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Avec 558 licences, l'activité du portefeuille du CNRS reste élevée
en dépit d'une stabilisation sur les brevets et d'une baisse sur les logiciels

Graphique VI. 1
Licences signées
Ensemble
Evolution 1990-2003

Graphique VI. 2
Licences signées
Brevets et logiciels
Evolution 1990-2003


Graphique VI. 3
Licences en cours
Répartition 2003
par type de partenaire
Graphique VI. 4
Licences en cours
Répartition 2003
par département scientifique

Le nombre de licences signées baisse en 2002 et 2003 après avoir crû en 2001. Cela s'explique en partie par l'essor du logiciel libre entraînant la chute des licences de logiciel. Les sciences de la vie et les sciences chimiques détiennent la majorité des licences.

Un portefeuille productif : 558 licences actives dont 20% avec des start up

En 2003, 558 licences sont actives, soit 36 de plus qu'en 2001. 20% de ces licences sont le fait de nouvelles entreprises, contre un peu plus du tiers de grandes entreprises. L'activité des petites en moyennes entreprises se situe entre les deux, avec 30% des licences en cours.

Baisse des licences dues aux logiciels

Le maintien de nouvelles signatures de brevets et de savoir-faire (48 nouvelles licences signées en 2003), ne suffit pas à compenser la baisse inexorable des nouvelles licences d'exploitation de logiciels, d'une quarantaine par an en 1994 à moins de dix en 2003. Les licences de logiciels ne représentent plus aujourd'hui qu'un sixième des licences signées.

Les sciences de la vie prédominent avec les sciences et technologie de l'information et de la communication et les sciences chimiques

Avec 30% des licences d'exploitation actives, les sciences de la vie dominent largement les autres départements scientifiques dans l'industrialisation des brevets et savoir faire développés au CNRS. En deuxième position, trois départements se situent quasiment à égalité : les STIC, les sciences chimiques et les sciences pour l'ingénieur. En 2003, les sciences chimiques reprennent nettement la deuxième position des licences signées, devant les sciences physiques et mathématiques.

Un effet start-up

La stabilisation des signatures de licences s'explique également par la mise en place d'une politique d'aide à la création d'entreprises, conséquence de la loi sur l'innovation de 1999, qui a pour effet de réserver un certain nombre de technologies à des jeunes pousses , issues des laboratoires du CNRS, le temps que celles-ci réunissent les financements nécessaires au démarrage de leur activité. Depuis 1999, près de 150 start-up ont été créées à partir du CNRS (voir Création d'entreprises).

Cinq ans pour passer
de l'invention au développement industriel

La pierre angulaire de toute valorisation consiste à amener les technologies et les savoirs-faire des laboratoires jusqu'au développement industriel.

Il faut, en moyenne, cinq ans pour passer de la protection d'une innovation à son transfert vers le secteur économique.

Le brevet confère à son (ses) propriétaire(s) un monopole d'exploitation sur son (leur) invention.

Dans ce cadre, les) propriétaire(s) peu(vent)t transférer tout ou partie de ce droit à un tiers. On distingue :

  • le contrat de cession de brevet : le titulaire du brevet cède son droit de propriété à un tiers moyennant le versement d'une contrepartie ;
  • le contrat de licence de brevet : le titulaire concède l'exploitation de son droit à un licencié moyennant le versement d'une contrepartie (versements forfaitaires, redevances), en conservant la propriété du brevet.

Les résultats protégés par le secret, et en particulier le savoir-faire, peuvent également faire l'objet d'un transfert. Il est alors réalisé dans le cadre d'un contrat de communication de savoir-faire.

Du brevet à la licence

Le CNRS n'a pas pour vocation d'exploiter directement, au plan industriel et commercial le fruit de sa recherche.

Le brevet est donc avant tout un outil économique et stratégique afin de trouver un relais industriel qui assurera une valorisation réelle de l'innovation en préservant les droits de son propriétaire principalement à travers un contrat de licence.

GRAPHIQUE N°VI. 1

Le nombre de licences signées baisse en 2002 et 2003 après avoir crû en 2001. Cela s'explique en partie par la chute de licences de logiciels (cf. graphique ci-dessous).

 

GRAPHIQUE N°VI. 2

Le maintien de nouvelle signatures de brevets et de savoir-faire ne suffit pas à compenser la baisse des licences d'exploitation de logiciels, d'une quarantaine par an en 1994 à moins de dix en 2003. Les licences de logiciels ne représentent plus aujourd'hui qu'un sixième des licences signées.

 

GRAPHIQUE N°VI. 3

En 2003, 558 licences sont actives, soit 36 de plus qu'en 2001. 20% de ces licences sont le fait de nouvelles entreprises, contre un peu plus du tiers de grandes entreprises. L'activité des petites en moyennes entreprises se situe entre les deux, avec 30% des licences en cours.


GRAPHIQUE N°VI. 4


Avec 30% des licences d'exploitation actives, les sciences de la vie dominent largement les autres départements scientifiques pour transférer vers l'industrie des brevets et savoir faire développés au CNRS. En deuxième position, trois départements se situent quasiment à égalité : les STIC, les sciences chimiques et les sciences pour l'ingénieur.

Pour l'année 2003, les sciences chimiques reprennent nettement la deuxième position des licences signées, devant les sciences physiques et mathématiques.