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Deux brevets sur cinq concernent les technologies du vivant

SOMMAIRE
  Le portefeuille de brevets du CNRS : situation générale

Graphique IV. 1
Evolution 1990-2003
Portefeuille d'ensemble

Graphique IV. 2
Evolution 1990-2003
Portefeuille par département scientifique


Graphique IV. 3
Evolution 1990-2003
Prioritaires
Ensemble

Graphique IV. 4
Evolution 1990-2003
Prioritaires
copropriété et pleine propriété

Graphique IV. 5
Evolution répartition 1990-2003
Prioritaires
par département scientifique

Graphique IV. 6
Evolution 1990-2003
Etendus
Ensemble

 

Graphique IV. 7
Evolution 1990-2003
Etendus
Copropriété et pleine propriété

Graphique IV. 8
Evolution répartition 1990-2003
Etendus
par département scientifique


Le nombre de brevets déposés chaque année par les laboratoires du CNRS croît régulièrement depuis 1996. Ainsi, le CNRS a doublé son portefeuille, qui représente aujourd'hui plus de 7 400 titres entretenus. Avec 40% des dépôts prioritaires, les sciences du vivant arrivent en tête. Cependant, on constate une baisse en 2003, reflet de la crise économique.

Le portefeuille de brevets du CNRS : situation générale


7369 brevets en cours en 2003

Plusieurs années sont généralement nécessaires pour connaître l'ensemble des extensions issues d'un dépôt de brevet prioritaire. De ce fait, l'ensemble du portefeuille de brevets effectivement déposés ces dernières années n'est pas encore entièrement connu. On estime entre 1 200 et  1 400 le nombre de brevets qui seront effectivement déposés au titre de l'année 2003.

70% du portefeuille concerne les sciences de la vie et les sciences chimiques

La grande majorité sont le fait des laboratoires des sciences de la vie (41%) et des sciences chimiques (28%). Les sciences physiques et mathématiques, d'une part, et les sciences et technologies de l'information et de la communication, représentent chacun 10% des brevets.

L'activité technologique du CNRS s'étend au-delà des brevets pour lesquels il est déposant. On estime aujourd'hui à près de 8 900 brevets le portefeuille dans lequel l'un de ses personnels est désigné en tant qu'inventeur.

Propriété des inventions de salarié
(régime des chercheurs du CNRS)

Les inventions faites par le salarié dans l'exécution soit d'un contrat de travail comportant une mission inventive qui correspond à ses fonctions effectives, soit d'études et de recherches qui lui sont explicitement confiées, appartiennent à l'employeur. Les conditions dans lesquelles le salarié, auteur d'une telle invention, bénéficie d'une rémunération supplémentaire sont déterminées par les conventions collectives, les accords d'entreprises, les contrats individuels de travail et pour le CNRS par le décret du 13 février 2001.

 

Du secret au brevet : ou comment protéger la recherche pour mieux transférer les résultats

La valorisation des résultats de la recherche et le transfert technologique vers les entreprises nécessitent généralement une étape de protection afin d'obtenir les droits de propriété intellectuelle des résultats acquis en vue de les exercer lors de leur exploitation commerciale.

Les outils de protection sont :

Le type de protection dépendra de la nature des résultats obtenus (base de données, logiciel, collections de matériels biologiques, invention brevetable, droits d'auteur) mais aussi du choix du transfert en considérant notamment la durée de vie du produit, les applications industrielles, le marché potentiel.

Le CNRS, à travers la Délégation aux Entreprises et le Comité des Engagements, décide après analyse de l'invention, du meilleur mode de protection, en général le brevet d'invention.

Pour cela, un cabinet de Propriété Intellectuelle est mandaté pour réaliser la rédaction et les démarches de dépôt de brevet auprès des offices des brevets en France (l'INPI) et à l'étranger. (voir Procédure de délivrance du brevet).

GRAPHIQUE N°IV. 1

Le nombre de brevets déposés chaque année par les laboratoires du CNRS croît régulièrement depuis 1996. Bien que les chiffres définitifs pour les années 2000 à 2003 ne soient pas encore connus (cf. note en bas de tableau), les données provisoires indiquent un maintien de cette croissance jusqu'en 2002. En revanche on peut considérer que l'année 2003 marquera une certaine stabilisation, avec l'atteinte d'un palier dans la taille du portefeuille de brevets du CNRS et la réingénierie de son mode de management.

GRAPHIQUE N°IV. 2

En 2003 le portefeuille de brevets du CNRS s'élève à 7 369. Parmi eux, la grande majorité sont le fait des laboratoires des sciences de la vie (41%) et des sciences chimiques (28%). Les sciences physiques et mathématiques, d'une part, et les sciences et technologies de l'information et de la communication, représentent chacun10% des brevets.


Stabilisation du portefeuille en 2003


     Brevets prioritaires

Le nombre de brevets prioritaires déposés chaque année reflète un léger infléchissement en 2003, après six années de croissance continue.
Croissance des brevets en copropriété

Les brevets en copropriété poursuivent leur croissance, confirmant la politique de partenariat avec les établissements d'enseignement supérieur et de recherche et le secteur privé. Sur les 245 brevets prioritaires déposés en France en 2003 par le CNRS, près de 70 % l'ont été en copropriété avec d'autres partenaires (organismes de recherche, universités ou entreprises).

En revanche, depuis 1999, le nombre de brevets prioritaires en pleine propriété reste stable, avec une légère tendance à la baisse, confirmée en 2003.

Le brevet prioritaire

Les droits conférés par un brevet français sont limités au territoire national. Cependant, suite à des conventions internationales d'harmonisation du cadre de la propriété industrielle, le déposant d'un brevet (dit prioritaire) dans l'un des pays signataire se voit réserver le droit, dans un délai d'un an, d'étendre ou non la protection du brevet à l'étranger.

