
| Microsoft et NS sous les
SPOTs |
Lors du Comdex, Microsoft et National Semiconductor (NS)
ont annoncé avoir lié une "relation stratégique" pour développer
une puce destinée à la Smart Personal Objects Technology
(SPOT). La SPOT étant la dernière stratégie en date chez
Microsoft pour personnaliser des informations reçues sur
des outils personnels intelligents, ou SPO.
Ces SPO peuvent être des réveils, des montres, des stylos
ou encore des porte-clés, capables de recevoir des informations
via le Net. Il s'agira donc pour NS de mettre au point un
chipset qui contienne à la fois un récepteur et un processeur.
Les
deux associés travaillent depuis deux ans à ce projet. En
effet, il a fallu mettre au point le système d'exploitation,
les logiciels et le matériel. Selon Joe Montalbo, vice-président
et directeur général chez National Semiconductor, "la
puce est le "smart" (l'aspect intelligent) dans les produits
SPOT", on se pose la question de la performance des
logiciels.
Cette
annonce entre en tout cas dans la série de décisions prises
par Microsoft pour "ubiquiser" l'informatique et les services
Web.
http://www.national.com/news/item/0,1735,817,00.html
http://www.microsoft.com/homepage/features/comdex2002.htm
http://www.microsoft.com/presspass/features/2002/nov02/11-17SPOT.asp
P. F. © Internet
Actu 21/11/2002

