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N°1 | Jeudi 15 mai 2003


Bienvenue sur Lumière, le nouveau magazine multimédia d'Opticsvalley


Recherche
Création de l'Institut Lasers et Plasmas
Un laser de l'ENSTA fait 70 fois mieux que le soleil
Inauguration du laboratoire Satie à l'ENS Cachan
Inauguration du nouvel incubateur "Télécom Paris Entrepreneurs"
L'enquête sur le parc femtoseconde français
Industrie
13 mai 2003 : conclusion d'un accord Alcatel - Avanex
Photline présente ses nouveaux modulateurs de phase
Alcatel partage le savoir-faire de son laboratoire de Marcoussis
Cedip Infrared Systems à la conquête de l'Amérique
Alcatel Optronics lance ses mini amplificateurs optiques

Sagem lance le myX-6, un téléphone-caméra haute qualité


Opticsvalley entrepreneurs
Le projet européen Optranet


La Biophotonique


Emploi
Développement
Bâtiment


Les rendez-vous de l'optique-photonique



Lumière est, comme nous vous l’avions promis, le titre de la nouvelle version de la newsletter d’Opticsvalley.

Sa présentation plus aérée et son sommaire mieux articulé devraient vous permettre d’accéder plus rapidement aux informations qui pourraient vous être utiles dans votre vie professionnelle.

Lumière mettra en priorité l’accent sur l’actualité optique-photonique de l’Ile-de-France. C’est donc avant tout votre newsletter. Nous comptons sur vous pour alimenter les différentes rubriques de cette publication par des informations qui illustrent l’actualité de votre métier : nouveaux produits, nouvelles parutions, nouvelles percées, carnet, opportunités, contrats, ouvertures internationales…

Par ailleurs, si vous souhaitez bénéficier de nos autres informations en temps réel, vous avez la possibilité de vous inscrire en envoyant un mail sans objet ni contenu à opticsvalley-communiques-subscribe.

En espérant que Lumière contribuera à sa manière au développement de vos activités et à l’animation de la technopole francilienne dans le domaine de l’optique-photonique, nous vous souhaitons une bonne lecture et attendons avec impatience vos remarques et suggestions pour continuer à améliorer, tant dans la forme que dans son contenu, notre publication.

L’équipe d’Opticsvalley
redaction@opticsvalley.org

Recherche

Création de l'Institut Lasers et Plasmas

Alain Bugat, Administrateur général du CEA, a signé avec le CNRS, l'Ecole Polytechnique et l'Université Bordeaux 1, la convention cadre relative à la création de l'Institut Lasers et Plasmas, ou ILP.

L'ILP est un institut à vocation nationale. Il est né de la volonté des quatre partenaires signataires de se coordonner pour développer les domaines scientifiques et techniques concernés par les plasmas denses et chauds créés par des lasers. Cette initiative, qui couvre également les instruments de diagnostic associés et la valorisation des résultats, s'inscrit dans un contexte national de forts développements des lasers intenses et de leur potentiel d'applications. Elle concerne les installations et laboratoires académiques travaillant sur ces thématiques et, en région Aquitaine, les installations du CEA réalisées pour les besoins de la défense nationale : le laser Mégajoule en cours de construction et son prototype, la Ligne d'Intégration Laser. Cette convention concrétise la volonté d'ouvrir à la communauté scientifique française et internationale, au travers de l'ILP, ces installations exceptionnelles destinées à étudier les plasmas de fusion. La direction de l'Institut Lasers et Plasmas sera localisée dans l'environnement bordelais de façon à accentuer son couplage avec les installations en Aquitaine.

La mission de l'ILP sera, entre autre, de gérer de nouveaux projets et actions de valorisation, des comités de programme de sélection des installations membres, et des actions de recherche commune. Placé sous l'autorité d'un comité de pilotage représentant les quatre partenaires, l'Institut Lasers et Plasmas sera chargé de mener ces différentes actions. L'ILP comprendra deux pôles :

- un pôle, dénommé ILP - Recherche. Cette Fédération de Recherche regroupe l'ensemble des laboratoires qui désirent s'associer au projet en vue de permettre une meilleure coordination de leurs activités scientifiques. Chargé de leur assurer une grande visibilité internationale, l'ILP suscitera également les formations permettant d'associer étudiants et doctorants à ses activités de recherche,

- un pôle opérationnel, dénommé ILP - Transfert. Cette structure assurera les tâches de gestion de l'Institut et conduira les actions de transfert technologique et de valorisation industrielle. Elle conduira également la réalisation et l'exploitation de nouveaux instruments de recherche.

