Santé
et nouvelles technologies de l'information et de la communication
:
deux
secteurs porteurs pour la création d'entreprises nouvelles
issues des laboratoires de recherche
|
|
Sous
l'effet du ralentissement de la croissance économique,
l'année 2003 a marqué une stabilisation de la
création d'entreprises par - ou avec - des chercheurs
du CNRS, à hauteur d'une trentaine. En 2003, on dénombre
149 entreprises créées à partir du CNRS.
Le secteur de la santé arrive en tête, suivi
par le secteur des nouvelles technologies de l'information
et de la communication. L'Ile de France, Rhone-Alpes,
Languedoc-Roussillon, sont les régions les plus entreprenantes.
149 entreprises innovantes depuis
1999
Depuis le vote de la loi
sur l'innovation en juillet 1999, le CNRS a suscité
la création de 149 entreprises innovantes issues de
laboratoires propres, ou associés au CNRS. Plus de
90 % sont encore en activité. Majoritairement créées
dans le secteur des sciences de la vie, suivi par les nouvelles
technologies de l'information et de la communication, 24 d'entre
elles ont levé des capitaux pour un montant significatif
(de 1 à 35 M€) depuis leur création.
Trois régions particulièrement
dynamiques
Sur ces 149 entreprises, 38 d'entre elles
se sont implantées en Ile-de-France, 26 en région
Rhône-Alpes et 20 en Languedoc-Roussillon. Ces trois
régions attirent à elles-seules 56% des entreprises
nouvelles issues du CNRS.
Les régions qui attirent les entreprises
sont aussi celles qui sont à l'origine de leur création,
via leurs laboratoires de recherche : Ile-de-France en tête,
suivie de Rhône-Alpes et de Languedoc-Roussilon, à
l'exception de la Bretagne dans le nombre de laboratoires
à l'origine de start up, plus importante que sa part
dans leur implantation. |
| Du
laboratoire à l'entreprisE : le CNRS accompagne
les chercheurs dans la création d'entreprises pour
diffuser des technologies innovantes |
La création
d'entreprises à partir des laboratoires joue
un rôle original dans la diffusion des technologies
innovantes issues des travaux de recherche. Le CNRS
s'efforce donc de sensibiliser les chercheurs à
ce mode de valorisation et de les aider lorsqu'ils
s'engagent dans cette voie.
Près de
cent-cinquante chercheurs et ingénieurs de
l'organisme public se mettent en disponibilité
pour rejoindre ou créer une entreprise, afin
de valoriser leurs résultats.
Pour mener à
bien cette action, le CNRS participe à la mise
en place d'incubateurs en partenariat local avec d'autres
organismes de recherche et les établissements
d'enseignement supérieur. Plusieurs projets
ont pris forme : à Grenoble, à
Toulouse, à Lyon, à Montpellier, en
Ile de France-Sud et à Bordeaux.
Le CNRS sera aussi associé à des incubateurs
créés à la suite d'initiatives
locales.
|
|
Les sciences de la vie prédominent
Parmi elles, 45% appartiennent au secteur
médical, pharmacologique ou biotechnologique. En
deuxième position arrivent l'informatique, les nouvelles
technologies de l'information et de la communication et
les télécommunications, avec 32 entreprises
créées. Le secteur chimique n'arrive qu'en
troisième position : c'est un secteur qui génère
proportionnellement davantage de brevets que d'entreprises
nouvelles. A noter : si chaque année, cent-cinquante
agents du CNRS pratiquent une activité de consultant,
rares sont ceux qui sautent le pas pour créer leur
société...
Commission de déontologie
La participation des personnels de
la recherche à des entreprises dans le cadre de la
loi sur l'innovation de 1999 est arrivée à
son point culminant en 2002, avec 42 avis faborables décernés
par la Commission
de déontologie. Parmi eux, 13 concernaient des
demandes de participation à des créations
d'entreprises en tant qu'associé ou dirigeant, contre
29 demandes de concours scientifique, avec ou sans participation
au capital de la start-up. La faiblesse ou l'absence de
demandes de participation à des conseils d'administration
ou de surveillance reflète le fait que les entreprises
nouvelles ont généralement le statut de SARL.
|
GRAPHIQUE N°VIII. 1 |
 |
|
GRAPHIQUE N°VIII. 2
|
 |
|
GRAPHIQUE N°VIII. 3
|
 |
|
GRAPHIQUE N°VIII. 4 |
 |
|
|
| |