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L'évolution des déclarations de résultats valorisables montre
des laboratoires du CNRS, propres ou associés,
de plus en plus mobilisés sur les enjeux du transfert de technologies

Graphique III. 1
Déclarations d'invention
Répartition 2003 par département scientifique

Graphique III. 2
Déclarations d'invention
Répartition 2003 par région

Chercheurs et Directeurs de laboratoires semblent de plus en plus sensibles à la nécessité de valoriser leurs inventions. Les déclarations d'invention, visent à protéger les résultats issus des recherches avant d'engager un transfert vers l'industrie. Le potentiel d'innovation des laboratoires du CNRS éclate dans le secteur du vivant.

Sciences de la vie, sciences chimiques, sciences et technologie de l'information et de la communication : le trio de tête

Le nombre de déclarations d'invention évaluées chaque année à la DAE est en augmentation. Le stock s'élève à 2 657 en 2003, contre 2165 en 2001.

Avec 933 dossiers sur 2 657 dossiers actifs, le département des sciences de la vie montre son extraordinaire potentiel d'innovation. Plus du tiers du portefeuille d'inventions est le fait des laboratoires des sciences de la vie, largement devant celles des sciences chimiques, qui représentent le quart du total. En troisième position arrivent les sciences et technologies de l'information et de la communication, suivies par les sciences physiques et mathématiques et les sciences pour l'ingénieur. En 2003 l'écart se réduit nettement entre sciences de la vie, sciences chimiques, et sciences et technologies de l'information et de la communication.

Ile-de-France et Rhône Alpes se détachent

Deux régions se détachent au palmarès des déclarations d'inventions : Ile-de-France et Rhône Alpes, avec respectivement 35% et 17% de l'ensemble des 2 657 inventions déclarées. Rapportée au nombre de laboratoires qui la composent, la région Ile-de-France apparaît cependant légèrement en retrait. En troisième position arrivent côte à côte Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Le projet de valorisation

Un projet de valorisation est réalisé au sein d'une unité de recherche et est susceptible de déboucher sur une application industrielle transférable.

Comme tout projet, il se définit par des objectifs, une planification des ressources (humaines, matérielles mais aussi financières et « informationnelles ») et des étapes de développement.

Il est formalisé dans un dossier de valorisation décrivant les différents éléments du projet. Le projet de valorisation ne se limite pas aux simples résultats de recherche retranscrits dans une déclaration d'invention (élément constitutif du dossier de valorisation) mais s'intègre dans une approche méthodologique de gestion de projets de la phase de recherche jusqu'à la recherche de partenaire industriel et la commercialisation.

Le projet peut faire l'objet d'un soutien spécifique notamment lorsque les résultats se situent à un stade amont et nécessitent un investissement supplémentaire (aide financière ou recrutement de personnel) afin de permettre leur transfert vers un partenaire industriel.

L'évaluation du projet de valorisation réalisée par le Comité des engagements porte sur plusieurs critères :

  • la maturité du projet
  • le potentiel du marché
  • l'équipe, le programme de travail
  • l'état des contacts avec l'industrie
  • la qualité de la propriété intellectuelle
  • l'intégration du projet dans les priorités scientifiques et technologiques du CNRS
De l'invention au marché

Toute invention détectée (produit, procédé, logiciel ou savoir-faire nouveau), conçue au sein d'un laboratoire, donne lieu à une « déclaration d'invention » de la part du ou des inventeur(s)/chercheur(s) à son employeur, le CNRS. Cette invention s'intègre en général dans un projet de valorisation (voir Encadré) qui sera formalisé et planifié dans un « dossier de valorisation ».

Le dossier de valorisation transmis à la Délégation aux Entreprises, est ensuite évalué par le Comité des Engagements. Ce dernier, présidé par le Directeur de la DAE, regroupe des représentants des départements scientifiques, de FIST SA, de la DAE. Il a pour rôle d'analyser le projet de valorisation et décide d'y investir des moyens supplémentaires (moyens humains ou financiers pour avancer dans la démonstration de faisabilité, protection de la propriété intellectuelle identifiée et recherche de partenaires industriels en vue d'une commercialisation).

Suivant la stratégie de protection (brevets, droits d'auteur…) et de transfert qui a été définie, FIST SA est responsable de la phase de commercialisation en liaison très étroite avec le laboratoire impliqué, afin de trouver un partenaire industriel pour développer et exploiter la technologie du CNRS. De plus en plus cette technologie est propriété commune avec d'autres établissements de recherche et d'enseignement supérieur.La signature d'un contrat de licence, ou de cessions de brevet, ou savoir faire, marque un premier débouché qui conduit, en cas de succès, au versement par le partenaire de redevances.

La recherche scientifique conduit de plus en plus souvent à une collaboration étroite avec les entreprises et à une valorisation économique de ses résultats qui apportent ainsi des réponses aux besoins de la société.

GRAPHIQUE N°III. 1

Plus du tiers des inventions sont le fait des laboratoires des sciences de la vie, largement devant ceux des sciences chimiques qui représentent le quart du total. En troisième position arrivent les sciences des technologies de l'information et de la communication, suivies par les sciences physiques et mathématiques et les sciences pour l'ingénieur. L'écart se réduit nettement dans les nouvelles inventions déclarées en 2003, entre sciences de la vie, sciences chimiques et sciences des technologies de l'information et de la communication, les trois contributions étant assez proches.

GRAPHIQUE N°III. 2

Deux régions se détachent au palmarès des déclarations d'invention : Ile-de-France et Rhône-Alpes, avec respectivement 35% et 17% du stock de 2 657 déclarations d'invention. Rapportée au nombre de laboratoires qui la composent, la région Ile-de-France apparaît cependant légèrement en retrait. En troisième position arrivent côte à côte Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.