A partir d'un ensemble exceptionnel et coordonné de compétences et de moyens expérimentaux, et en liaison avec les collectivités locales, l'ILP devient aussi un élément important de la mise en synergie du monde scientifique et du milieu industriel de l'optique et des lasers.

Pour en savoir plus: http://www.cea.fr/fr/actualites/articles.asp?id=406

Un laser de l'ENSTA fait 70 fois mieux que le soleil

Un laser de l’Ecole Nationale Supérieure des Techniques Avancées réalise des réactions de fusion nucléaire ultra-rapides, à un milliard de degrés.

Alors qu’une controverse très animée a secoué les milieux scientifiques il y a quelques mois, à la suite d’un article sur une éventuelle réaction de fusion « dans un bocal » due à la sonoluminescence, une expérience de l’ENSTA (Palaiseau) a montré qu’une réaction de fusion deutérium-deutérium peut réellement être provoquée en laboratoire au cours de l’interaction entre un laser ultra rapide (30 femtosecondes, soit 30 millionièmes de milliardième de seconde) et ultra intense (100 TéraWatt) et un jet d’agrégats moléculaires à basse densité.

Dans une expérience pionnière effectuée au Laboratoire National Lawrence Livermore en Californie (Ditmire et al Nature 398, 491, 1999), il avait été montré qu’une impulsion laser intense peut arracher presque tous les électrons d’agrégat de deutérium créés par détente adiabatique d’un gaz refroidi ; l’agrégat explose alors violemment sous l’effet de la répulsion Coulombienne entre les ions.

La température du plasma obtenu était tout juste suffisante pour déclencher des réactions de fusion (« seulement » 60 millions de degrés). Sur le plan technique, réussir à agréger ainsi du deutérium est un tour de force et la taille des agrégats s’est révélée insuffisante pour atteindre des températures très supérieures.

Les chercheurs du Laboratoire d’Optique Appliquée de l’ENSTA (unité mixte avec l’Ecole Polytechnique et le CNRS), en collaboration avec le Service des Photons, Atomes et Molécules du CEA Saclay, ont pu contourner ces difficultés en utilisant un gaz moléculaire, le méthane deutéré (CD4), qui présente des capacités d’agrégation exceptionnelles. Utilisant un gaz initialement à température ambiante, ces chercheurs ont crée des agrégats de grande taille. Irradiés par le laser de 100 TW du LOA, actuellement considéré comme le plus performant du monde à haute cadence, ces derniers ont permis d’accélérer des ions à des énergies atteignant 120 kilo-électron-volt, mesurées in situ par un spectromètre de masse.

En terme de température, les molécules, ou les ions en résultant, sont ainsi chauffées brutalement depuis la température ambiante jusqu’à environ un milliard de degrés soit soixante-dix fois la température du cœur du soleil.

Cette gamme de température est particulièrement intéressante car elle permet d’atteindre les valeurs maximales de section efficace de fusion.

Le nombre de réactions n’a pas dépassé la valeur mesurée initialement à Livermore mais la facilité avec laquelle ce résultat a été atteint devrait permettre à beaucoup d’autres groupes de produire des réactions de fusion ultra-rapide à partir de lasers de laboratoire.

En particulier, il devrait être possible d’étudier les processus de dommage neutronique avec une résolution temporelle. Enfin, les flux de neutrons créés devraient pouvoir être augmentés de manière très importante, simplement en augmentant la densité du jet, ou bien en utilisant des nouvelles technologies de lasers à cadence d’impulsions kiloHertz.

Pour en savoir plus : www.ensta.fr/actualite/actualite.html#fusion
et http://www.ensta.fr/

Inauguration du laboratoire Satie à l'ENS Cachan

Le 18 mars 2003, Francis Jutand, directeur du département STIC (Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication) du CNRS et Claire Dupas, directrice de l'ENS Cachan, présidaient l'inauguration du laboratoire SATIE (ENS Cachan-CNRS-CNAM). Cette manifestation se voulait à la fois scientifique et musicale autour d'un hommage à Erik Satie, grand compositeur et citoyen d'Arcueil Cachan.
Le laboratoire SATIE (anciennement LESIR, Laboratoire d'Electricité Signaux et Robotique, créé il y a plus de 20 ans) est un laboratoire de recherche appliquée à vocation technologique, voué à l'étude et à la conception de systèmes complexes combinant information et énergie.
Ces systèmes concernent par exemple, la traction ou la propulsion électrique, la conversion ou le stockage d'énergie électrique, les systèmes automatisés de production, les télécommunications, les équipements de mesure, ou des bio-microsystèmes.
Le laboratoire SATIE fait partie du noyau dur du Réseau Thématique Energie du CNRS-STIC (RTP n°48)
.