Les dépôts effectués par des tiers ou les divulgations intervenues pendant ce délai ne pourront être opposés au brevet concerné.

 

Prédominance des sciences de la vie et des sciences chimiques

Au fil des ans la prédominance des deux départements des sciences de la vie et des sciences chimiques dans le volume de brevets prioritaires déposés se confirme. Avec un léger renversement aujourd'hui en faveur des sciences de la vie, par rapport à la situation en 1990.

Par ailleurs, on note la part croissante du département des sciences et technologies de l'information et de la communication, depuis 1998, début de la vague Internet.

Brevet et contrat de copropriété

Le CNRS dispose de laboratoires propres mais aussi, pour la majorité, de laboratoires associés à des organismes de recherche, universités et/ou industriels. Par ailleurs, de nombreuses collaborations de recherche sont établies avec différents partenaires publics ou privés. Les inventions issues de ces différents partenariats conduisent aux dépôts de brevet en copropriété. Un accord contractuel (contrat de copropriété) définit les termes de répartition de la propriété et de son exploitation future entre les différents partenaires.

Dans certains cas, les termes de copropriétés sont contractualisés après le dépôt du brevet par un des partenaires. De ce fait, un certain recul est nécessaire pour consolider définitivement les chiffres des brevets détenus par le CNRS pour l'ensemble de la période présentée.

 

 


 

GRAPHIQUE N°IV. 3

L'évolution du nombre de brevets prioritaires déposés chaque année reflète un infléchissement de la croissance en 2003, après six années de croissance continue. Voir Commentaire Graphique IV.1

 

GRAPHIQUE N°IV. 4

Depuis 1999, le nombre de brevets prioritaires en pleine propriété reste stable, avec une légère tendance à la baisse, confirmée en 2003. En revanche, les brevets en copropriété ont crû de façon très rapide depuis 1998, confirmant la politique de partenariat avec les autres établissements d'enseignement supérieur et de recherche et le secteur privé.

GRAPHIQUE N°IV. 5 (jouez avec la souris !)

On observe ici la prédominance persistante au fil des ans des deux départements des sciences de la vie et des sciences chimiques dans le volume de brevets prioritaires déposés. Avec un léger renversement aujourd'hui en faveur des sciences de la vie, par rapport à la situation en 1990. Par ailleurs, on note aussi la part croissante du département des sciences et technologies de l'information et de la communication, depuis 1998, début de la vague Internet.



     Brevets étendus

Du brevet prioritaire au brevet étendu, du brevet national
au brevet européen

INPI (France), PCT (Europe)

Dans la plupart des cas, le CNRS dépose ses demandes de brevets prioritaires en France auprès de l'INPI. Ce premier dépôt ouvre le droit d'effectuer, dans un délai d'un an, un dépôt correspondant dans d'autres pays. Cette période est mise à contribution pour perfectionner l'invention, en préciser les applications et rechercher des partenaires potentiels.

Au bout d'un an, l'extension du brevet suit une procédure de demande internationale (PCT Patent Cooperation Treaty) qui réduit les coûts et les démarches administratives liés aux dépôts des différents brevets. Elle offre un délai de 30 mois pour conforter le choix des pays dans lesquels la protection du brevet sera étendue.

Ces extensions prennent ensuite la voie de dépôts nationaux (pour les pays hors de l'Europe) et celle d'un brevet européen, qui, par une seule formalité de dépôt et d'examen, délivre un titre unique ayant les mêmes effets qu'un brevet national dans les 19 pays européens signataires de la Convention de Munich.

259 brevets étendus : tendance en hausse

Une technologie peut être protégée sur le territoire national mais également à l'étranger, ouvrant autant de droits à ses inventeurs.

Le nombre de brevets étendus ne cesse de croître depuis 1997. En 2003, on dénombre 259 brevets étendus, soit 13% de plus qu'en 2002.

Cette situation reflète l'internationalisation croissante de l'économie, mais résulte aussi, avec un léger décalage chronologique, de la croissance du nombre de brevets prioritaires.


Croissance des brevets étendus en copropriété

Les brevets étendus en copropriété croissent de façon ininterrompue depuis 1996.

En revanche, les brevets étendus en pleine propriété stagnent depuis 2001.

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Les sciences de la vie et les sciences et technologies de l'information et de la communication en tête

Depuis 1990, la part des sciences chimiques dans les brevets étendus a très nettement diminué, au profit des sciences de la vie et des sciences et technologies de l'information et de la communication. Les sciences physiques et mathématiques, qui dans la première moitié des années 90 se situaient en troisième position, talonnant même les sciences chimiques en 1993, sont maintenant derrière les sciences et technologies de l'information et de la communication, en quatrième position.

 

graphique IV. 6

259 brevets étendus en 2003, soit 13% de plus qu'en 2002. Le nombre de brevets étendus ne cesse de croître depuis 1997, reflet de l'internationalisation croissante de l'économie, mais aussi effet avec décalage de la croissance du nombre de brevets prioritaires.

 

graphique IV. 7


 
Reflet avec décalage de l'évolution du nombre de brevets prioritaires, les brevets étendus en copropriété croissent de façon ininterrompue depuis 1996. En revanche, les brevets étendus en pleine propriété stagnent depuis 2001.

 

GRAPHIQUE N°IV. 8 (jouez avec la souris !)

Depuis 1990, la part des sciences chimiques dans les brevets étendus a très nettement diminué, au profit des sciences de la vie et des sciences et technologies de l'information et de la communication. Les sciences physiques et mathématiques, qui dans la première moitié des années 90 se situaient en troisième position, talonnant même les sciences chimiques en 1993, sont maintenant derrière les sciences de l'information et des technologies de la communication, en quatrième position.