La santé sous tension, la e-santé
dans le coma
Aux Etats-Unis, on y croit encore. En France, on n'y
pense même plus. Outre-Atlantique, les vertus d'une
technologie participant à l'amélioration du système de soins
sont encore capables de mobiliser les énergies. En témoigne
cet ambitieux projet de réseau de dossiers médicaux
électroniques autour duquel viennent de se rassembler des
associations de médecins, des groupes de patients et une
petite dizaine d'entreprises (HP en tête) sous le nom d'une
nouvelle organisation, Patient Safety Institute.
Dans
l'Hexagone, le feu - jamais vraiment éteint depuis l'époque
Juppé - s'est ravivé ces deux derniers mois, les braises ne
manquant pas : 35 heures à l'hôpital, organisation des gardes
et urgences et maintenant tarifs des actes. Difficile de
projeter les outils électroniques de la continuité des soins
et de l'exercice en réseau quand le système de soins lui-même
continue de marcher sur la tête. La e-santé, ça aurait pu
prendre la forme d'une dose d'électronique dans des rouages
huilés. On ne fera pas l'économie de s'attaquer aux
rouages, quels que soient les résultats de ces chantiers de
e-santé soutenus à coups d'appels à projets ministériels et
autres FAQSV.
Dominique
Lehalle © Interactive Santé, 11/01/02

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La
reconnaissance faciale ne marche pas mais se vend
bien
Objectif Numérique : Bien acheter son
photoscope
DRH Actu : Le retour du
blues...
Franche-Comté Un portail pour les
réseaux… tambour battant !
Il aura fallu environ un an à la Franche-Comté pour
poser les fondations d'une plate-forme destinée à accueillir
toutes les applications d'exercice en réseau de la région. Un
record ! et une opération qui intéresse maintenant vivement
les régions voisines du Grand-Est.
Par Dominique Lehalle
L'ouverture du portail santé de la Franche-Comté est
imminente. La conception de cette plate-forme qui a vocation à
faire communiquer l'ensemble du monde de la santé autour du
patient remonte à la fin de l'année 2000. L'opération est,
depuis, activement soutenue et promue par l'Agence régionale
de l'hospitalisation qui en a confié la coordination à un
chargé de mission recruté dans cet objectif en décembre 2000,
Hervé Barge. Etat des lieux à mi-janvier : "les serveurs
sont commandés, la plate-forme (en environnement Zope)
déployée, l'annuaire (LDAP) écrit et la plupart des briques
validées", commente-t-il. En outre, un appel d'offres
concernant le dossier médical minimum partagé à été lancé.
Une action
menée tambour battant, mais il faut reconnaître que la région
ne manquait pas d'atouts. Tout d'abord, le conseil régional
s'est préoccupé très tôt de la mise en place d'un (réseau
fibres optiques) notamment exploité pour interconnecter les
établissements hospitaliers. La télémédecine a commencé à
fonctionner en périnatalité par exemple. Enfin, les 13
principaux hôpitaux publics de Franche-Comté viennent de se
raccorder au RSS. Deuxième atout : l'ensemble des acteurs
concernés a su travailler de concert, au sein d'un comité de
pilotage régional regroupant notamment les leaders des
réseaux. "Cela nous a permis par exemple de sélectionner
avec ces professionnels les 40 items de base d'un dossier
minimum partagé", explique Hervé Barge. Mieux : ce comité a
été élargi à un comité de réflexion ouvert aux représentants
de l'URML, de l'URCAM et de l'Ordre national des
médecins.
Priorité
de l'ARH : mutualiser tout ce qui peut l'être, à l'instar des
chartes professionnels de santé et patients, indispensables au
fonctionnement des réseaux. Et bien sûr des spécifications
techniques concernant la transmission de données de santé et
les échanges entre systèmes d'information. Sans oublier les
contenus d'informations qui seront également mis à disposition
des patients via ce portail. Il offrira en effet trois
niveaux d'accès : au grand public, aux professionnels en zone
sécurisée RSS (notamment pour l'accès aux dossiers) et aux
professionnels en mode ouvert (pour les forums et les news par
exemple).
Côté
financier, les premiers réseaux ville-hôpital à utiliser le
portail ont été retenus dans le cadre de l'appel à projets
e-santé 2001 pour une enveloppe d'un peu plus de 300 000
Euros.
A propos
du réseau haut débit de Franche-Comté http://www.besancon.com/intro/francais/
Le site de
l'ARH Franche-Comté http://www-arh-besancon.sante.gouv.fr/
©
Interactive Santé 11/01/02

Le chiffre Télétransmission
en Euro pour un professionnel sur deux
Le GIE Sesam-Vitale diffuse désormais
chaque semaine un tableau de bord de la migration des outils
de télétransmission des professionnels de santé en version
compatible Euro. Au 30 décembre, l'organisme a donc
comptabilisé plus de 59 000 professionnels de santé utilisant
cette dernière version (cahier des charges dit 1.31) sur un
total de plus de 101 000 télétransmetteurs. Par catégorie
de professionnels, on peut noter que la migration est
pratiquement achevée chez les pharmaciens (avec 11 955 des 12
364 affichés en télétransmission), les masseurs-kinés (11 109
sur 14 452) et les orthophoniste (3 235 sur 4 629). Elle est
également en bonne voie chez les infirmières. En revanche,
moins de la moitié des médecins (44% exactement) disposait à
cette date d'un progiciel version 1.31 (laquelle permet non
seulement de gérer l'Euro mais les risques Accident du travail
et Maternité).
Pour
faciliter la mise à jour des postes de travail, deux éditeurs
ont lancé des opérations spéciales, rapporte également le GIE
sur son site : les Cafés Vitale des installateurs Express
Vitale/Prokov Editions, et les Stations Service Mise à jour du
réseau Axilog.
http://www.sesam-vitale.fr/ http://www.cafes-vitale.com/ http://www.axilog.fr/AxiAM/Axiam131.asp
D.L. ©
Interactive Santé, 11/01/02