AMD
a beaucoup fait parler de lui avant et pendant le Comdex.
Nous attendions que les grosses vagues de nouveautés soient
arrivées pour faire le point.
Tout
d'abord, AMD a annoncé le nouveau nom de son "ClawHammer",
il s'appellera désormais sobrement Athlon 64, et rejoint ainsi
l'Opteron, ancien SledgeHammer. La société américaine a profité
des projecteurs braqués sur elle pour faire la démonstration
de ses processeurs sous Windows et sous Gnu/Linux, en utilisant
simultanément des programmes 32 ou 64 bits.
Une manière habile de faire taire les détracteurs de la technologie
K8-Hammer qui a pris du retard. Il faut également ajouter
à cela l'annonce de Red Hat qui a déclaré qu'elle développerait
une version d'Apache en 64 bits pour les serveurs utilisant
les processeurs Opteron. Notons que la base de données d'IBM,
DB2, tournent déjà sous ses processeurs.
Pour ce qui est de la sortie, l'Opteron arrivera toujours
au cours de la première moitié de 2003.
La
technologie d'AMD fonctionne, elle est performante et appuyée
par de grands noms, IBM, Red Hat, et d'autres, autant dire
que les investisseurs et acheteurs peuvent être rassurés.
Lors du Comdex, les dirigeants d'Advanced Micro Devices ont
donc prouvé que l'avance technologique qu'on leur prêtait
sur les processeurs 32/64 bits n'était pas une illusion.
Une
position forte qui a permis à Hector Ruiz, PDG d'AMD de rappeler
gentiment que l'on ne fait pas "de la technologie pour la
technologie".
Lors
de sa conférence, Hector Ruiz a demandé à ses confrères de
se concentrer sur la mise au point de solutions répondant
aux besoins des utilisateurs. Ce serait, pour simplifier,
une sorte "d'extreme programming" au niveau matériel, un engagement
à répondre, à chaque étape, aux besoins du monde.
Et pour mettre en valeur cette politique, le PDG d'AMD s'est
entouré de partenaires importants, allant d'IBM à Nvidia en
passant par les guitares Gibson et les supercalculateurs Cray.
Ceux-ci ont fait leur petit discours sur les répercussions
positives sur leurs revenus depuis qu'ils travaillaient en
utilisant cette méthode d'AMD.
Cette
diversité de ses zélateurs dévoile un nouveau pan de la stratégie
d'AMD. La société d'Hector Ruiz veut se diversifier, sans
nécessairement s'éloigner pour autant du marché des PC qui
est actuellement au point mort. Il s'agirait de trouver de
nouveaux débouchés pour les puces créées par la société de
Sunnyvale.
La récente apparition de mémoire Flash de dernière génération
au catalogue d'AMD irait dans cette direction, prouvant que
cette nouvelle stratégie n'est pas le fruit d'un coup de tête
dû aux restructurations.
En
tout cas, à l'évidence, les acteurs de l'informatique traditionnelle
cherchent de plus en plus à trouver une porte de sortie au
marasme, la tendance actuelle étant à "l'électronisation"
de tout l'environnement quotidien.
http://www.amd.com/us-en/Corporate/VirtualPressRoom/0,,51_104_543~62734,00.html
http://www.amd.com/us-en/Corporate/VirtualPressRoom/0,,51_104_543~62652,00.html
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| Sun alimente sa stratégie
N1 |
Ce
n'était pas qu'un effet d'annonce, Sun fait tout pour que
sa stratégie N1 prenne de l'ampleur.
Les deux dernières étapes en terme d'achat étaient la finalisation
de l'acquisition de Pirus Networks, le 18 novembre, et l'annonce,
le 15, de l'achat de Terraspring. Fondée par un ancien de
chez Sun, cette jeune société est spécialisée dans le développement
d'outils d'administration de datacenters. Cette nouvelle acquisition
s'inscrit parfaitement dans la politique Sun N1, et permettra
de tenir les délais fixés pour la virtualisation des réseaux
internes au sein du projet N1.
Lors
du Comdex de Las Vegas, Scott McNealy, PDG de Sun a déclaré
que "l'informatique aujourd'hui est trop complexe, et
la complexité apporte l'insécurité. La complexité est coûteuse.
Il ne faut donc pas faire perdurer la complexité."
Pour résoudre ce problème aigu, Sun prévoit d'investir environ
10 milliards de $US dans la R&D, de nouvelles acquisitions
et quelques autres activités au cours des cinq années à venir.
Cette somme d'investissements devrait permettre à Sun d'atteindre
"la troisième vague d'informatique réseau". Une nouvelle
ère dans laquelle tout ce qui est doté "d'une vie numérique
se connecte" entre eux et au Net. Les nouveaux produits
deviendront de nouveaux points d'accès, "communiquant
de manière fiable et sécurisée avec le réseau."
Scott
McNealy a déclaré que "plus de 90% des infrastructures
critiques des Etats-Unis sont contrôlés par le secteur privé.
Il est temps de donner la même sécurité et la même fiabilité
à nos bureaux, usines [...] que celle donnée d'ores et déjà
aux forces armées."
La
solution pour y arriver est bien sûr, tout le monde l'aura
compris, la mise en place de N1, un système qui "améliorera
grandement l'efficacité et la flexibilité" des plates-formes.
Il
est donc temps de changer, selon Mac Nealy, parce que le "statu
quo coûte trop cher aux entreprises".
A en croire cette déclaration et celle du PDG d'AMD, et même
de tous les PDG qui ont participé au Comdex, le monde de l'informatique
ne va pas tarder à valser... Une révolution permanente ?
http://www.sun.com/smi/Press/sunflash/2002-11/sunflash.20021118.1.html
http://www.sun.com/smi/Press/sunflash/2002-11/sunflash.20021118.12.html
http://www.sun.com/smi/Press/sunflash/2002-11/sunflash.20021115.1.html
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| L'open source est un mobile pour
les services Web |
IBM
vient de mettre à disposition une boîte à outils du développeur
pour les services Web sans-fil. Ce nouveau produit utilise
une implémentation open source d'un standard (reposant sur
XML) pour les appareils de petite taille.
Le
Web Services Tool Kit for Mobile Devices, présenté sur le
site AlphaWorks d'IBM, utilise kSOAP et kXML pour les services
Web fonctionnant avec Java et gSOAP, pour les services Web
reposant sur le langage C.
kSoap
est une sous-division de Simple Objet Access Protocol 1.2
et kXML offre un parseur XML compatible avec toutes les plates-formes
Java, y compris Java 2 Micro Edition (J2ME). L'intégration
de kSoap est là pour répondre partiellement à la faible quantité
de mémoire dans les mobiles et les capacités limitées de l'environnement
J2ME.
La machine virtuelle Java, pour ce type d'engin, est compatible
avec le développement d'applications reposant sur les spécifications
J2ME et le Websphere Studio Device Developer (WSDD), également
intégré au sein du projet Eclipse.org, lancé par IBM.
GSoap
comporte un ensemble de routines pour la gestion et la compréhension
de messages Soap et également un compilateur qui "transforme"
les données natives ou définies en C par l'utilisateur, en
données Soap sémantiquement équivalentes.
Si
tout n'est pas encore parfait au niveau de certaines fonctionnalités,
qui s'avèrent nécessaires pour les unités portables dont la
batterie et la mémoire sont limitées, on voit clairement que
désormais le "portage" des services Web vers les plates-formes
mobiles est un enjeu non-négligeable.
L'intérêt de ce nouveau venu est bien sûr d'être plus complet
que le ".Net Compact Framework" de Microsoft, puisqu'il donne
la possibilité de développer pour d'autres systèmes d'exploitation
que Windows. Un point très important puisque le marché des
OS mobiles n'est pas encore dominé par Microsoft.
Pour
le moment, le projet n'en est qu'à ses premiers pas, et aucun
lancement important n'est prévu.
http://www.alphaworks.ibm.com/tech/wstkmd
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| Intel passe un nouveau
cap |
Comment faire autrement que d'en parler ?
Intel vient de franchir officiellement la barrière des 3GHz
(3,06 GHz) pour ses processeurs de modèles Pentium 4.
Et
puisqu'à Santa Clara on tient parole, ces nouveaux CPU bénéficient
en sus de la technologie HyperThreading (HT). Pour passer
le cap des trois milliards de cycles à la seconde, Intel est
passé à 0,13 µ dans le processus de fabrication de ses puces.
L'HyperThreading devrait permettre aux amoureux du multi-tâches
de travailler confortablement. Il sera ainsi possible, par
exemple, de graver un CD tout en jouant, ce qui demande beaucoup
de ressources systèmes.
En fait, l'HyperThreading augmente les performances de l'ordinateur
quand un logiciel multi-tâche tourne ou quand on utilise un
logiciel dans un environnement multi-tâche (à savoir Gnu/Linux
depuis longtemps et Windows depuis XP).
Ainsi
les logiciels conçus pour travailler avec des "threads" perçoivent
le dernier des Pentium 4 comme deux processeurs. Le dernier-né
d'Intel peut dès lors traiter deux "tâches" séparément en
simultané.
La
force du Pentium 4 à 3,06 GHz prend toute son ampleur face
à des applications gourmandes en bande passante et en calcul,
comme c'est le cas notamment du montage vidéo ou audio.
En offrant une augmentation de performances de l'ordre de
25% aux applications par rapport aux puces sans HT, le Pentium
4 dernier du nom marque clairement la stratégie qu'Intel a
imposé à cette gamme de processeurs depuis son lancement.
Un processeur tourné vers le multimédia, amateur dans un premier
temps et professionnel maintenant.
L'HT
devrait rapidement prendre place dans les processeurs mobiles.
Pour l'instant, pour 1.000 unités achetées, il faudra compter
637 $US par processeur.
http://www.intel.com/pressroom/archive/releases/20021114comp.htm
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| IBM éclaire d'un jour nouveau les
super-ordinateurs |
Le
15 novembre, IBM mettait le paquet en annonçant l'arrivée
d'un serveur Unix (AIX 5.1) "ultra dense", destiné à répondre
aux besoins des super-calculateurs.
Le nouvel eServer - p655 - regroupe jusqu'à 128 processeurs
Power4 par "armoire" et est disponible en bloc de quatre ou
huit processeurs.
Un
rack eServer p 655 occupe (logiquement) moins de place que
les six racks nécessaires pour faire tenir autant de processeurs
Itanium 2 au sein d'un HP rx5670.
De plus, un eServer avec quatre processeurs Power4 à 1,3 GHz
obtient des performances supérieures de 15% à son homologue
de chez HP, selon IBM.
En
utilisant le eServer Cluster 1600, il est possible de combiner
le travail de toutes ces plates-formes, tout en pouvant définir
des partitions logiques pour plus de flexibilité. Le logiciel
de gestion de clusters d'IBM permet de tout gérer depuis une
seule station de travail.
Ce
descendant de Deep Blue devrait permettre à IBM de rester
dans les premiers fabricants de super-ordinateurs, destinés
aussi bien à l'analyse des marchés financiers qu'à l'étude
météorologique.
http://www-916.ibm.com/press/prnews.nsf/...
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| IBM aime décidément les
super-ordinateurs |
Le
Department of Energry (DoE) américain a passé un contrat d'une
valeur oscillant entre 216 et 267 millions de $US pour deux
super-ordinateurs les plus rapides au monde. La puissance
de calcul combinée devrait atteindre 467 TeraFlops (10 exposant
12), soit 467 billions d'opérations à la seconde. Une puissance
qui équivaut aux puissances de calcul des 500 plus gros calculateurs
actuellement en service.
Le
premier système, ASCI Purple, atteindra les 100 TeraFlops.
La base technique de ce monstre est un système de clusters
de masse reposant sur 12.544 processeurs Power5, au sein de
196 eServer sous AIX 5L, unis aux solutions de stockages d'IBM.
La bande passante de la mémoire s'élèvera à l'incroyable somme
de 156.000 Go/s, soit pour se faire une idée l'équivalent
de 31.200 DVD par seconde. Les 196 ordinateurs sont reliés
entre eux via une bande passante de 12.500 Go. Il faudra également
compter 50 TeraOctets de mémoire vive, soit 400.000 fois plus
qu'un PC normal et environ 2 PetaOctets (10 puissance 15)
de capacité de stockage
"ASCI
Purple" est le cinquième super-ordinateur lancé au sein du
programme ASCI (Advanced Simulation and Computing). Le DoE
utilisera ce premier super-calculateur pour simuler les effets
et agissements d'armes nucléaires. Cette technologie évitera
de réaliser des tests nucléaires sous-terrains.
Le
second ordinateur est une machine dédiée à la recherche, appelé
Blue Gene/L. Il pourra atteindre les 367 billions d'opérations
à la seconde, grâce à 130.000 processeurs fonctionnant sous
Gnu/Linux.
Au sein de ce super-calculateur, les données pourront être
traitées à un Terabit par seconde, ce qui représente un flux
de données en provenance de dizaines de milliers de satellites
météo. Blue Gene/L sera utilisé par les laboratoires de recherche
de Los Alamos, Sandia et Lawrence Livermore, ainsi que par
les collaborateurs de l'ASCI Unviersity Alliance. D'autres
laboratoires du DoE pourraient rejoindre ses utilisateurs
à l'avenir.
Ce
monstre de puissance devrait aider au développement et faire
tourner des applications très pointues, comme des simulations
de phénomènes physiques extrêmement compliqués : turbulences,
prévisions des propriétés d'un matériel ou comportements d'engins
explosifs.
ASCI
Purple arrive pour remplacer et compléter les performances
de super-ordinateurs déjà en place, c'est le cas d'ASCI White,
dévoilé en août 2001 et d'ASCI Blue Pacific, lancé en octobre
1998.
IBM
a également annoncé que ces deux ordinateurs bénéficieront
des fonctions de gestion autonome, au niveau de la détection
de matériel, de l'état de charge de chacun de ces éléments,
entre autres. Les nouveaux arrivés seront installés dans un
bâtiment spécialement conçu, le Terascale Simulation Facility,
encore en cours de construction en Californie.
http://www-1.ibm.com/servers/eserver/pseries/...
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| United Linux : sortie
officielle |
Après
avoir obtenu un succès certain lors de son bêta test, la version
1.0 de UnitedLinux est sortie. Cette distribution repose sur
des standards et est destinée au monde de l'entreprise. Des
partenaires-parrains comme HP et IBM sont déjà présents. Rien
d'étonnant, puisque SuSE avait déjà le soutien de ces deux
acteurs.
Reste maintenant à savoir si le respect scrupuleux de standards
séduira des entreprises, la force de Red Hat, l'ennemi déclaré
de UnitedLinux, étant de fournir des services et des versions
de sa distribution professionnelle "personnalisable".
http://www.unitedlinux.com/en/press/pr111902.html
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| Le PDA selon Sharp et
IBM |
IBM
et Sharp continuent dans leur poussée en avant du logiciel
libre. En mettant au point un PDA à destination des entreprises,
l'Enterprise Edition Zaurus (EEZ), qui repose sur un système
d'exploitation Gnu/Linux / Java, les deux sociétés ont réuni
leur savoir-faire respectif. La création de logiciel performant
pour Big Blue et le développement de système Linux pour plate-forme
mobile. Ce PDA devrait intégrer WebSphere, afin qu'il soit
plus facile à son utilisateur d'accéder aux ressources de
son entreprise.
Le dernier-né des Zaurus s'inscrit dans la stratégie de Sharp
qui veut établir une plate-forme ouverte, standardisée autour
des deux technologies Linux et Java, et qui supporterait également
des applications professionnelles et les principales bases
de données du marché.
L'EEZ devrait être disponible mi-2003 et son prix s'approcherait
sensiblement des prix avancés pour les autres Zaurus, à savoir
de 500 à 600 $US.
http://www.sharpusa.com/about/AboutPressRelease/0,1130,307,00.html
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| Bind connaît quelques
problèmes |
Des
failles de sécurité importantes et dangereuses de différents
types ont été reportées dans les versions anciennes, mais
toujours très utilisées, de Bind (Berkeley Internet Name Domain).
Ce
logiciel tourne sur une grande majorité des serveurs de DNS
sur Internet, il est donc vivement recommandé de mettre à
jour sa version et d'opter pour Bind 9.2.1 ; bien que toutes
les versions numérotées 9.x ne soient pas concernées par les
failles signalées.
Les versions 4.9.11 et 8.3.4, qui assureront la succession
de Bind 4 et 8, ne semblent pas encore publiquement disponibles
auprès de l'Internet Software Consortium.
Parmi
les vulnérabilités, on compte quelques "buffer overrun", pour
les versions 4 et 8 ; et des possibilités de déni de service
pour Bind 8.
Il
est recommandé de s'assurer que l'on n'est pas concerné et,
si on l'est, de patcher au plus vite.
http://bvlive01.iss.net/issEn/delivery/xforce/alertdetail.jsp?oid=21469
http://www.isc.org/products/BIND/bind-security.html
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| Apache croque mieux la
Pomme |
Tenon
Intersystems vient de mettre à jour son logiciel de configuration
d'Apache pour Mac OS X.
La nouvelle version, nommée iTools 6.5.7, est compatible avec
Jaguar et offre une interface graphique Web ainsi qu'un gestionnaire
sous Aqua pour configurer et gérer Apache, les DNS et le FTP.
Ce nouvel iTools fait, entre autres, passer Apache à la version
1.3.27, OpenSSL à la version 0.9.6g.
Le but de cet outil est de faciliter la tâche des développeurs
au sein de serveurs réseaux assez complexes. La version à
venir d'iTools, actuellement en bêta test, sera compatible
avec Apache 2.0.
http://www.apple.com/
http://www.tenon.com/products/itools/
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| Wozniak serait de passage à la
Macworld Expo |
Lors
de la prochaine Macworld Expo à San Fransisco, le co-fondateur
d'Apple, Steve Wozniak, devrait participer à une discussion
sur le passage (forcé) des Mac sous Mac OS X.
Steve Wozniak devrait aider les incertains à répondre à des
questions du genre : "Dois-je changer maintenant ?".
En tout cas, c'est promis "vous rirez, vous pleurerez,
mais surtout [...] Vous êtes sûrs d'apprendre quelque chose
!".
Si on vous le dit.
http://www.macworldexpo.com/macworld2003/V33/index.cvn?ID=10206
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

