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« En 2003, le CNRS a poursuivi son effort d'investissement, afin de transférer rapidement des compétences et des avancées technologiques, développées dans les laboratoires de recherche vers des entreprises. »

Les activités de transfert technologique ont pris des formes très variées : collaborations contractuelles avec des entreprises, grands groupes ou PME, mais aussi avec d'autres établissements de recherche, constitution d'équipes ou de laboratoires communs avec des industriels, participation aux réseaux de recherche et d'innovation technologique, mobilités de chercheurs vers les entreprises, transferts de savoir faire et de propriété intellectuelle, création d'entreprises, diffusion de logiciels, animation de clubs de partenaires industriels ou participation aux travaux de normalisation.

L'importance accordée depuis cinq ans par le CNRS à la protection des résultats de recherches et à la sensibilisation et l'information des chercheurs, lui a ainsi permis de doubler son portefeuille de brevets, qui représente aujourd'hui plus de 7 400 titres entretenus. Sur les 245 demandes de brevets prioritaires déposées en 2003 par le CNRS, près de 70 % l'ont été en copropriété avec d'autres partenaires (organismes de recherche, universités ou entreprises).

La concession de licences d'exploitation constitue un moyen privilégié pour transférer des technologies vers le monde industriel. En 2003, les licences concédées par le CNRS auront généré 4,5 M€ de redevances dont 93 % résultaient de l'exploitation de molécules pharmacologiques.

La construction d'une relation partenariale durable avec les entreprises, vecteur principal de valorisation des résultats de la recherche au CNRS, se confirme en 2003 avec plus de 3 800 contrats industriels en cours, 35 accords-cadres avec des grands groupes et 64 structures mixtes de recherche avec l'industrie (dont 25 laboratoires communs).

Sous l'effet du ralentissement de la croissance économique, l'année 2003 a marqué une certaine stabilisation de la création d'entreprises par - ou avec - des chercheurs du CNRS, à hauteur d'une trentaine. Toutefois, sur les 149 entreprises innovantes issues de laboratoires propres, ou associés au CNRS, créées depuis le vote de la loi sur l'innovation de 1999, plus de 90 % sont encore en activité. Majoritairement créées dans le secteur des sciences de la vie, suivi par les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication, 24 d'entre elles ont levé des capitaux pour un montant significatif (de 3 à 35 M€) depuis leur création.

En 2004, l'effort se porte sur l'organisation, afin de mieux tirer parti des investissements consentis par le CNRS dans le transfert de technologies, grâce à l'introduction d'un système de management de la qualité du transfert et d'outils de promotion de l'offre technologique du CNRS mieux adaptés à la demande des entreprises.

Ronan Stephan,
directeur de la Délégation aux entreprises

Né à Brest en 1960, Ronan Stéphan est Ingénieur de l'ENSI de Caen et titulaire d'un doctorat en sciences (sciences des matériaux).

Il a exercé différentes responsabilités au sein de la Recherche & Développement   du groupe Thomson/Thales, avant de prendre la direction du  Technopôle Brest-Iroise en 1997.
 
Il est  aujourd'hui Directeur de la Délégation aux Entreprises (DAE)  du CNRS (Industrial Affairs and Technology Transfer).

Il est aussi Directeur  de France Innovation  Scientifique & Transfert (FIST).