Concentration WebMD pour le grand
public, Medscape pour les professionnels
En
rachetant les actifs de Medscape/Medicalogic, fin décembre,
les dirigeants de WebMD ont délimité précisément les
territoires de ces marques. Le portail de Medscape constituera
la tête de pont du nouveau conglomérat à destination des
professionnels de santé, tandis que WebMD poursuivra sa
mission d'information et de services pour les
consommateurs. L'addition des deux leaders de la e-santé
américaine donne maintenant 15 millions de visiteurs par mois
sur les sites et 575 000 médecins enregistrés.
Medscape,
qui avait absorbé Medicalogic, spécialisée dans le dossier
médical électronique, au début de l'année 2000, s'était
officiellement déclarée en vente au début de l'automne et
avait, à la même époque, déjà dégraissé quelque 20% de son
effectif. De son côté, WebMD avait, en septembre, mis fin à
un accord technologique, vieux de quelques mois seulement,
avec Microsoft.
Pour
Medicalogic, qui conserve son équipe dirigeante, ce deal
permet de se concentrer sur le développement et le déploiement
des applications de dossier médical électronique. Pour
WebMD, cette acquisition renforcera l'offre aux professionnels
et permettra de continuer à viser l'objectif de connecter
médecins et patients avec leurs plans d'assurance et tous
types de fournisseurs, commente Martin Wygod, président. Il
prévient d'ores et déjà que le rachat va peser sur les
finances de l'entreprise, même si toutes les formes de
synergie peuvent être mises en oeuvre.
Le
communiqué de Medicalogic http://investor.medicalogic.com/ireye/ir_site.zhtml?ticker=mdli&script=418&layout=-6&item_id=239841
Le
communiqué de WebMD http://www.webmd.com/corporate/index.html
D.L. ©
Interactive Santé, 11/01/02
Lire
aussi
Un dossier
sur WebMD
La
mutation de WebMD 18 janvier 2001 http://www.interactive-sante.com/acteurs/entreprises/2001/jan/010118_webmd.html WebMD
: chambardement dans les partenariats 26 janvier 2001 http://www.interactive-sante.com/acteurs/entreprises/2001/jan/010126_webmd2.html Les
challengers de WebMD 2 février 2001 http://www.interactivesante.com/acteurs/entreprises/2001/fev/010202_webmd.html
Medscape
crée une giga-base de données cliniques 6 septembre
2001 http://www.interactive-sante.com/enjeux/dossier_medical/2001/sep/010906_mining.html
Un
entretien avec Mark Leavitt, président de Medscape 9 mars
2001 http://www.interactive-sante.com/enjeux/dossier_medical/2001/mar/010309_markleavit.html

Dernier
tour Médisite… toujours à
vendre
Mise en
vente fin novembre, dans le cadre d'une procédure d'open bid
dont le terme était fixé au 14 décembre dernier, la société
Médisite n'a pas trouvé acquéreur. Le conseil d'administration
a convoqué, pour le 15 janvier, une assemblée générale qui
serait invitée à se prononcer sur une liquidation anticipée de
l'entreprise.
D.L. ©
Interactive Santé, 11/01/02
Lire
aussi Médisite : open-bid par e-mail 29 novembre
2001 http://www.interactivesante.com/acteurs/entreprises/2001/nov/011129_medisite.html

Partage de
compétences Le
Languedoc-Roussillon inaugure un réseau de télémédecine en
neuro-imagerie
150 à 200 patients par an : c'est la première
estimation du volume de dossiers soumis à télé-expertise
donnée par le tout jeune réseau centré sur les urgences
neurovasculaires mis en place dans le Languedoc-Roussillon.
Dix établissements* se sont rassemblés, à Béziers, mi-décembre
pour son lancement officiel, mais le centre référent désigné
est le CHU de Montpellier.
Premier
bénéfice attendu, à l'instar de ce qui peut être observé dans
les autres réseaux du même type : éviter les transferts
inutiles de patients. C'est effectivement le cas, en règle
générale, pour la moitié des dossiers transmis, sachant
également que l'on a évalué à 18 % la proportion de dossiers
transmis sans demande de transport mais qui ont fait l'objet
d'un déplacement. En outre, cette organisation va jouer
sur le délai de prise en charge. Important dans le cas d'un
traitement thrombolytique qui nécessite un avis expérimenté
dans les 3 heures. Et, bien sûr, les établissements
comptent désormais sur ce réseau pour les aider à mieux
prévoir les conditions d'accueil d'un patient transféré en
urgence.
Solution
technique : une station émettrice dans chaque centre
hospitalier d'accueil des urgences neurologiques, et une
station réceptrice dans le centre référent. La station
émettrice permet la récupération des informations (images et
données d'identification du patient) des différentes modalités
d'acquisition (ex : scanographe), le stockage et l'émission
vers le centre référent. La station réceptrice permet le
stockage des informations transmises et l'interprétation des
images afin de fournir un diagnostic. Le réseau a
distingué deux modalités de fonctionnement selon que la
télé-expertise est faite en urgence ou non. Dans ce dernier
cas, des sessions seront organisées à un rythme
hebdomadaire.
Au delà du
partage de compétences favorisé par cette nouvelle
organisation, ses acteurs ont apparemment pris la mesure de
l'enjeu en soulignant qu'elle "suppose un changement dans les
modalités de prise en charge des urgences neurologiques et
neurochirurgicales, qui doit se constituer autour d'un projet
global, avec des objectifs concertés et déplacer le centre
d'intérêt d'un établissement particulier au profit d'une
réalisation commune".
*Les sites
adhérant au réseau Alès, Bagnol/Cèze, Béziers, Carcassonne,
Mende, Montpellier, Narbonne, Nîmes, Perpignan et
Sète
D.L. ©
Interactive Santé, 11/01/02