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Le
Wifi s'agrandit en
Allemagne | |
La
RegTP, équivalent de l'ART en Allemagne, prend de l'avance
en ouvrant la fréquence des 5GHz qui permet le déploiement
de la norme IEEE-802.11a.
Cette norme qui doit succéder prochainement à celle actuellement
utilisée, la 802.11b, permet un débit théorique de 54 Mbits
par seconde.
L'arrivée des matériels permettant d'utiliser ces fréquences
ne devrait pas tarder. Une chose est sûre, l'Allemagne a su
régler les problèmes de libération de fréquence plus rapidement
qu'en France.
Dans
l'Hexagone, dans certains départements seulement la bande
de fréquences des 2,4 GHz a été ouverte tout récemment, sous
réserve que l'armée donne son accord. Les fréquences utiles
au Wifi 802.11a sont toujours réservés au Ministère de la
défense, les discussions ne faisant que commencer.
Autant dire que la France commence à accumuler un certain retard,
qui se répercutera tôt ou tard au niveau de l'innovation dans
ce domaine. Le pire des scénarii seraient un couplage de ce
retard à un accord pour la mise en place de brevet sur les
logiciels au niveau européen. Dès lors, le marché français
serait soumis à des entreprises étrangères et serait condamné
à suivre.
http://www.regtp.de/aktuelles/start/fs_03.html
http://www.regtp.de/imperia/md/content/reg_tele/frequenznutzung/vfg35_02.pdf
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| La FCC vient au secours du
sans-fil |
Au
mois de septembre dernier, la Federal Communications Commission
constatait qu'il faudrait trouver une solution à un grave
problème, celui du paiement de licence d'utilisation de certains
champs de fréquences qui avait été mis aux enchères entre
le 12 décembre 2000 et le 26 janvier 2001. Sur les 87 dossiers
d'opérateurs sélectionnés au départ, seuls 35 avaient été
retenus une fois les enchères passées. Le problème étant qu'après
le ralentissement économique de l'année 2001, certains opérateurs
ont fait faillite, n'ont pas pu payer la totalité des fréquences
acquises.
Conséquemment, la FCC a décidé donner la possibilité aux enchérisseurs
de se retirer et de retrouver la totalité de la somme qu'ils
avaient versée.
Le
but est bien sûr de permettre aux opérateurs encore debout
de renflouer leur comptabilité ou de rembourser leurs dettes.
C'est notamment le cas de Verizon Wireless. Ce dernier avait
misé près de 8,5 milliards de $US pour obtenir 67 des 422
licences mises en aux enchères. Il a déjà récupéré 1,5 milliard
de $US qui lui ont servi à rembourser une partie de ses dettes.
Les
fréquences, contenues entre 1890 et 1990 MHz, devaient servir
au déploiement de réseaux téléphoniques sans-fil plus performants.
Et
justement, la FCC n'en finit plus de venir en aide à la téléphonie
sans-fil. Elle a dernièrement annoncé ses décisions pour la
mise à disposition et l'attribution de fréquences situées
en dessous des 3 GHz. Cette "nouvelle bande de fréquences"
sera destinée aux nouveaux services sans-fil avancés, donc
ceux de troisième génération. La norme Wifi peut également
être concernée.
Si
les résultats actuels sur ce chantier des fréquences sont
le fruit d'une année ou plus de travail en partenariat avec
l'ITU ou d'autres institutions et groupes de travail, on ne
peut s'empêcher de faire le rapport avec la politique d'encouragement
du haut débit qu'avait mise en place la FCC.
Une stratégie de connexion rapide qui paraît porter ses premiers
fruits puisque différentes études ont montré, pour la première
fois, une augmentation significative du nombre d'abonnés au
haut débit aux Etats-Unis.
En
établissant un parallèle entre ces deux cas, on peut penser
que les décisions actuelles sur les fréquences attribuées
à la 3G ou à des applications sans-fil sont à surveiller de
près. En effet, elles pourraient permettre à la téléphonie
américaine d'enfin réellement décoller. Des frémissements
ont tout juste commencé à être enregistrés, certainement sont-ils
consécutifs à l'introduction de services de 2,5G aux Etats-Unis.
http://hraunfoss.fcc.gov/edocs_public/attachmatch/DOC-228506A1.pdf
http://wireless.fcc.gov/auctions/35/
http://hraunfoss.fcc.gov/edocs_public/attachmatch/FCC-02-304A1.pdf
http://www.gartner.com/5_about/press_releases/2002_11/pr20021113a.jsp
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| Nokia inaugure Edge aux Etats-Unis
|
Présenté au Comdex de Vegas, le premier téléphone cellulaire
compatible Edge (Enhanced Data-Rates for GSM Evolution) est
sorti des usines Nokia. Tribande, il fonctionne à la fois
sur les GSM, GPRS et EDGE. Commercialisé au premier trimestre
de l'année prochaine aux Etats-Unis, il fonctionnera sur les
réseaux ad hoc de AT&T et de Cingular Wireless. Le téléphone,
de la gamme 6200, présente les caractéristiques des outils
professionnels (port IR et répertoire multiple), ainsi que
les applications courantes de 2,5 G (MMS et écran couleur).
L'intérêt de la norme Edge consiste à augmenter les possibilités
de débit à 118 Kbps, là où le GPRS ne fournit que du 34 Kbps.
http://press.nokia.com/PR/200211/882034_5.html
M. J.
© Internet Actu 21/11/2002

| KDDI fait son beurre sur les
MMS |
L'envoi de photos entre deux combinés adaptés génère un tiers
de revenus supplémentaires, selon les chiffres du deuxième
opérateur japonais "KDDI". L'Arpu (revenu moyen par utilisateur)
passe de 7.500 à 10.000 yens (60 à 80 EUR) quand le client
à les moyens techniques de prendre des photos et de les envoyer
par le biais de son téléphone. Cette augmentation de revenus
est surtout très nette pour les premiers temps d'utilisation.
Ensuite, les envois se stabilisent. Ces chiffres sont sans
doute significatifs mais peut-être pas seulement pour les
raisons invoquées. Les possesseurs des téléphones les plus
évolués ont aussi peut-être tendance à téléphoner plus que
les autres.
http://www.kddi.com/
M. J.
© Internet Actu 21/11/2002

| L'Ecosse teste Internet par le
réseau électrique |
Après
l'Allemagne, c'est au tour de l'Ecosse de se lancer dans la
fourniture d'accès à Internet sur la prise électrique. On
doit cette initiative, qui reste assez originale pour être
soulignée, à Scottish Hydro-Electric. Baptisé simplement "Broadband",
le service de courant porteur est actuellement en phase de
commercialisation restreinte à deux villes : Crieff et Campbeltown.
La configuration requise est des plus rudimentaires, l'installation
des plus simples et le prix reste attractif. Pour des débits
de 2.048 Kbps en voie descendante, l'offre démarre à 15 £
(23,6 EUR) par mois (HT). Elle évolue selon la localité de
résidence et selon l'utilisation (professionnelle ou personnelle)
de l'accès. L'abonnement est ainsi facturé 40£ (62,8 EUR)
aux professionnels de Crieff (HT).
http://www.hydro.co.uk/broadband/
M. J.
© Internet Actu 21/11/2002