Pour en savoir plus : www.cnrs.fr/STIC/actions/rtp/rtp_thematiques_details.htm
www.satie.ens-cachan.fr

Résultats de l'enquête sur le parc femtoseconde français

Le parc des lasers femtoseconde français constitue un réseau technologique, créé en 2001 par le CNRS, dans le cadre de la "mission des ressources et compétences technologiques". Ce réseau s'attache à décrire et promouvoir les techniques liées à l’élaboration, la caractérisation et l’utilisation des sources femtoseconde.

Dynamique, la communauté femto française se défend bien au niveau international et grandit sans cesse. Malheureusement, il existe trop souvent un fossé entre les utilisateurs et les développeurs de sources. Afin de mieux cerner les capacités et besoins du parc femtoseconde français, une grande enquête nationale a été réalisée. Il ne s’agit pas d’une enquête inquisitrice et encore moins commerciale (les commerciaux n’ont pas de droit de cité dans ce réseau). Nous sommes, comme vous, utilisateurs (physiciens, chimistes, biologistes…) ou développeurs de sources femtoseconde.

Les résultats de cette enquête permettent de savoir à qui s'adresser à la fois concernant les attentes en termes techniques, l’achat d’un nouveau matériel ou les collaborations possibles, soit sur les sources, soit sur des thèmes communs de recherche.

Pour en savoir plus : http://www.luli.polytechnique.fr/rtf/Enquete_parcfemto.pdf

Inauguration du nouvel incubateur "Télécom Paris Entrepreneurs"

Le jeudi 13 mars 2003, Christian Sautter, adjoint au maire de Paris, chargé du développement économique, des finances et de l'emploi, et Danièle Auffray, adjointe au maire, chargée des nouvelles technologies et de la recherche, ont inauguré en présence de Marc Peyrade, directeur de Télécom Paris, et de Pierre Castagnou, maire du 14e arrondissement, l'incubateur "Télécom Paris Entrepreneurs", dans ses nouveaux locaux du 37/39, rue Dareau.

La Ville de Paris et Télécom Paris ont signé une convention de partenariat destinée à développer l'activité de l'incubateur pour la période 2003-2005.

Un incubateur d'entreprises est un lieu d'accueil et d'accompagnement de porteurs de projets de création d'entreprises innovantes; il offre à ces derniers un appui en matière de formation et de conseil et les héberge jusqu'à ce qu'ils exercent une activité commerciale réelle et trouvent leur place dans une pépinière d'entreprises ou des locaux industriels.

Télécom Paris Entrepreneurs, devra, au terme de la période conventionnelle, avoir incubé 55 projets, aidé à la création de 45 entreprises et contribué à créer 225 emplois directs. La convention a également pour objet de développer des complémentarités entre Paris Innovation (incubateur généraliste rattaché à l'agence de développement économique Paris Développement créée par la Ville de Paris et la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris) et l'incubateur de Télécom Paris.

Pour en savoir plus : http://www.enst.fr/creation-entreprise/services/incubateur.php


Industrie

Mardi 13 mai 2003 : Alcatel annonce la conclusion d'un accord avec Avanex pour la cession de ses activités de composants optiques et permet ainsi l'essor d'un projet industriel en Essonne

Au travers de cet accord, Alcatel confirme l'intérêt qu'il porte à l'activité composants optiques, tout en rappelant que celle-ci ne figure plus dans son cœur de métier.

En effet, en cédant ses activités de composants optiques, Alcatel prend aussi une participation à hauteur de 28 % dans le capital de la société Avanex et contribue également à la recapitalisation de celle-ci.

De plus, la Division Réseaux Optiques d'Alcatel, dont une part importante de l'activité est localisée à Nozay, s'engage à réserver pendant trois ans une part importante de ses achats de composants optiques à la nouvelle structure Avanex.

L'acquisition simultanée par Avanex de certains actifs des activités de photonique de Corning, situés hors de France, participe à l'ambition affichée d'Avanex de devenir le leader mondial du secteur. La caractéristique essentielle de ces montages est de servir un véritable projet stratégique et industriel pour lequel chacun des trois acteurs (Alcatel, Avanex, Corning) apporte ses technologies, son savoir-faire et sa puissance commerciale.
Dans cette nouvelle configuration, le centre essonnien de Nozay devient l'unique centre d'excellence en recherche, développement et fabrication de composants et puces opto-électroniques à base de phosphure d'indium. Cette expertise pérennise le centre de Nozay comme pôle de compétence.

Les liquidités apportées par Alcatel - 110 millions d'euros - serviront aux restructurations nécessaires et permettront à la nouvelle société Avanex de développer de nouveaux produits et d'assurer le fonctionnement de l'activité pendant au minimum deux ans au niveau actuel du marché.