Fusion Almacom sur tous les fronts
de la e-santé
Rachetée il y a un an par Prologue Software, la société
Almacom vient de fusionner avec ASP One Europe, autre filiale
du pôle Opérateur d'Applications du groupe (qui comprend
également une participation de 34% dans ID 9 Prima). Après une
année de forte croissance externe, Prologue met en place la
stratégie qui lui permettra de faire travailler ses diverses
filiales en synergie. "Un plan d'attaque du marché", commente
Dominique Chareyre, directeur général du site de Géménos où
s'est développée Almacom depuis plus de dix ans.
Cela se
traduit aujourd'hui, pour l'entreprise spécialisée dans l'EDI
et très présente sur le marché de la santé et de l'assurance
maladie, par la multiplication des chantiers d'applications
hébergées dans ce secteur. Connue, depuis le printemps 2000
pour la solution d'infogérance de la feuille de soins
électronique, WebFSE, Almacom a travaillé ces derniers mois
sur le carnet de santé de l'enfant. L'application, en phase
finale de développement, sera utilisée dès le mois prochain
par une trentaine de pédiatres marseillais. Le projet a reçu
un financement FAQSV. Les professionnels seront équipés en
ADSL par France Télécom. Pour Almacom, il représente une sorte
de pilote permettant de valider le bien fondé de la maquette
prévue pour être répliquée dans d'autres applications de
réseaux de soins.
Dans le
même temps, l'équipe de Dominique Chareyre expérimente, avec
la CPAM de Marseille et une dizaine de dentistes, la
dématérialisation des ententes préalables. Dans un autre
champ de la santé, Almacom a été retenue pour la mise en œuvre
d'une application de traçabilité des poches de sang, pour les
EFS du Centre et de la région PACA.
Quelques
exemples parmi d'autres qui confirment que Prologue entend
désormais faire partie des acteurs qui comptent dans la
santé.
D.L. ©
Interactive Santé, 11/01/02
Lire
aussi Almacom : la migration Euro, d'un clic de
souris 13 décembre 2001 http://www.interactivesante.com/acteurs/professionnels/2001/dec/011213_almacon.html
Prologue
Software complète son catalogue santé 16 mars 2001 http://www.interactive-sante.com/enjeux/dossier_medical/2001/mar/010316_prologue.html

Enquête Trois ans - minimum - pour
faire un réseau
La
dernière réunion thématique du Catel*, mi-décembre, était
consacrée à la mise en oeuvre des réseaux de soins. Organisée
en visioconférence entre 11 sites de toute la France, elle a
donné l'occasion de présenter la synthèse d'une enquête
réalisée par le thésard brestois Christophe
Bessaguet.
60
responsables d'expériences réseau ville-hôpital ont été
contactés au cours de l'an passé sur le thème de cette enquête
- "réseaux ville hôpital et problématique d'implantation des
systèmes d'information" - mais seuls 33 ont répondu au
questionnaire. Premier enseignement : il faut compter au
moins 3 ans entre l'initiation d'un projet et le début de son
implantation. Observation réalisée auprès de 18 réseaux en
cours de formation en 2001, mais le délai peut s'élever à plus
de 4 ans (dans le cas de 8 réseaux).
Parmi les
33 réseaux ayant répondu, 27 mettent en place ou envisagent un
système de communication bidirectionnel. En effet, pour 23 des
participants à l'enquête les objectifs consistent clairement à
échanger et transmettre informations et dossiers médicaux;
tandis que les notions de "coordination", "suivi" ou
"continuité des soins" apparaissent dans plus de 40% des
réponses au questionnaire.
Au
chapitre des difficultés rencontrées, ceux qui témoignent de
leur expérience relèvent des problèmes d'ordre humain en
premier lieu (un sur deux) avant même l'aspect financier. Les
problèmes liés à la sécurité et à l'intégrité des données ont
été nettement moins fréquents, note l'auteur de
l'enquête.
Ces
résultats étaient suivis d'une présentation opérationnelle des
réseaux Oncopal (cancérologie en Pays de la Loire), OncoVannes
et d'Annecy.
Le site du
Catel http://www.telemedecine.org/
* Le Club
des Acteurs de la Télémédecine compte aujourd'hui 226
adhérents, situés en Bretagne-Pays de la Loire pour les deux
tiers.
D.L. ©
Interactive Santé, 11/01/02
Lire
aussi
Les
moments forts du colloque Télémédecine 2001 organisé par le
Catel fin septembre dernier à Vannes http://www.interactivesante.com/evenement/telemedecine.html