| INTERMAIL : "Le satellite seul
n'est pas idéal" |
Qu'en
est-il de l'intérêt d'une connexion satellite dans les zones
rurales ? Nous avons interrogé Alain Giaccone à ce sujet.
Il est responsable de la "mission Internet Alpes du sud",
dont le but est de désenclaver les zones montagneuses qui
n'ont pas de bons accès au réseau.
-----Message d'origine-----
De : Alain Giaccone
Envoyé
: mercredi 20 novembre 2002 09:46
À : Martin Jouanneau
Objet :
Re: Intermail
1)
En quoi consiste la "mission Internet Alpes du Sud" ? Qui en sont
les acteurs ?
Notre
financement provient de l'Etat et de la région dans le cadre
du contrat de plan. Nous menons une action globale depuis
18 mois : sensibiliser les élus, institutions et entreprises
du territoire de montagne de la Région PACA aux usages et
pratiques autour d'Internet.
Nous apportons une assistance technique aux porteurs de
projets pour les phases de définition et de mise en place.
Un petit groupe de consultants spécialisés est mis à la
disposition des acteurs du territoire.
2)
Quel est l'état des offres de connexions classiques sur votre
territoire ?
Nous
disposons évidemment de connexions RTC et Numéris presque
partout, l'ADSL est sur les gros bourgs. Les communes de
Briançon, Embrun, Gap, Sisteron, Digne, Manosque, Barcelonnette,
Veynes. Dans certains cas, ce sont les communes qui ont
financé le DSLAM ADSL. Quelques déploiements sont prévus
en 2003, mais nous n'avons pas de liste précise ni de calendrier.
Les offres ADSL attractives ne sont pas toutes distribuées
chez nous. Les LS peuvent être tirées partout mais au prix
fort. Il existe aussi deux points Renater à moyen débit
sur les Alpes du Sud, à Digne et à Gap.
Je pense que cette situation est similaire aux autres zones
françaises de montagne.
> 3) En quoi le satellite peut-il être une solution
?
Il
n'y a pas de zone d'ombre, donc une possibilité d'installation
partout. Les tarifs sont en diminution constante depuis
18 mois et se rapprochent progressivement de ceux de l'ADSL.
Les offres "grand public" devraient être disponibles vers
le milieu ou la fin 2003.
Le satellite seul n'est pas idéal, il devient pratique lorsqu'il
est couplé à un réseau local sans-fil qui permet de partager
un accès à plusieurs en zone non raccordable.
Les solutions pour nous, en terme d'aménagement du territoire,
passent par un mix entre les différentes techniques de raccordement,
selon les cas.
Par exemple de nombreuses applications pourraient être couvertes
avec du numéris 128 Kbps forfaitisé. C'est un produit qui
existe pour l'éducation et que nous souhaitons voir appliqué
aux zones rurales.
http://www.francetelecom.com/vfrance/direct_v3/enseignants/fiches/agora1520.htm
Dans
notre optique, le satellite n'est pas la panacée, c'est
une solution nouvelle (donc à fiabiliser) qui vient compléter
un panel d'offres et ouvrir quelques perspectives.
Mais le niveau de coût actuel ne permet pas la généralisation.
> 4) Quels en sont les inconvénients ?
Des
inconnus subsistent sur les liaisons par satellite en fonction
des conditions météo des vallées de montagne.
Quid, en cas des formations de brouillard dense, givrant
ou non, sur un site équipé d'une liaison de ce type ? Nous
savons au niveau théorique que les masses nuageuses perturbent
les liaisons de et vers le satellite, mais aucun retour
d'expérience n'est disponible actuellement.
Les liaisons sans-fil sont attractives et séduisantes sur
le papier, mais nous disposons, pour certaines, de peu d'exemples
pratiques qui permettent de les évaluer dans le temps. Voilà
pourquoi nous mettons en place quelques sites pilotes qui
vont être mis sous monitoring.
La jeunesse des "FAI" satellite, avec tout ce que cela comporte
de risques pour les usagers : quel niveau de fiabilité,
quels sont les services complémentaires fournis (comptes
pop, hébergement, etc.)
> 5) Connaissez-vous d'autres initiatives similaires
à la vôtre ?
Sur
la veille non, sur des applications du satellite quelques-unes
que j'essaie de tenir à jour pour organiser des échanges
d'expérience. Vous en trouvez en ligne :
Dans le Tarn e-tera:
http://www.alpesdusud.com/observatoire/satellite/magazine/sat_juin.html
Dans
l'Ardèche :
http://www.alpesdusud.com/observatoire/satellite...
LANGUEDOC ROUSSILLON : Le projet Acces LR, piloté par la préfecture
de région, vise à développer une offre d'accès complémentaire
aux autres solutions de technologie d'accès pour répondre
à des besoins immédiats des utilisateurs (ex. : un médecin,
une TPE, un centre de formation, un établissement du Cnam)
notamment dans des zones enclavées (Larsac, Lozère...) et
prévenir la délocalisation des entreprises. Il vise à catalyser
la mise en place dès 2003, d'une filière régionale d'offres
d'accès satellites (équipements et services) en partenariat
d'une part avec Satlynx et d'autre part Sagem-Eutelsat.
La phase d'étude a démarré sous la responsabilité d'un comité
interconsulaire avec des financements de l'Etat, de la CDC,
du Conseil Régional, et des Conseils généraux. Elle débouche
sur une phase pilote portée par le comité interconsulaire
et les conseils généraux en vue de déboucher sur la mise
en place de 1500 sites en 2004 avec un prix forfaitaire
illimité inférieur à 100 EUR par mois et un équipement de
1500 à 2000 EUR.
Cordialement.
-----Fin du Message d'origine-----
M. J.
© Internet Actu 21/11/2002

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Grandes manœuvres dans la distribution d'oeuvres
numériques | |
Elles
auront mis le temps, mais les grandes maisons de productions de
musique et de cinéma ont fini par considérer le réseau non plus
seulement comme une filière de piraterie, mais aussi comme un canal
de distribution. A elles maintenant de faire en sorte que leur
présence incite les internautes à l'honnêteté.
Si
les catalogues de grandes maisons de disques sont officiellement
disponibles en ligne depuis quelques mois, les contraintes sont
encore nombreuses pour les internautes.
Pour ce qui est de la
variété de l'offre, la situation s'est récemment décantée. Premier
signe d'assouplissement de la politique des majors, un site
indépendant, listen.com, est parvenu cet été à regrouper les
catalogues des cinq maisons de disques principales (Sony, Universal,
BMG, Warner et EMI).
Depuis, les négociations entre les deux plates-formes
concurrentes, mises en place par les majors elles-mêmes, PressPlay
(Sony et Universal) et MusicNet (EMI, BMG et Warner) ont permis la
fusion des catalogues. La semaine dernière, MusicNet a finalisé ses
accords de distribution avec PressPlay.
Cette
fusion des catalogues a pris beaucoup de temps et fait prendre un
retard considérable aux maisons de disques ; à en juger notamment
par la présence d'eMusic sur Internet depuis plusieurs années,
proposant en toute légalité, la musique de qualité des labels
indépendants. Mais il est vrai que les enjeux financiers ne sont pas
les mêmes.
L'aspect mercantile engendre d'autres différences entre les
cinq grands et les plates-formes du genre d'eMusic : celle de la
gestion des droits. Quand eMusic permet, moyennant 10 $US par mois,
de télécharger des titres et albums complets en MP3 en jouissant des
droits intégraux de copie et de gravure, les majors tentent par tous
les moyens de priver les internautes de leurs possibilités de copie
des titres téléchargés.
Maintenant que les catalogues sont complétés c'est bien ce
genre de prestations qui fera la différence pour les utilisateurs.
C'est ce que semble avoir compris EMI. Dans le but de faciliter
l'écoute de la musique en ligne, la société de production des
Beatles autorise les copies (multiples mais limitées) après
téléchargement sur le disque dur. Sans perte de qualité, graver "let
it be" sur un CD ou télécharger "Help" dans un baladeur MP3 sera
donc facilité techniquement et complètement légal. On est loin de la
politique des petits labels, beaucoup plus ouverts au réseau, mais
c'est un début qui méritait d'être signalé.
De même, Universal a
décidé de proposer des téléchargements, sans abonnement, au coup par
coup, et à des prix très abordables. Pour 99 cents, certains sites
proposeront le téléchargement d'un morceau de musique, un album
complet devrait être facturé 10 $US. Cette offre vise évidemment à
séduire, par un moyen légal, les adeptes du P2P.
Pour
ce qui est du cinéma, on est encore aux premiers pas des moguls sur
le réseau. Les firmes à films sauront peut-être profiter de
l'expérience de la musique ? Elles ont déjà réuni leur force au sein
d'une seule et même plate-forme : Movielink. Ce site, qui regroupe
Universal, Sony Pictures Entertainment, Warner Brothers, Paramount
Pictures et Metro Goldwyn Mayer, proposera des téléchargement de
films disponibles sur le marché K7/DVD, moyennant 3 à 5 $US. Les
téléchargements seront visionables sur une période d'un mois, mais
seulement pendant 24 heures une fois la lecture commencée. La copie
téléchargée n'est ni transférable ni copiable. A noter que le
service n'est accessible que depuis les Etats-Unis.
Ces
restrictions extrêmement contraignantes ne sont pas de bon augure
pour la réussite de Movielink.
A croire que la leçon n'a pas été
bien retenue.
http://www.pressplay.com/
http://www.musicnet.com/
http://www.emusic.com/
http://www.movielink.com/
M. J.
© Internet Actu 21/11/2002

