services en ligne fonctionnent très bien et montrent leur efficacité, notamment en matière de santé. Selon le rapport annuel d'e-Envoy, les collectivités locales prévoient qu'un tiers des services seront en ligne à la fin 2002 et que tous seront disponibles en 2005.

Tony Blair a annoncé que le gouvernement consacrera près de 10 milliards d'EUR, tous ministères confondus, à UKOnline, d'ici à 2005. Il prévoit aussi de relier au haut débit toutes les institutions publiques (le gouvernement y consacrera 1,6 milliard d'EUR), et que les écoles seront toutes connectées en 2006.

Au delà des infrastructures, les deux rapports mettent en avant le besoin de formation des citoyens et des entreprises, dont dépend vraiment le décollage de la société de l'information.

http://www.e-envoy.gov.uk/oee/oee.nsf/sections/esummit-index/$file/indexpage.htm

A. M. © Internet Actu /2002

Sensibilisation des jeunes britanniques à la vie publique

Le gouvernement d'outre-Manche a lancé la semaine dernière une déclinaison de son programme UKOnline 2005 pour les 11-18 ans. YoungGog est le site dédié aux jeunes et adolescents. Ils trouvent toutes les informations relatives à leurs démarches, actuelles ou futures, mais aussi des informations du quotidien. Les dossiers proposés abordent des thèmes allant de la Constitution britannique à un abécédaires des politiques, en passant par des focus sur les drogues, le harcèlement ou encore la sécurité sur le réseau. Les dossiers sont relativement clairs et courts ; ils sont généralement ponctués par des liens renvoyant vers d'autres catégories du site ou sur des sites extérieurs.

La genèse de ce site se trouve dans l'idée que les enfants, les adolescents doivent devenir tôt des acteurs de leurs vies. Et le Net est un media que beaucoup de teenagers britanniques utilisent. Le gouvernement s'est donc adapté. Le projet est né en août 2001, et s'est construit avec l'aide de 700 jeunes mis à contribution. Ils ont notamment donné le ton, le rubriquage et l'ergonomie qui conviennent à leur génération.

http://younggov.ukonline.gov.uk/

A. M. © Internet Actu /2002

Une librairie numérique multilingue pour les enfants

L'Université du Maryland et le site Internet archive (http://www.archive.org/) ont lancé leur International Children's Digital Library. En fait, il s'agit de la phase 2 de leur projet.

A l'heure actuelle, 200 livres, libres de droit ou dont l'utilisation est autorisée, sont disponibles via le web. Les livres numérisés sont accessibles via une application, téléchargeable sur le site. Ils sont "mis en scène" dans une interface destinée aux enfants. D'ailleurs, le logiciel a été élaboré avec la collaboration de quelques enfants, âgés de 7à 11 ans.

La recherche est simple, et peut se faire par zone géographique ou par thèmes. Ensuite, les livres sont choisis grâce à la photo de leur couverture.

Des livres du monde entier sont disponibles, et ce, dans leur langue d'origine (27 cultures et 15 langues sont représentées). On trouve par exemple une vieille édition des Fables de la Fontaine, très joliment illustrée.

Selon les responsables du projet, cette démarche s'inscrit dans leur vision d'Internet : fournir un accès direct et global à des contenus de qualité. En effet à terme, en phase 3, ils prévoient d'avoir 10.000 livres illustrant 100 cultures, soit 100 livres par culture.

http://www.icdlbooks.org/

A. M. © Internet Actu /2002

La Cnil dénonce le spam

La Cnil a décidé de communiquer il y a quelques jours les noms des 5 entreprises qu'elle a dénoncé au Parquet, dans le cadre de l'opération "Boîte à Spam", lancée en juillet dernier.

320.000 spams ont été transférés à la Cnil. C'est à la suite de l'analyse et de l'étude de ces messages, que la Cnil s'est décidée à agir.
Les entreprises mises en cause sont à majorité française ; une seule est américaine. Deux d'entre elles traitent de pornographie. Les trois autres ont des activités diverses. L'une vend des logiciels "aspirateurs" d'adresses e-mail, l'autre est dans le domaine du tourisme et la troisième vend des "produits pharmaceutiques" ; il s'agit en fait surtout du Viagra.

Il est tout de même étonnant que la Cnil ait livré en pâture aux media les noms de ces entreprises. En effet, rien ne l'y obligeait et cela ne change rien à la procédure mise en place. L'autre chose étonnante est le nombre, pourquoi pas 3, 10 ou 20 noms d'entreprises ?

L'important est que ces entreprises soient poursuivies.

La Commission reste néanmoins consciente du fait que ces poursuites ne vont pas révolutionner ou stopper les mails publicitaires, mais espère "faire un exemple".

http://www.cnil.fr/frame.htm?thematic/internet/spam/spam_sommaire.htm

A. M. © Internet Actu /2002

Et aussi...

LE WEB IL Y A 5 ANS
Retrouvez ce qu'écrivait LMB Actu, l'ancêtre d'Internet Actu, le 20 novembre 1997 :
Explorer rattrapait Netscape, AOL enregistrait son dix millionième abonné, La Bosnie était officiellement connectée à Internet...

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