Portraits NTIC et e-business, les
nouveaux métiers de l'industrie pharmaceutique.
L'industrie pharmaceutique a fait sa
cyber-révolution sans vagues, sa réglementation rigoureuse
cadrant tout débordement d'enthousiasme. Les chargés de
projets Internet n'y font pas de business plans sur la comète,
mais apprécient cet outil de communication puissant et
novateur qui mobilise leurs facultés d'adaptation.
Portraits.
Par Dominique Lehalle (avec Daphné
Motte)
Le
département e-business de GlaxoSmithKline est à l'image du
grand immeuble de verre entouré de verdure construit par la
filiale française du géant de la pharmacie à Marly-le-Roi : en
chamboulement perpétuel autant qu'en agrandissement permanent.
Chef de produit e-business, Emmanuelle Boré travaille au sein
d'une équipe pluridisciplinaire de cinq personnes, réunie
cette année : "Nous étions assez avancés dans l'e-business
pour avoir besoin de coordonner l'ensemble des actions dans ce
domaine". Sa fonction englobe plusieurs aspects qui la
passionnent visiblement. "Je coordonne les initiatives en
ligne, je rapproche les expériences, j'accompagne les
webmasters dans l'amélioration d'un site… Je mets aussi en
valeur les données capturées via Internet en les exploitant,
pour faire du marketing direct par exemple. La veille est
également un aspect important", décrit-elle. Sa définition
de e-business ? Communication en ligne. Glaxo France n'a pas
plus que les autres laboratoires le droit de vendre des
médicaments via Internet. Et leur promotion est rigoureusement
encadrée. Le laboratoire a ainsi développé des sites
pathologies, avec espaces d'information générale pour le grand
public et serveurs réservés aux professionnels
inscrits.
"Ne
rien dépenser de plus !"
A l'image
de GSK, la plupart des industriels de la pharmacie se servent
du Web comme d'une vitrine, mais chacun opère à sa manière, en
fonction de ses spécificités… Car loin des engouements pour la
"nouvelle économie", les laboratoires ont une approche très
utilitariste d'Internet. Pas question d'investir si l'on n'est
pas sûr d'en tirer un bénéfice direct. Vincent Varlet,
aujourd'hui directeur e-Business de Wyeth Lederlé, a construit
en trois ans les outils Internet de Beaufour.com puis bipmed
(après la fusion Beaufour-Ipsen). Il se souvient : "Nous
avions un budget annuel d'environ 200 KF. Tout était possible
à condition de ne rien dépenser de plus, mais de réutiliser ce
qui était fait par ailleurs!".
Pour
Boiron, en revanche, c'est un portail bien achalandé et
traduit en cinq langues qui doit jouer les ambassadeurs de
l'homéopathie. Merck Génériques s'aventure un peu plus loin en
enregistrant en ligne les commandes des pharmaciens. Si elles
ont en commun un certain pragmatisme, l'hétérogénéité de ces
approches se reflète dans les titres et les profils de ceux
qui les mettent en pratique. Benoît Thimonier est responsable
e-business chez Merck Génériques. Ce pharmacien et ancien chef
de produit de 30 ans avoue qu'il ne connaissait pas grand
chose de l'Internet avant ce poste, "plutôt axé sur le
marketing, comme ce que je faisais avant, mais avec un nouveau
support". Delphine Allarousse, 25 ans, diplômée de
Sciences Po, doit son titre de "chargée de communication
Internet" chez Boiron au fait qu'elle a pris en charge la
coordination du serveur de l'entreprise après avoir été
embauchée comme chargée de presse. "Fanatique des nouvelles
technologies et de tout ce qui simplifie la vie", internaute
de la première heure, Emmanuelle Boré, 28 ans, s'est quant à
elle formée à Sup de Co Paris.
A
l'anglo-saxonne
Sa carte
de visite affiche le qualificatif anglo-saxon "e-business
project manager" qui s'est imposé en France en quelques mois.
Comme le remarque Vincent Varlet, vétéran de l'Internet dans
l'industrie pharmaceutique française malgré ses 36 ans, les
définitions de poste sont sensiblement différentes selon que
l'on affiche - à la française - NTIC, qui recouvre des
fonctions, transversales, de "facilitateur de la
communication" ou - à l'instar des anglophones - e-business,
qui symbolise une volonté de faire des affaires via
Internet. Ce qui n'empêche d'ailleurs pas d'autres nuances
: la première mission du directeur e-business de Wyeth porte
sur la (re)construction de l'intranet maison. Médecin - il
a conservé une activité hospitalière - et diplômé d'un 3e
cycle de marketing, Vincent Varlet se définit volontiers comme
prestataire de conseils interne. Et s'il doit choisir la
qualité la plus efficace à ce type de poste, c'est le
potentiel à instaurer le partage d'informations. "Personne
n'est excellent sur tous les plans, commente-t-il, en
informatique, en graphisme, etc. Il n'y a pas d'expérience
absolue, d'agence web universelle. C'est dans le tronçonnage
des valeurs ajoutées qu'un ensemble fonctionne bien". Un
brin corporatiste, il juge cependant que la plupart des sites
qui tournent bien aujourd'hui sont animés par des médecins
!
©
Interactive Santé, 11/01/02
>> Eclairages
>
Salaire au Net
Patrick
Buet, consultant en recrutement Santé pour le cabinet Bernard
Krief, observe des salaires dans une fourchette de 400 à 500
KF pour un responsable de projet e-business. Ceux-ci ne sont
en tout cas pas demandés au point qu'on cherche à les
débaucher, "signe que le poste n'est actuellement pas
considéré comme stratégique".
> Chassés?
Vincent
Varlet (Wyeth Lederlé) corrobore l'observation précédente en
notant que, la plupart du temps, les managers e-business sont
issus du sérail. Peu d'annonces de recrutement et encore moins
de chasse de tête… même si cela a démarré en 2001 comme il a
pu en faire l'expérience personnelle.
> E-diplômés
Les
universités et écoles supérieures ont pris le train Internet
sans retard : en deux à trois ans, elles ont ouvert de
nombreuses formations dédiées au e-business et à la
communication en ligne. Les étudiants d'HEC, de l'Essec et
d'autres grandes écoles peuvent déjà choisir une 3e année Net
Business ou e-commerce. Les professionnels pourront tenter
une formation complémentaire : un MBA e-business a ouvert à
l'Institut d'administration des entreprises d'Aix-en-Provence,
par exemple. L'université n'est pas en reste, avec une
licence professionnelle " Marketing et commerce sur Internet à
" Evry-Val-d'Essonne, un DEA de "e-management" à Paris IX,
etc. e-formation ou pas, les compétences recherchées par
l'industrie pharmaceutique restent avant tout axées marketing
et communication.
> m-Expérimental
"Dans la
pharmacie, l'e-business est assez expérimental : ses limites
se créent au fur et à mesure de nouvelles expériences, ce
n'est pas figé. On avance toujours en terrain mouvant. Par
exemple, l'année dernière nous avons publié des comptes-rendus
de congrès jusqu'à ce que l'on nous dise que les laboratoires
n'avaient plus le droit de les communiquer : il n'y avait pas
de texte de loi, mais le régulateur a finalement tranché". A
entendre Henri Biscarrat et Nicolas Perlier, consultants chez
Arthur Andersen, la réglementation n'est pas près de
s'assouplir. Quoiqu'il en soit, les managers Internet de la
pharmacie prévoient de vastes chantiers virtuels. "Nous
réfléchissons à ce qui peut-être fait avec les assistants de
poche et les téléphones portables", indique Emmanuelle Boré.
"Le e-business va rapidement se transformer en m-business",
prédit de son côté Vincent Varlet.