| Microsoft joue, perd mais
gagne |
Les
résultats de Microsoft sont toujours l'occasion de respirer une
bouffée d'air frais pour les boursiers engloutis dans les abîmes des
indices moribonds. Microsoft affiche toujours d'excellents
résultats, des milliards de dollars de bénéfice, quelque soit la
conjoncture.
Cependant, la parade de Microsoft est quelque peu
gâchée, cette année, par les révélations de la SEC. En effet, le
gendarme de la bourse américaine a tenu à tempérer les chiffres
globaux de Microsoft, en indiquant quels sont les résultats de
Redmond, par secteur d'activité.
Il
ressort ainsi que Microsoft perd de l'argent sur quatre des sept
secteurs d'activité de l'entreprise. La perte la plus nette est en
grande partie due au lancement de la Xbox, puisque c'est la
"division loisir domestique" qui perd le plus d'argent (177 millions
de $US pour un CA de 505 millions). Ces pertes traduisent
d'importants investissements. On les retrouve dans les secteurs des
business solutions (dont le fameux ".Net"), de l'accès à Internet
(MSN) et des équipements mobiles. Sur l'ensemble de ses activités
déficitaires, Microsoft perd 414 millions de $US.
Ces
pertes sont très largement compensées par les 4.879 millions de $US
de bénéfices enregistrés sur les trois autres secteurs d'activités :
les OS (+2.480 millions, pour un CA de 2.890 millions), les suites
bureautiques (+1.880 millions), et les plate-formes serveurs (+519
millions pour un CA de 1520 millions).
On le voit, certaines
activités de Microsoft sont extrêmement rentables. A eux seuls, les
OS permettrait des investissements cinq fois plus importants que
ceux actuellement réalisés.
La
puissance de feu de Redmond est donc loin d'être
inoffensive.
http://www.sec.gov/
M. J.
© Internet Actu 21/11/2002

