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Le CNRS a accru son investissement pour entretenir
et exploiter au mieux son portefeuille de brevets

Graphique V. 1
Frais directs de propriété industrielle
Evolution 1994- 2003

La propriété industrielle a un coût. S'il est facile de posséder un portefeuille de brevets, son entretien demande un investissement financier très important : 7,2 millions d'euros en 2003.

En 2003, le CNRS a déboursé 7,2 millions d'euros pour maintenir et développer son portefeuille de brevets.

Cette dépense va croissant depuis 1999, proportionnelle, avec un léger décalage chronologique, à la croissance des dépôts de brevets.

Dépôt de brevet en France et à l'international : combien ça coûte ?

En France, un dépôt de brevet auprès de l'Institut national de la propriété industrielle (INPI) coûte par an entre 3 811 euros et 4 573 euros (taxes de dépôt et honoraires de cabinet de brevet). Entretenir un brevet coûte entre 5 000 et 20 000 euros par an, sur la durée du brevet qui peut aller jusqu'à quinze ou vingt ans.

Un brevet européen (OEB) coûte entre 2667 euros et 3 811 euros (taxes et honoraires). Jusqu'à sa 7ème annuité, le brevet coûte environ 2 808 euros en seules taxes. Il coûte 9 977 euros s'il est maintenu jusqu'à son terme.

Une demande internationale de brevet (PCT) coûte entre 4 200 et 4 500 euros (taxes de dépôt en honoraires de cabinet). Les dépôts lors du passage en phases nationales avec validation dans les principaux pays industrialisés (Europe, Etats-Unis, Canada, Japon) coûtent entre 30 489 euros et 42 685. euros (taxes et honoraires de cabinet).

Des réformes sont en cours en Europe pour réduire les coûts, mettre en place une procédure électronique. Le site de l'INPI indique qu'une nouvelle version du logiciel de dépôt électronique a été lancée le 9 juin 2004.

Voir aussi sur le site de l'INPI les statistiques de la propriété industrielle 2003.

Un fort investissement
du CNRS

Le CNRS investit de plus en plus pour gérer la propriété industrielle de ses résultats de recherche et la commercialiser auprès des entreprises, grands groupes et PME/PMI, afin de contribuer à leur développement fondé sur l'innovation technologique.

Les frais directs comprennent toutes les taxes de dépôt et d'annuités, les honoraires de cabinets liés à la rédaction et à la traduction des brevets, à la recherche d'antériorité, à l'examen de brevetabilité…, ainsi que l'acquisition de brevets par le CNRS et les frais de contentieux éventuels.

Les démarches administratives de dépôt et les frais induits sont entièrement pris en charge par la DAE du CNRS en cas de pleine propriété, ou partagés avec ses partenaires en cas de copropriété.

graphique V. 1

La propriété industrielle a un coût : en 2003, le CNRS a déboursé 7,2 millions d'euros pour maintenir et développer son portefeuille de brevets. Cette dépense va croissant depuis 1999, en proportion directe (et légèrement décalée) des dépôts de brevets.