Imagerie
3D Un principe de navigation aérienne pour la
neurochirurgie
Après
plusieurs années de coopération, médecins de l'hôpital
universitaire et ingénieurs de l'université de Trondheim, en
Norvège, ont mis au point un système de navigation basé sur la
visualisation 3D par ultrasons désormais utilisé en
neurochirurgie. Son principe est similaire à celui utilisé par
les pilotes d'avion : de la même façon que ces derniers savent
toujours exactement où ils se trouvent sur une carte, le
neurochirurgien peut observer la carte du cerveau représentée
à l'écran, et visualiser les extrémités de ses instruments en
contact avec les tissus.
Cette
carte est constituée de plusieurs images tomographiques
obtenues par analyse du signal ultrasonique stockées sur
ordinateur, et le système de navigation assure que l'image
sélectionnée correspond bien à la position des instruments
chirurgicaux. Au fur et a mesure que la structure des tissus
est modifiée par l'action des instruments chirurgicaux,
l'acquisition permanente d'images 3D permet au neurochirurgien
de disposer d'une vision actualisée de l'anatomie réelle du
cerveau du patient. Autre avantage de cette technique : elle
permet de vérifier, durant l'opération, que l'ensemble de la
tumeur a bien été retiré. La start-up Mison, spin off du
Centre universitaire de Trondheim et déjà Grand Prix européen
IST (Information Society Technologies), a été récemment créée
pour commercialiser ce dispositif.
http://www.ist-prize.org:8000/ITP/2002_MisonAS http://www.us.unimed.sintef.no/
D.L. ©
Interactive Santé, 11/01/02

Japon Le tout numérique
côtoie les "thérapies douces"
La société Matsushita Electric Industrial achève la
construction de la première clinique "tout numérique", annonce
Jap'Presse, agence d'informations spécialisée dans les
nouvelles technologies au Japon. Ce centre de soins utilisera
toutes les dernières technologies développées par Matsushita :
robot familier, carte de gestion des soins, système de
contrôle à distance des indicateurs de santé. Il sera lancé
par la Matsushita Nursing Home Company, une filiale à 100% de
Matsushita Electric.
L'établissement, du nom de "Sincere Kourien", est
essentiellement destiné aux personnes âgées. Des robots
familiers y seront chargés de vérifier régulièrement la santé
mentale et les capacités de réaction du patient par des
actions et dialogues simples. Un système de contrôle à
distance des indicateurs de santé, déjà commercialisé au
Etats-Unis et approuvé l'année dernière par le ministère
japonais de la santé, sera également présent dans chaque
chambre. Un dispositif de prise de tension inclus dans le lit,
et une carte CD de gestion des connaissances sur la santé de
chaque patient, complètent le projet.
Encore
plus étonnant : parallèlement à ces installations "du futur",
les soins aux personnes âgées prévoient des thérapies douces,
par l'arrangement floral, la musique et la "beauty care
therapy" (qui consiste à prendre soin de son corps et de son
apparence pour se maintenir en bonne forme).
http://www.jap-presse.com/index/jappresse.php (sur
abonnement)
D.L. ©
Interactive Santé, 11/01/02

Essais
cliniques QuantifiCare boucle son tour de
table
Sophia Euro Lab a investi dans QuantifiCare, jeune
société de Sophia-Antipolis, spécialisée dans les outils
d'analyse numérique des images au service des essais
cliniques, incubée jusqu'au printemps dernier par
l'INRIA. Ce fonds d'investissement européen est spécialisé
dans les projets à forte innovation technologique et se donne
pour mission d'accélérer la mise sur le marché et la création
de valeur des "talents réunis par les Technopoles européennes,
à l'instar de Sophia Antipolis et Münich". L'investissement
de Sophia Euro Lab dans QuantifiCare va lui permettre de
financer son développement commercial, international,
notamment pour ce qui concerne deux lignes de produits
destinées à évaluer l'efficacité de nouvelles thérapeutiques
concernant la sclérose en plaques et les maladies
coronariennes. La jeune entreprise avait bénéficié, cet
automne, d'un premier coup de pouce en étant lauréate du
Concours 2001 d'aide à la création d'entreprises de
technologie innovantes lancé par le ministère de la Recherche.
http://www.quantificare.com/
D.L. ©
Interactive Santé, 11/01/02
Lire
aussi Coup de pouce pour QuantifiCare 18 octobre
2001 http://www.interactivesante.com/innovation/technologie/2001/oct/011018_quantificare.html
L'image au
service du médicament 27 juin 2001 http://www.interactive-sante.com/innovation/technologie/2001/juin/010627

Greffe de
puce Applied Digital prépare l'homme
bionique
La société américaine Applied Digital Solutions s'est
développée sur le marché de la surveillance du bétail en
implantant des puces électroniques sur les vaches. Elle a
ensuite mis au point des bracelets GPS qui permettent à leur
famille de localiser des malades atteints
d'Alzheimer. Aujourd'hui, elle teste sur ses propres
équipes scientifiques l'injection de puces dans l'avant-bras
et la jambe. Objectif : intégrer à ces microprocesseurs une
information riche d'une soixantaine de termes médicaux qui
constitueraient une sorte de carte d'identité d'urgence pour
des patients dotés d'organes artificiels ou prothéses. La
lecture de ces informations nécessitant la disposition d'un
scanner. La société, basée en Floride, a déjà obtenu
l'autorisation de la Federal Communications Commission (FCC),
nécessaire dans la mesure où ses puces utilisent des
fréquences radio. Elle pense avoir, dans les six mois, celle
de la Food and Drug Administration (FDA) pour l'implantation
sous-cutanée des microprocesseurs.
Le site de
l'entreprise http://www.adsx.com/ Un article du Los
Angeles Times dans Silicon Valley http://www.siliconvalley.com/docs/news/svfront/050596.htm
D.L. ©
Interactive Santé, 11/01/02