| Le W3C pour des standards
"royalty-free" |
Les
technologies "essentielles pour l'implémentation de spécifications
du W3C" doivent être exemptées de royalties.
Voilà
clarifiée la dernière position du Consortium du Web. Le groupe de
travail, chargé d'établir la politique de gestion des brevets
touchant les technologies utilisées par certaines technologies, est
donc revenu sur l'idée de mettre en place une licence Rand
(Reasonable And Non Discriminatory)
Toutefoiss dans cette nouvelle moutures toute idée de
paiements de droits n'est pas abandonnée. Les entreprises disposant
de brevets pourront toujours gérer l'utilisation des technologies
concernées et réclamer des droits, si ces technologies ne sont pas
"essentielles" à la mise en place d'un standard.
On
peut donc craindre que rien ne soit réellement résolu. Quelle est la
limite entre "essentielle" et "non-essentielle" ? Difficile. Les
arguties ont donc encore un vaste champ d'application devant elles.
Même si le groupe de travail sur la politique de brevet s'est mis
d'accord majoritairement pour que la licence Rand ne soit plus
intégrée dans des recommandations du W3C.
Les
commentaires sur cette proposition sont ouverts au public et à
l'ensemble des membres du W3C jusqu'au 31 décembre. La prochaine
étape, la recommandation devrait être éditée en février ou mars pour
atteindre le statut final en mai prochain.
http://www.w3c.org/TR/2002/WD-patent-policy-20021114/
"Le W3C revoit sa copie des brevets du Web", IAH
122
"Le W3C s'essaie au brevet", IAH 106
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| Le jeu vidéo gouvernementalement
sauvé des eaux ? |
Dans
l'autrefois étincelant Silicon Sentier, où il visitait les locaux de
la société Darkworks, le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin a
répondu à la "Déclaration commune de l'industrie du jeu vidéo
français, publiée à la fin du mois d'octobre". Il a tenu à dire
qu'il soutenait l'industrie française du jeu vidéo. Un rendez-vous
pour des mesures d'aide a été fixé au premier trimestre
2003.
On
sait d'ores et déjà que Jean-Pierre Raffarin estime à 6 millions
d'EUR le budget attribué au Fonds d'aide à l'édition multimédia
(FAEM) pour l'année 2003. Cette enveloppe sera donc enrichie d'un
million par rapport à celle de l'année 2002.
Il
faudra pour que les concepteurs et éditeurs de jeux vidéo
bénéficient de cette manne que la FAEM voit son champ d'action
élargi puisqu'elle ne visait jusqu'à présent que les sites Internet
et les éditeurs de CD-Rom.
Au-delà des bonnes paroles et des intentions louables, le
Premier ministre a également répondu à certaines propositions
présentées dans la Déclaration. Ainsi, semble-t-il important pour le
chef du gouvernement de baisser les "charges des créateurs". Le
passage de la TVA de 19,6 à 5,5% sur les jeux vidéo lui semble être
une piste à ne pas exclure, bien qu'il s'agisse d'un "sujet
difficile".
En
effet, concernant la taxe sur la valeur ajoutée, la France n'est
plus seul maître à bord. L'Hexagone doit désormais composer avec
l'Union européenne, auprès de laquelle le gouvernement français
négocier déjà une baisse de la TVA sur les disques et la
restauration.
La situation par rapport à cet impôt indirect est
d'autant plus épineuse qu'il faudrait classer les jeux vidéo comme
"oeuvre culturelle", une autre des revendications de la profession,
qui est loin d'être acquise.
Pendant ce passage dans l'ancienne "silicon valley" à la
Française, le Premier ministre a donc essayé de répondre aux
principales interrogations de la profession. Une dernière mesure
pourrait également aider ce secteur. Jean-Pierre Raffarin a déclaré
que l'action du Réseau pour la Recherche et l'innovation en
audiovisuel et multimédia (RIAM), doté de 13 millions d'EUR par an,
pourrait en effet être étendue au jeu vidéo.
Si
l'industrie créatrice du jeu vidéo semble avoir été entendue, il
faudra désormais attendre les mesures concrètes prises par le
gouvernement. Par concrètes, entendons économiques et
financières.
"Le jeu vidéo français lance un SOS", IAH
159
http://www.jvfrancais.org/DECLARATION/declaration.htm
http://www.darkworks.com/
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| Radio en ligne, la saignée se fera
en douceur |
Après
avoir craint le pire pour la santé des radios en lignes, tout cela à
cause de la grande voracité de certaines associations d'ayants
droit, la situation semble s'apaiser.
Le
Congrès américain a adopté dernièrement "l'Internet Radio Fairness
Act". Cette loi oblige les radios en ligne à payer des droits au
prorata de leur audience.
Les deux parties, détenteurs de droits
musicaux et diffuseurs, pourront se mettre d'accord sur les
royalties à verser selon l'importance du site, calculé grâce au
nombre de Web auditeurs.
Cette
mesure permet de faire la différence entre les radios en ligne
professionnelles et amatrices. Ces dernières n'avaient clairement
pas les moyens de payer les taux fixes appliqués au passage de
chaque chanson. Les entrées publicitaires ne suffisaient alors pas à
équilibrer les sorties de royalties.
Si
cette loi ne change pas grand chose pour les gros diffuseurs de
musique en ligne, les petits diffuseurs semblent donc mieux s'en
sortir désormais. On ne devrait leur demander que 2.500 $US par an
(au maximum) ou un pourcentage de leur recette. Une latence de six
mois est prévue avant l'application de ces décisions pour laisser le
temps aux diffuseurs non-commerciaux d'établir des plans de
paiement.
Si
cette solution est évidemment plus satisfaisante que le mode
sélectionné précédemment, il n'en reste pas moins que c'est établir
un rapport inégal entre les radios exerçant leurs activités sur
différents supports. On peut légitimement s'interroger sur la
manière dont seront fixés les royalties et quel sera le recours en
cas de désaccord ?
http://www.congress.org/congressorg...
"Radio en ligne... de mire", IAH 129
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| Sony et Philips s'achètent un
billet pour la course aux DRM |
Pour
453 millions de $US, Fidelio Acquisition Company, détenue par Sony,
Philips "et d'autres investisseurs", vient d'achever la procédure de
rachat de la société Intertrust, spécialisée dans la gestion des
droits numériques, les fameux DRM (pour Digital Right
Management).
Les
deux acteurs du monde de l'électronique ont l'habitude de travailler
de conserve, et on connaît la position de Philips sur les DRM. Un
système qu'il souhaite profitable à la fois aux utilisateurs et aux
entreprises. Quant à lui, Sony détenait déjà une licence
Intertrust.
Cet
achat met donc entre les mains des deux associés pas moins de 26
brevets américains et 85 brevets internationaux, touchant aussi bien
les couches matérielles que logicielles. Mais avec ces brevets
arrivent également une affaire en justice opposant, anciennement,
Intertrust à Microsoft.
Ce
procès est très important puisque le problème à l'origine de cette
longue procédure judiciaire est un viol de propriété intellectuelle
touchant aux DRM. L'importance de cette affaire est encore accrue
quand on sait qu'Intertrust (désormais Fidelio), Microsoft et
Macrovision sont les trois principaux concepteurs de systèmes
anti-copie au monde.
Cette
acquisition place donc Sony, fabricant de matériel mais également
diffuseur de beaucoup de contenus via ses consoles populaires, et
Philips, acteur majeur dans la mise au point de nouvelle technologie
de support et de diffusion, au coeur de l'ouragan DRM qui se lève
sur le monde de la création numérique.
La
concentration verticale des moyens de production et de sécurisation
des médias numériques est ainsi renforcée. Microsoft, qui jusque-là
pouvait jouer de la puissance de son système d'exploitation et de
ses lecteurs multimédias devra donc faire attention à ce que ces
deux acteurs, moins marqués idéologiquement ne lui ravissent pas la
vedette.
http://www.sony.com/SCA/press/021113.shtml
http://www.newscenter.philips.com...
http://www.intertrust.com/main/index.html
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| Gnu/Linux : un pas en avant, un pas
en arrière... |
L'Etat fédéral indien avait mis en branle un programme
d'installation de logiciels libres dans ses administrations et son
système éducatif. Sur ces entrefaites, Bill Gates débarque et fait
un chèque de 400 millions de $US sur trois ans.
Mais
la valse n'est pas finie. Richard Stallman, président fondateur de
la Free Software Foundation, arrive en Inde et encourage l'adoption
de solutions libres, qui sont les seules à pouvoir aider le pays
dans son développement des TI.
Si
certains Etats indiens se sont révélés favorables à la solution open
source, d'autres ont jugé que l'Inde est pays trop pauvre et que
"nous ne pouvons pas développer des systèmes d'exploitation et des
plates-formes pour notre propre compte". Une situation fait que la
solution Gnu/Linux n'est pas adaptée. Il a même été dit à Richard
Stallman qui déclarait que Microsoft pratiquait une politique
d'addiction en donnant des logiciels qu'on ne pouvait pas "porter
des accusations contre une société juste parce qu'elle
réussit".
Et
pourtant, les prix des produits Microsoft, même revus à la baisse
comme le laissait entendre Bill Gates, sont trop coûteux pour un
foyer indien normal. Le revenu moyen indien par an est de 400 $US,
ce qui couvre à peine l'achat de Windows et des produits nécessaires
pour travailler correctement.
Le
problème de l'interopérabilité entre solutions propriétaires et
libres pourraient se poser au sein de l'Etat indien si les deux
types de logiciels doivent cohabiter, certains préférant le
propriétaire et les autres le libre.
En
Inde, ce pourrait être une défaite pour l'open source. Ce qui est
fort dommage puisque l'Inde, qui regorge de programmeurs, pourrait
très bien suivre les traces de la Chine et développer un équivalent
de la Red Flag chinoise, par exemple.
En
tout cas, le débat du passage du propriétaire vers le Libre est
mondial, le Japon a en effet annoncé mettre en place une commission
d'étude, dotée d'un budget de 410.000 $US, pour obtenir un "résultat
objectif". Siègeront au sein du groupe d'experts des universitaires,
des informaticiens et des dirigeants de Microsoft.
http://economictimes.indiatimes.com/...
"En Inde, Bill guette", IAH 161
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| Worldcom devrait redresser la
barre |
L'arrivée de l'ancien PDG de Compaq à la tête de Worldcom est
désormais officielle. Michael Capellas a la réputation d'être un
homme de restructuration et de vente, et non de développement à long
terme ; il n'a pas ailleurs aucune expérience du milieu des
télécommunications, ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose,
aux dires de certains experts.
Worldcom va donc beaucoup changer d'ici à sa sortie de
Chapitre 11 prévue pour la mi-2003. Tout d'abord, les accords avec
le SEC devraient être signés et les amendes pour fraude fixées.
Certains des anciens dirigeants plaidant coupable dans cette affaire
de faillite, la société devrait se voir relativement épargnée.
Cependant, il ne faut pas oublier que le montant des fraudes a
atteint 9 milliards de $US et que certains spécialistes s'attendent
à le voir croître davantage.
Les
premiers objectifs de Michael Capellas seront donc de redonner un
tonus nouveau à cette entreprise. Si d'un point de vue financier et
opérationnel, elle fonctionne à nouveau mieux - Worldcom affiche un
Ebitda (les gains avant intérêts, taxes, dépréciation,
remboursements, etc.) à nouveau bénéficiaire et lance de nouveaux
services - il va falloir redorer son blason et vite.
L'opérateur de télécommunication incarne la plus grosse
faillite de l'histoire américaine. Pour revaloriser son image,
Worldcom devrait changer de nom assez rapidement et adopter celui
d'une de ses sous-marques prestigieuses MCI. Ensuite, cinq des
membres du comité des directeurs devraient être remplacés, ainsi
qu'un certain nombre des directeurs de sous-division, qui étaient
déjà en place sous l'ancienne direction.
Une réorganisation
interne, au niveau des services de comptabilité devrait aussi voir
le jour. L'épuration continue donc, après le renforcement du service
d'audit interne de Worldcom la semaine dernière.
Tout
dépendra désormais de la stabilité des entrées de liquidités. Pour
l'instant, grâce à une sortie de cash limitée par la protection du
chapitre 11, Worldcom a près de 1,4 milliard de $US en
main.
Michael Capellas a, semble-t-il, fait un bon office auprès
de Compaq. Il lui reste donc à relever ce défi et à espérer que la
dette ne croîtra pas trop. En tout état de cause, le Gartner Group a
exposé dans un court compte-rendu son avis, qui voudrait que
Worldcom se sorte plutôt bien de la situation actuelle.
http://www.worldcom.com/global/about...
http://www3.gartner.com/resources/111400/111431/111431.pdf
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| Napster à terre mais pas
KO |
Après
la rumeur d'un rachat éventuel de l'ancien roi des échanges de
fichiers en ligne, Napster, par un site pronographique, il
semblerait que les choses se précisent.
Sur son site, Roxio,
éditeur de logiciels (Easy Cd Creator, entre autres), annonçait
avoir atteint un accord définitif pour le rachat des actifs de
Napster.
Roxio recevra, entre autres, toutes les propriétés
intellectuelles de Napster, incluant ses brevets
technologiques.
L'éditeur de logiciels ne prend évidemment pas en charge les
dettes et n'assume pas les actions en justice existant avant
l'accord.
Roxio
a déboursé 5 millions de $US et une garantie sur 100.000 de ses
actions (des bons de souscription). Une bien modeste somme pour
agrandir l'assise de la société et enrichir ses produits, quand on
pense à ce qu'avait pensé débourser le groupe Bertelsmann. Par
ailleurs, les technologies développées par Napster pourraient
également être intégrées à des projets à long terme non encore
connus.
Toutefois, Napster n'est pas encore tiré d'affaire. Il faut
en effet que le tribunal des faillites de l'Etat du Delaware, qui
gère la liquidation de Napster, se prononce sur cette candidature au
rachat. La décision devrait être connue le 27 novembre
prochain.
http://www.roxio.com/en/company/news...
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

Pour
cause de mauvais résultats, AMD, acteur important des processeurs et
autres micro-composants, vient d'annoncer qu'il allait se
débarrasser de 15% de ses effectifs, soit environ 2.000
personnes.
Ces départs devraient tous être effectifs à la fin du
deuxième trimestre 2003. Les choses vont vite, puisque 1.000
employés ont déjà été informés de leur licenciement.
Ces
mises à la porte vont avoir pour répercussion plusieurs centaine de
millions de $US de frais de restructuration, au cours du quatrième
trimestre de cette année. Mais l'économie générée par ces départs
devraient se monter à 350 millions de $US en 2003. Autant dire que
la situation pour la société américaine ne sera pas mirifique avant
quelques mois.
Les
licenciements n'ont épargné aucune zone géographique, les
Etats-Unis, l'Asie et l'Europe sont concernés.
Pour compenser
cette mauvaise nouvelle, le PDG d'AMD, Hector Ruiz, a déclaré que
dans les six mois à venir, sa société allait lancer de nouveaux
produits extrêmement compétitifs.
Il
n'y a plus qu'à espérer, pour le monde de l'informatique et pour
AMD, que les processeurs Opteron/Hammer feront partie de ce
débarquement.
http://www.amd.com/us-en/Corporate/...
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

| Hynix perd 513 millions de $US au
premier trimestre |
Dans
son dernier rapport financier trimestriel, Hynix Semiconductor
annonçait une perte de 513 millions de $US, ce qui représente une
chute importante par rapport au trimestre précédent.
Le total des
ventes de la société coréenne s'élève à 543 millions de $US, soit
une baisse de 15% par rapport au deuxième trimestre.
Le quatrième
trimestre devrait être meilleur, de l'avis de la direction. En tout
cas, Micron, qui a déposé une plainte auprès du DoC américain, doit
se réjouir de voir l'état des finances de son ex-futur
fusionné.
http://www.hynix.com/allnews/eng/...
P. F.
© Internet Actu 21/11/2002

Un
Père Noël en short, avec un uniforme et une camionnette, une
casquette vissée sur la tête et le bon de livraison à signer d'une
commande passée sur Internet : voilà ce que les analystes prédisent
à plus de 5 millions de foyers français.
Plusieurs instituts ont
dévoilé la semaine dernière les bons chiffres du commerce
électronique français, même s'il reste toujours à la traîne par
rapport au reste de l'Europe.
Selon l'Acsel (Association pour le
commerce et les services en ligne), les chiffres commandés à Nielsen
et Médiamétrie sont des plus encourageants. Le commerce en ligne
enregistre sa plus forte croissance depuis longtemps (+114% dans les
18 derniers mois), avec 5 millions d'acheteurs en France.
Parmi
les facteurs incitants au commerce électronique, on note que la
longévité de la présence sur Internet est toujours importante mais
également qu'une connexion à haut débit semble plus propice au
commerce.
Cette embellie du commerce en ligne est de bon augure
pour les fêtes ; d'autant que ces statistiques sont confirmées à
plus large échelle. En effet, les cabinets d'études européens
Forrester et Gartner prévoient une très belle saison pour les
cyber-commerçants, européens notamment. Avec des chiffres s'étalant
de 7,6 à 15,7 milliards d'EUR, les projections de CA du commerce
électronique en Europe sont en hausse. Une telle différence dans les
prédictions de résultats jette cependant le discrédit sur la
pertinence de ce genre d'étude.
http://www.acsel.asso.fr/acsel/index.htm
http://www.forrester.com/home/0,6092,1-0,FF.html
http://www.gartnerg2.com/site/default.asp
M. J.
© Internet Actu 21/11/2002

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Entre forum et
lobby, le coeur du gouvernement balance
| |
Plusieurs réformes concernant la politique gouvernementale
en matière d'Internet sont actuellement l'objet de forum public
sur les sites du gouvernement. On pense notamment à celui
du grand chantier de l'administration en ligne qui vient d'être
prolongé sur Internet.gouv.fr, mais également au forum de
"impots.gouv.fr" qui appelle, depuis peu, les entrepreneurs
à s'exprimer sur les exonérations fiscales qui devraient bientôt
être liées à l'ouverture de sites d'entreprises. Reste à savoir
si ces forums influencent réellement le processus de décision
gouvernementale.
Sous
l'impulsion d'Henri Plagnol, Secrétaire d'Etat à la réforme
de l'Etat, les internautes sont appelés à réfléchir aux solutions
que devra proposer l'administration en ligne. Après quinze
jours de débats en ligne une première synthèse est dégagée,
qui résume assez bien les attentes et les craintes des Français.
Sur près d'une dizaine de sujets (de la qualité de l'information
disponible à la conception technique des services en ligne),
on trouve à chaque fois un résumé des critiques et des propositions
émises par les internautes.
Bien
sûr, la discussion ne vole pas toujours si haut. Le forum
permet ainsi de citer ce qu'on voudrait voir intégré à un
"bêtisier de l'administration en ligne". Les contributions
sont modérées a priori. Si cette modération fait effectivement
barrage à l'injure, elle n'empêche pas la critique.
Du fait de son succès, ce forum reste ouvert pour un mois
supplémentaire. Une responsable de l'Insee qui a fait connaître
l'existence de ce forum autour d'elle nous disait récemment
son regret de voir les fonctionnaires si peu impliqués dans
ces débats.
C'est l'occasion pour eux de donner aussi leur point de vue.
Le
forum de "impots.gouv.fr", sur les dispositions fiscales vis-à-vis
d'Internet en entreprises, pourrait au contraire être écourté.
Il est vrai que dans ce débat technique, on est loin des 1.300
messages du forum précédemment cité. Il n'empêche qu'il méritait
d'être signalé comme participant d'une volonté d'impliquer
la société civile à de plus nombreuses décisions politiques.
Qu'en
est-il justement de ces critiques et propositions au moment
de prendre la décision ? On peut légitimement se poser la
question lorsqu'on voit ce que le gouvernement propose en
matière de responsabilité des hébergeurs dans sa prochaine
loi. Alors que le débat penche très largement en faveur d'une
solution juridique, le Premier ministre a cédé aux pressions
de certains groupes qui aimeraient pouvoir censurer plus facilement
le réseau. Par la voix de son porte-parole Jean-Christophe
Le Toquin, l'Afa (Association qui regroupe de nombreux hébergeurs)
dit se satisfaire d'une vision républicaine des réseaux, tout
en sachant que, contrairement à ce qu'affirme le gouvernement,
la loi ne règle rien. Sous la pression du "lobby des ayants-droits",
le gouvernement n'a pas pu mettre les hébergeurs à l'abri
de nouvelles poursuites. La nouvelle loi pourrait même entraîner
leur condamnation.
Cette
démonstration ne cherche pas à prouver que participer à des
forums ne sert à rien, au contraire, il faut participer et
de manière plus insistante encore à ces forums. Mais face
à certaines pressions, il est également indispensable de s'organiser
de manière un peu plus concrète.
Synthèse et porte d'entrée du forum
d'Internet.gouv.fr
forum du site des impôts
les hébergeurs raffarinés
M. J.
© Internet Actu 21/11/2002

| Le Conseil de l'Europe s'engage
contre le racisme sur le réseau |
Un
an après la signature de la Convention internationale sur
la cybercriminalité, le comité des ministres du Conseil de
l'Europe a adopté le protocole qui manquait au texte ; celui
"relatif à l'incrimination des actes de nature raciste et
xénophobe commis par le biais de systèmes informatiques".
Lors
de leur séance de travail du 7 novembre dernier, les ministres
des 44 pays membres du Conseil de l'Europe, plus ceux des
pays observateurs (Etats-Unis, Mexique, Afrique du sud et
Japon), se sont enfin mis d'accord sur les termes du Protocole.
Ce texte n'avait pas été adopté l'année dernière, notamment
en raison des réticences de certains pays de l'Europe du Nord
et les pays anglo-saxons qui ne voulaient pas porter atteinte
à la liberté d'expression. Si le texte est précis et défini
les termes, il n'en reste pas moins écrit dans le style du
consensus diplomatique.
Ce
texte a une double vocation : harmoniser le droit pénal matériel
et améliorer la coopération internationale dans la lutte contre
le racisme et la xénophobie. Le Conseil de l'Europe demande
en effet aux Etats de "criminaliser la diffusion de matériel
raciste et xénophobes, dans le cadre d'échanges informatiques,
ainsi que la motivation ou l'insulte à motivation raciste
et xénophobe, la négation, la minimisation grossière, l'approbation
ou la justification du génocide ou des crimes contre l'humanité,
notamment ceux qui se sont produits pendant la période de
1940 à 1945." explique le communiqué de presse du Conseil
de l'Europe.
Dans
ce même communiqué, le Conseil de l'Europe précise que toutes
les infractions définies dans le Protocole doivent être commises
"intentionnellement pour que la responsabilité soit engagée".
Dans ce cadre là, le FAI ne peut pas être reconnu responsable
des données qu'il transmet, car c'est juste un intermédiaire.
Cela dénote d'une réelle avancée, notamment au regard de l'actualité
française de cette dernière année.
Cependant la Convention n'a été ratifiée que par deux Etats
signataires (Albanie et Croatie), et certains des Etats présents
lors de l'élaboration n'ont même pas signé le texte. Or la
mise en oeuvre de la Convention et de son Protocole requiert
qu'au minimum 5 pays la ratifie.
Le Protocole sera ouvert à la signature en janvier 2003, à
l'occasion de la prochaine session de l'assemblée parlementaire
à Strasbourg.
Communiqué de presse du Conseil de
l'Europe
Protocole additionnel à la Convention sur la cybercriminalité
sur l'incrimination d'actes
de nature raciste et xénophobe commis par le biais de systèmes
informatique
Cybercriminalité : dossier thématique du Conseil de
l'Europe
Les 44 Etats membres du Conseil de
l'Europe
A. M.
© Internet Actu /2002