Smarthome Domotique et
commande vocale au service des handicapés
En combinant deux ensembles de technologies liées par
un facteur commun - internet -, IBM s'attache à diminuer la
dépendance à l'hôpital des personnes à mobilité réduite. D'une
part, le concept SmartHome, "serveur à l'habitat", dernier cri
en matière de domotique, est un système de contrôle et de
commande à distance d'applications électriques de
l'habitation, qui possède une interface web. D'autre part les
technologies de commande vocale ViaVoice, qui ont déjà été
utilisées par IBM pour le développement de logiciels à
destination des handicapés, permettent d'accéder au réseau par
la simple parole. Depuis le début de l'année, deux chambres du
centre hélio-marin de rééducation pour personnes handicapées
de Vallauris (Alpes-Maritimes) sont équipées d'une subtile
combinaison des deux dans le cadre d'un projet pilote.
Pour Frédéric Charron, du centre IBM de La Gaude, en
charge de ces applications, "il s'agit d'autonomiser ces
personnes pour des tâches liées à leur environnement physique,
à l'hôpital ou à domicile". Elles pourront ainsi ouvrir la
porte, contrôler l'éclairage, mettre la télévision en marche
ou surélever leur lit à l'aide de la seule voix. Bien entendu,
"tout cela doit être relié sans fils" pour ne pas gêner la
mobilité. L'intérêt de l'interface Internet est de
s'affranchir des lourdes centrales de bâtiment de la domotique
actuelle, et de pouvoir accéder aux commandes de partout. Pour
compléter le dispositif, les nouveaux PC qui serviront à la
commande - vocale - des différentes installations, seront
équipés de micro-caméras, afin de permettre l'accès des
handicapés au monde la communication, via les technologies de
la visioconférence, ou de la télévision sur ordinateur. En
attendant l'accès du grand public à ces technologies, IBM
souhaite ainsi défricher de nouveaux espaces "en observant les
besoins qui peuvent exister, et en travaillant avec les
partenaires qui en ont la volonté", commente Frédéric
Charron.
Contact charron@fr.ibm.com
http://www.smarthome.com/1143.html
B.D. ©
Interactive Santé, 11/01/02

Disparition DrKoop :
une marque qui ne vaut plus rien…
Construite
sur la célébrité de son fondateur, le fameux ex-patron de la
santé publique américaine C Everett Koop, la marque DrKoop.com
a fait long feu avec la mise en faillite de la dot com. Elle
n'intéresse apparemment aucun repreneur, notait le Wall Street
Journal fin décembre. A la différence de certains sites
spécialisés, analysait Stacey Rich, de Jupiter Media Matrix,
pour le quotidien américain, "drkoop.com ne présente pas
d'élément fort de différenciation dans la mesure il s'est
concentré sur la publication d'une information généraliste de
santé financée par des revenus publicitaires". A
l'inverse, un site dédié au cancer comme oncology.com a pu
être racheté par Pharmacia qui l'a ensuite transmis, tout en
continuant à le subventionner, à la société savante American
Society of Clinical Oncology.
En 1999,
le cours de l´action Drkoop.com au Nasdaq avait atteint un
record de 45,75 dollars, rappelait de son côté le magazine
Transfert.net. Aujourd'hui… le certificat de ces mêmes actions
est déjà un objet de collection sur le site Scripophily.com
!
http://www.scripophily.net/drkoopcom.html
D.L. ©
Interactive Santé, 11/01/02

Musée en ligne Sponsors et
e-learning pour la Fondation Nobel
A
l'occasion des fêtes du centenaire des prix Nobel, Aventis
s'est engagé dans le sponsoring de la section médicale du site
Nobel e-Museum (NeM). Deux premiers éléments ont été mis en
ligne début décembre : une biographie d'Emil von Behring,
premier prix Nobel de médecine en 1901, et un dossier éducatif
sur les groupes sanguins. Le NeM, musée virtuel de la
culture et de la science en langue anglaise, a engagé
plusieurs partenariats pour développer des services de
e-learning ayant recours aux dernières technologies Internet.
Ainsi trouve-t-on, aux côtés d'Aventis, le groupe Cisco
Systems (technologies de l'information), Carl Zeiss (optique
et microscopie) et la Fondation suédoise Wallenberg. Cette
dernière, créée en 1917 pour la promotion de la recherche et
de l'éducation scientifique, subventionne les projets
d'éducation en ligne du NeM depuis 1999.
Vidéos,
animations flash, enregistrements, et bien entendu de
nombreuses photographies et textes sont utilisés pour retracer
un siècle d'histoire, mais également pour proposer de
véritables cours ayant trait aux grandes découvertes en
chimie, médecine ou physique. L'interactivité est de mise,
avec par exemple la visite d'un laboratoire virtuel de
biochimie et l'initiation à des techniques scientifiques en
compagnie d'Eva, un guide virtuel doué de parole, des jeux, ou
des quizz. Des applications qui seront peu à peu étendues aux
autres section du NeM , paix et économie, comme c'est déjà le
cas en littérature.
Communiqué
de presse Aventis du 4 décembre 2001 (en anglais) http://www.aventis.com/aventis_file_archive/docs/58/doc0000026121.rtf
Communiqué
de presse Cisco du 5 octobre 2001 (en français) http://www.cisco.com/fr/headlines/cp_nobel_051001.html
Site du
Nobel e-Museum http://www.nobel.se/index.html
B.D. ©
Interactive Santé, 11/01/02

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Intermédiaires Hôpitaux, pharmacies : les 'market place' à la
peine
Plus de
20 000 officines, 4 000 établissements hospitaliers en France…
Un marché de plusieurs dizaines de milliards d'Euros qui a
attisé pas mal de convoitises. Deux ans après l'enthousiasme
soulevé par le commerce électronique, le soufflé est retombé.
Par Sylvie Farin
"Les pures
'market place', ça ne marche pas !" Jérôme Lebon, directeur
général d'Hospit-Hall.com, est affirmatif : "Le positionnement
d'une place de marché sur Internet est de servir
d'intermédiaire entre d'un côté des fournisseurs et de l'autre
des acheteurs et d'offrir une interopérabilité entre les
systèmes informatiques des uns et des autres. Cela ne suffit
pas. Pour nous, Internet n'est qu'un support pour développer
des prestations commerciales, logistiques et
financières".
Calme
plat à l'hôpital…
Lancée à
l'automne 2000, en France, Hospit-Hall ne se définit pas comme
une simple plate-forme de commerce. La société propose
notamment la consultation d'un catalogue de produits de 60
fournisseurs de matériel médical. "Mais seules 50% des
commandes sont passées via le site Internet, les 50 autres %
sont effectuées par fax et autres moyens traditionnels",
souligne Jérôme Lebon. Les temps sont devenus durs pour
les sites de transaction destinés au monde hospitalier. Près
d'une vingtaine avaient fait leur apparition en Europe,
attirés par un marché alléchant. Un marché estimé par
PricewaterhouseCoopers à 5 milliards d'Euros pour l'Hexagone
et 33 milliards pour l'Europe . Deux-trois ans après
l'euphorie, beaucoup ont fait place "net", faute d'avoir
convaincu ou d'avoir eu les moyens financiers suffisants pour
tenir. En France, il reste notamment Hospit-Hall, qui a
choisi d'être à mi-chemin entre le commerce traditionnel et
électronique, et Vamedis, une émanation de sept fournisseurs
de matériel médical allemands, sept parmi les plus importants.
Un avantage certain : Vamedis dispose des produits, d'un
potentiel de clients avec lesquels les fabricants commercent
de manière régulière, de la logistique.
… et
bousculade à l'officine
Côté
officines, en revanche, les sites se bousculent toujours. On
en compte presque une vingtaine. D'un côté, OCP, Alliance
Santé et les Cerp, les trois plus gros grossistes-répartiteurs
qui traitent 85% des approvisionnements en médicaments et
matériel des 23 000 pharmacies françaises. Les laboratoires de
génériques ont aussi sauté sur l'occasion pour toucher un
maximum de pharmaciens. De l'autre côté… les market places
(celtipharm, directmedica, globalsanté et pharnet pour les
principales). Comme les sites hospitaliers, elles jouent le
rôle d'intermédiaires en signant des partenariats avec des
laboratoires de médicaments non remboursables, parapharmacie,
génériques et matériel médical. En revanche, pas de
médicaments remboursables : les officines sont déjà livrées
trois fois par jour par les grossistes. Difficile de
concurrencer un tel service ! Les market place ne
s'occupent ni de la facturation ni de la livraison des
produits, laissées aux fabricants, mais elles misent sur les
prix pour attirer les pharmaciens. Les répartiteurs
intègrent le coût de leurs services dans le prix du produit,
pas les market place qui se rémunèrent en pourcentage sur le
volume de ventes généré. Les prix sont donc plus
compétitifs. Reste qu'une vingtaine de sites… "c'est une
bonne quinzaine de trop, estime un pharmacien. Je n'ai pas le
temps de tous les visiter pour trouver la meilleure offre !"
Le secteur, personne n'en doute, va connaître une
concentration.
Pas de
rentabilité dans l'immédiat
Pour
l'hôpital, c'est fait puisqu'il ne reste que quelques acteurs
mais ce n'est pas encore gagné. Dans un cas comme dans l'autre
le marché n'est pas encore là. Qui restera ? Ceux qui auront
du souffle ! Et surtout l'argent car le e-commerce coûte cher
en investissements et n'est pas encore rentable. Le
chiffre d'affaires réalisé sur le net est loin d'être
mirobolant. Pas plus de 2% du chiffre d'affaires global,
précise ainsi le grossiste OCP qui a ouvert son site en 1998
et propose la commande depuis deux ans. Pas mieux, avouent de
leur côté les laboratoires. Seulement 20 à 25% des
pharmaciens sont, il est vrai, équipés d'Internet. Ils
attendent également que l'offre en ligne des produits
s'élargisse... Car aujourd'hui, excepté les génériqueurs, les
industriels hésitent encore : on ne trouve sur les market
place destinées à l'officine pratiquement aucun leader du
marché des médicaments non remboursables et de la
parapharmacie. La raison ? ils attendent que les pharmaciens
s'intéressent à la commande électronique…
"A
l'hôpital, beaucoup de sites ont fermé car on a imaginé trop
vite que les pharmaciens changeraient leurs procédures
d'achat, explique de son côté Franck Gener, de Phast
(association des pharmaciens hospitaliers). On n'a peut-être
pas assez pris en compte la spécificité du marché". La gestion
des stocks de médicaments et de matériel médical y est
particulièrement lourde. Pas de répartiteurs qui centralisent
les demandes, les commandes sont passées directement auprès de
plusieurs dizaines de fournisseurs. "Les pharmaciens
hospitaliers ne peuvent pas se permettre d'être en rupture de
stocks. Ils gèrent, selon la taille de l'hôpital, des achats
de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de millions de
francs. Contrairement à l'officine, qui peut être livrée du
matin pour le soir, l'hôpital ou la clinique doit attendre
plus d'une dizaine de jours sa livraison", explique une
pharmacienne hospitalière. Pas évident donc de changer les
procédures d'achat d'autant que les sites ne proposent pour
l'instant que les offres d'un nombre limité de fabricants.
Mais la
question porte aussi sur l'interopérabilité des offres. Pour
faire du e-commerce, les établissement hospitaliers de grande
taille doivent pouvoir générer leurs commandes depuis leur
système de gestion, vu la quantité de produits à gérer. Or
chacun dispose d'un système informatique propre. L'association
Phast s'est donc penchée sur le problème en collaboration avec
le Snitem, le syndicat des industries de technologies
médicales. "Nous travaillons actuellement à la mise au point
d'une norme valable pour tous les systèmes informatiques
hospitaliers, explique Franck Gener. Un travail qui a commencé
en février 2001.
©
Interactive Santé
>> Repères, sites hospitaliers
> www.hospithall.com Société
créée en avril 2000 Site lancé en décembre
2000 Maison-mère : France Filiales : en Espagne
uniquement, la filiale allemande a fermé il y a peu de temps
100 établissements hospitaliers adhérents (dont 80
français) 60 fournisseurs Services principaux ::
catalogue et achat en ligne de matériel, livraison. Service
d'ingéniérie biomédicale pour conseiller les établissements
> www.vamedis.net (et www.glomedix.com) Vamedis est
née en juillet 2001 de la fusion de Glomedix et Vamedis.
Maison-mère : Allemagne Filiales : France, Angleterre,
(ouverture prévue en Autriche et en Suisse, en stand-by en
Espagne) Fournisseurs : une dizaine dont les 7 à l'origine
de la création de Vamedis Services principaux : catalogue
et achat en ligne de matériel médical dans un premier temps.
Le site s'ouvrira ensuite au médicament et à l'hôtellerie
(draps, serviettes..), livraison, e-marketing pour les
laboratoires
> www.EumediX.fr Octobre 2000 :
ouverture en France et en Allemagne Chiffre d'affaires 2000
: 4,2 millions d'Euros Maison-mère : Pays-Bas Février
2001 : cité par Jupiter MMXI parmi les 10 premiers opérateurs
de BtoB en Europe Partenariat avec le CNEH en
France
Lire
aussi Les CHU construisent leur portail d'achats 29
octobre 2001 http://www.interactivesante.com/acteurs/hopitaux/2001/oct/011029_hopital.html
Vamedis
bientôt opérationnel en France 21 septembre 2001 http://www.interactivesante.com/en_ligne/e-commerce/2001/sep/010921_vamedis.html