| Le nombre d'internautes est en
hausse de 30% |
La
Cnuced (conférence des nations unies pour le commerce et le
développement) vient de remettre son rapport annuel. Majoritairement
consacré au commerce électronique et son développement mondial,
il donne de nombreuses données macro ayant trait au développement
et à la situation de l'Internet mondial (En collaboration
avec l'union internationale des Télécommunications, ITU)
On
apprend que fin 2002, notre terre compterait 655 millions
d'internautes, contre 500 millions fin 2001. Cela se traduit
par une augmentation de 2.5% d'internautes dans la population
mondiale (soit près de 157 millions d'internautes en plus).
Les pays en voie de développement (PVD) ont plus participé
à cette croissance, en 2001, puisqu'un tiers des nouveaux
internautes en étaient originaires.
"E-commerce and development report, 2002" met en avant les
données, régions par régions.
En Afrique, on compte que 1 habitant sur 118 est internaute.
Ce qui représente une augmentation de 46% du nombres d'internautes.
On remarque cependant que cela ne concerne en réalité qu'une
partie des pays du continent. En effet, si on exclut les cinq
pays les plus connectés (l'Afrique du Sud, l'Egypte, le Kenya,
le Maroc et la Tunisie ), seul un Africain sur 440 a accès
au réseau. La Cnuced relève quand même que l'accès Internet
est possible au moins dans toutes les capitales africaines.
L'Asie et le Pacifique sont, sans conteste, les régions moteurs
en matière d'Internet. Le nombre d'utilisateurs y augmente
de 50 millions chaque année. La Chine est passée de 33 millions
d'internautes en 2001 à 56 millions en 2002, et se place en
seconde position (loin derrière les Etats-Unis, à 143 millions
d'utilisateurs). Cette vitalité asiatique se traduit aussi
par les infrastructures.
L'Inde reste cependant derrière, avec un Indien sur 147 qui
est connecté ; et ce malgré une hausse de 25% du nombre d'internautes.
Les plans d'e-gouvernement et de formation aux nouvelles technologies
annoncés par le gouvernement fédéral indien traduit la volonté
du sous-continent de connecter la population au réseau mondial.
La Cnuced présage une explosion de la population internaute
indienne en 2006.
L'Amérique Latine a observé une augmentation de 36% de son
nombre d'internautes. Mais le continent sud américain fonctionne
un peu de la même façon que l'Afrique. En effet, l'ITU estime
que deux tiers des internautes n'appartiennent qu'à 4 pays
( Brésil, Argentine, Chili et Mexique).
L'Amérique du Nord n'a connu qu'une faible croissance, 14,4%,
qui s'explique notamment par une plus forte pénétration dans
les années antérieures. L'Europe (au sens géographique) connaît
un schéma totalement différent, avec une croissance de 33.3%.
Le
chiffre le plus "impressionnant" concerne la France qui a
connut en 2001 une croissance de 84% du nombre d'internautes,
en passant de 8,5 millions d'internautes à 15,7 millions.
De bonnes perspectives pour l'industrie des TI en 2003,
selon les prévisions de la Cnuced
E-commerce and development report 2002
A. M.
© Internet Actu /2002

| UKOnline 2005, en perte de
vitesse |
L'organisme chargé de la mise en place du programme de société
de l'information en Grande Bretagne, l'Office e-Envoy, a publié
son rapport annuel, le 19 novembre.
Dans le même temps se tenait le e-Summit, organisé par e-Envoy,
conférence qui réunissait des groupes internationaux d'e-gouvernement,
d'e-citoyens et d'e-commerce. A cette occasion un autre rapport,
commandé par le gouvernement, a été présenté, "World's most
effective policies for the e-Economy". Ce second rapport avait
pour but de réaliser un benchmarking entre 9 pays (Etats-Unis,
France, Australie, Italie, Canada, japon, Allemagne, Suède
et Royaume-Uni) en matière d'e-gouvernement et plus largement
d'état d'avancée de ces pays.
"On
s'en sort bien, mais ce n'est pas suffisant" a déclaré le
Premier ministre, Tony Blair, lors du e-summit à propos de
l'avancée d'UKOnline.
Les
deux rapports montrent, d'une part, que les objectifs seront
difficiles à tenir, et que, d'autre part, le Royaume-Uni est
largement devancé par d'autres pays.
Le rapport annuel met en évidence que les entreprises et les
citoyens ne se sont pas encore appropriés Internet, que le
e-commerce ne décolle pas vraiment, mais aussi que de nombreux
britanniques ne savent pas se servir d'un ordinateur, et ne
sont pas connectés.
Par ailleurs, le benchmarking effectué met en exergue que
si 11% des citoyens britanniques utilisent les services d'e-gouvernement,
ils sont 34% aux Etats-Unis et 46% au Canada.
Par
ailleurs, Tony Blair a longuement insisté sur "l'âge de pierre
technologique" du Royaume-Uni comme frein important à la réelle
mise en place d'une société connectée pour 2005. Mais le tableau
n'est pas complètement noir. Il a rappelé que certains services
en ligne fonctionnent très bien et montrent leur efficacité,
notamment en matière de santé. Selon le rapport annuel d'e-Envoy,
les collectivités locales prévoient qu'un tiers des services
seront en ligne à la fin 2002 et que tous seront disponibles
en 2005.
Tony
Blair a annoncé que le gouvernement consacrera près de 10
milliards d'EUR, tous ministères confondus, à UKOnline, d'ici
à 2005. Il prévoit aussi de relier au haut débit toutes les
institutions publiques (le gouvernement y consacrera 1,6 milliard
d'EUR), et que les écoles seront toutes connectées en 2006.
Au
delà des infrastructures, les deux rapports mettent en avant
le besoin de formation des citoyens et des entreprises, dont
dépend vraiment le décollage de la société de l'information.
http://www.e-envoy.gov.uk/oee/oee.nsf/sections/esummit-index/$file/indexpage.htm
A. M.
© Internet Actu /2002

| Sensibilisation des jeunes
britanniques à la vie publique |
Le
gouvernement d'outre-Manche a lancé la semaine dernière une
déclinaison de son programme UKOnline 2005 pour les 11-18
ans. YoungGog est le site dédié aux jeunes et adolescents.
Ils trouvent toutes les informations relatives à leurs démarches,
actuelles ou futures, mais aussi des informations du quotidien.
Les dossiers proposés abordent des thèmes allant de la Constitution
britannique à un abécédaires des politiques, en passant par
des focus sur les drogues, le harcèlement ou encore la sécurité
sur le réseau. Les dossiers sont relativement clairs et courts
; ils sont généralement ponctués par des liens renvoyant vers
d'autres catégories du site ou sur des sites extérieurs.
La genèse de ce site se trouve dans l'idée que les enfants,
les adolescents doivent devenir tôt des acteurs de leurs vies.
Et le Net est un media que beaucoup de teenagers britanniques
utilisent. Le gouvernement s'est donc adapté. Le projet est
né en août 2001, et s'est construit avec l'aide de 700 jeunes
mis à contribution. Ils ont notamment donné le ton, le rubriquage
et l'ergonomie qui conviennent à leur génération.
http://younggov.ukonline.gov.uk/
A. M.
© Internet Actu /2002

| Une librairie numérique multilingue
pour les enfants |
L'Université du Maryland et le site Internet archive (http://www.archive.org/) ont lancé leur International
Children's Digital Library. En fait, il s'agit de la phase
2 de leur projet.
A l'heure actuelle, 200 livres, libres de droit ou dont l'utilisation
est autorisée, sont disponibles via le web. Les livres numérisés
sont accessibles via une application, téléchargeable sur le
site. Ils sont "mis en scène" dans une interface destinée
aux enfants. D'ailleurs, le logiciel a été élaboré avec la
collaboration de quelques enfants, âgés de 7à 11 ans.
La recherche est simple, et peut se faire par zone géographique
ou par thèmes. Ensuite, les livres sont choisis grâce à la
photo de leur couverture.
Des livres du monde entier sont disponibles, et ce, dans leur
langue d'origine (27 cultures et 15 langues sont représentées).
On trouve par exemple une vieille édition des Fables
de la Fontaine, très joliment illustrée.
Selon les responsables du projet, cette démarche s'inscrit
dans leur vision d'Internet : fournir un accès direct et global
à des contenus de qualité. En effet à terme, en phase 3, ils
prévoient d'avoir 10.000 livres illustrant 100 cultures, soit
100 livres par culture.
http://www.icdlbooks.org/
A. M.
© Internet Actu /2002

La
Cnil a décidé de communiquer il y a quelques jours les noms
des 5 entreprises qu'elle a dénoncé au Parquet, dans le cadre
de l'opération "Boîte à Spam", lancée en juillet dernier.
320.000 spams ont été transférés à la Cnil. C'est à la suite
de l'analyse et de l'étude de ces messages, que la Cnil s'est
décidée à agir.
Les entreprises mises en cause sont à majorité française ;
une seule est américaine. Deux d'entre elles traitent de pornographie.
Les trois autres ont des activités diverses. L'une vend des
logiciels "aspirateurs" d'adresses e-mail, l'autre est dans
le domaine du tourisme et la troisième vend des "produits
pharmaceutiques" ; il s'agit en fait surtout du Viagra.
Il est tout de même étonnant que la Cnil ait livré en pâture
aux media les noms de ces entreprises. En effet, rien ne l'y
obligeait et cela ne change rien à la procédure mise en place.
L'autre chose étonnante est le nombre, pourquoi pas 3, 10
ou 20 noms d'entreprises ?
L'important est que ces entreprises soient poursuivies.
La Commission reste néanmoins consciente du fait que ces poursuites
ne vont pas révolutionner ou stopper les mails publicitaires,
mais espère "faire un exemple".
http://www.cnil.fr/frame.htm?thematic/internet/spam/spam_sommaire.htm
A. M.
© Internet Actu /2002