"e-santé : médecine de pointe,
médecine de proximité" : 23-24 janvier, Lille
Un colloque organisé à la Faculté de médecine de Lille
pour démontrer que "les TIC ne sont plus réservées à un petit
nombre de structures privilégiées mais peuvent désormais être
accessibles en ville, à domicile ou dans des structures de
soins plus légères". Au programme : les NTIC en cardiologie
(Jean-Louis Coatrieux, Rennes), télédiagnostic d'urgence
(Sandrine Darcy, Toulouse), l'UMVF (Pierre Le Beux, Rennes),
les aspects économiques (Laurent Alexandre, Medcost), la
valorisation industrielle (Etienne Vervaecke, Lille), les
aspects juridiques (Me Nathalie Beslay), télésurveillance
médicale (Jean-Luc Weber, Aix en Provence), télédialyse
(Pierre Simon, Saint-Brieuc), le réseau ville hôpital de
Montreuil sur mer (Henri-Arnaud Hansske), le réseau
cancérologie Onco 94 (Bernard Eberlé). Ainsi que des
démonstrations de télémédecine présentées par les industriels
et une série d'exposés sur les expériences
internationales. Le comité scientifique est présidé par le
Pr Régis Beuscart.
Inscriptions en ligne http://www.novamedia.fr/conferences/conferences/esante/inscriptionesante.html
Fête de l'Internet : 22-24
mars
Rassemblement d'initiatives et de projets développés à
l'aide d'Internet et des techniques du multimédia. Ecologie et
Europe seront à l'honneur pour cette 5e édition.
http://www.fete-internet.fr/
"Hôpital et innovation technologique, le modèle
de l'imagerie" : 19-20 juin, Lyon
Ce
colloque organisé à l'Ecole du Service de Santé des Armées est
l'une des 5 rencontres prévues tout au long de l'année 2002
pour célébrer le bicentenaire des Hospices Civils de Lyon. Il
évoquera l'impact des progrès techniques sur les pratiques
médicales, et tout particulièrement le rôle de la
responsabilité médicale dans la maîtrise des nouveaux
défis. Le coup d'envoi du bicentenaire sera donné le 18
janvier, à l'Hôtel de Ville de Lyon, en présence de Bernard
Kouchner, ministre de la Santé. Une exposition
institutionnelle, installée du 15 au 23 février au Centre
Commercial La Part-Dieu, présentera au grand public l'histoire
des HCL ainsi que le calendrier des manifestations prévues sur
2002.
Les autres
rencontres du mois sur : http://www.interactive-sante.com/

URCAM
Midi-Pyrénées
Le président de la CPAM du Lot, Yvon Fau (CFDT), vient
de succéder à André Ginisty (MEDEF) à la présidence du Conseil
d'Administration de l'Union régionale des caisses d'assurance
maladie en Midi-Pyrénées.


FTPress publie aussi
Interactive Santé est un magazine d'information sur la
santé à l'heure des NTIC. Interactive Santé est une
publication de FTPress, société de presse fondée en 1999 avec
le concours de FIST S.A., filiale de valorisation du CNRS.
Directeur de la publication : François
Vadrot
Rédactrice en chef: Dominique
Lehalle
L'équipe : http://www.interactivesante.com/equipe.html
Routage Internet :
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réserve d'autorisation
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Conformément aux dispositions de la loi 78-17
"Informatique, fichiers et liberté", nos abonnés ont la
possibilité d'accéder aux informations les concernant et de
les rectifier s'ils le jugent nécessaire
A
bientôt pour le numéro 58 de Interactive Santé, le 25 janvier
2002
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