La filière opto-électronique francilienne sort donc renforcée de cet accord, comme elle le sera par le partenariat privilégié qu'Avanex développera avec Alcatel et Thales sur le site de Marcoussis dans le cadre de la plateforme de recherche appliquée en opto-électronique.


Photline présente ses nouveaux modulateurs de phase

Les séries MPZ-LN10/20 de Photline forment une famille de modulateurs de phase destinés aux télécommunications à haut débit et aux autres applications ayant recours à une puissante bande passante.

Conçues selon la technologie au niobiate de lithium, les séries MPZ-LN10/20 sont faciles à utiliser et à intégrer. Elles se révèlent particulièrement performantes pour des applications telles que le chirp", la réduction de diffusion Brillouin stimulée, l'instrumentation et le conditionnement de données au format CDMA, FSK, DPSK…

Ces séries sont aussi disponibles dans une version intégrée comprenant les modulateurs et leurs pilotes. Photline propose par ailleurs les séries DR-GA de haute performance et des pilotes radiofréquence optimisés pour fonctionner avec les modulateurs MPZ-LN.

Pour en savoir plus : www.photline.com/MPZ-LN-10_20.pdf

Alcatel partage le savoir-faire de son laboratoire de Marcoussis

Depuis le mois d'avril 2003, le laboratoire de "fibres optiques et composants" d'Alcatel à Marcoussis propose ses services à la sous-traitance.

Avec plus de 20 ans d'expérience et fort de plusieurs premières mondiales, le laboratoire de Marcoussis peut désormais réaliser sur mesure les fibres désirées par les industriels. Il propose ses services depuis l'étude de faisabilité jusqu'à la réalisation effective. Egalement spécialisé dans les réseaux de Bragg photo-inscrits sur fibre optique, ce laboratoire offre une prestation complète, avec des possibilités importantes de transfert de technologie et de licence de brevets.

Equipé de moyens tant logiciels (modélisation) que matériels (équipement MCVD et fours de fusion, tours de fibrage), ce laboratoire est désormais disponible non seulement à des applications telles que les télécommunications, mais aussi l'environnement, la santé, l'espace ou encore les transports automobiles et aéronautiques
.

Pour en savoir plus : www.alcatel.fr/optronics/include/index.html

Cedip Infrared Systems à la conquête de l'Amérique

 

Cedip Infrared Systems vient de signer avec Electrophysics un accord d'exclusivité relatif à la distribution des caméras standard en Amérique du Nord.

Cette société fabrique des caméras et des systèmes infrarouges d'imagerie de classe mondiale pour les applications les plus exigeantes. Basée à Croissy Beaubourg, elle fournit les leaders mondiaux de l'industrie, du secteur médical, des laboratoires de recherche et défense.
Signe de son dynamisme, son équipe prévoit de passer de 35 à 45 collaborateurs d'ici fin 2003. Sa nouvelle implantation devrait lui permettre d'augmenter la part de ses exportations : celles-ci représentent environ 70% des 8 millions d'euros de chiffre d'affaires réalisés en 2002, principalement sur les marchés japonais et allemand.

Par ailleurs, Cedip Infrared Systems propose toute une gamme de caméras infrarouges hautes performances, refroidies ou non. Celles-ci sont ensuite utilisées au sein de systèmes complets couvrant trois grands types d'applications : les mesures de contraintes, la thermographie et le recueil de signatures infrarouges. Dans ce secteur, la société vient d'installer un système d'analyse infrarouge multispectrale - Satir -, sur la base de l'armée de l'air de Cazeaux pouvant recueillir la signature infrarouge d'avions et d'hélicoptères dans les trois principales fenêtres spectrales.

Cedip Infrared Systems propose également des caméras sur mesure pour des intégrateurs, notamment pour les boules d'observation pour hélicoptères ou des systèmes de surveillance des forêts.

Enfin, Cedip Infrared Systems vient de se doter d'une batterie de corps noirs permettant le test, le contrôle et la calibration automatisés de ses caméras. Ces nouveaux moyens permettent d'augmenter la rapidité des tests, la précision des mesures de températures contrôlées ce qui signifie pour les clients rapidité de maintenance et fiabilité de l'étalonnage.

Pour en savoir plus : http://www.cedip-infrared.com/

 

Alcatel Optronics lance ses mini amplificateurs optiques

Le 17 mars 2003, Alcatel Optronics étendait sa famille d'amplificateurs optiques avec fonction d'adressage en lançant les plus petits post- et pré-amplificateurs optiques à bande étroite avec électronique. Grâce à l'intégration d'une interface électronique standardisée, les amplificateurs à fibre dopée Erbium Alcatel 1906 OAE et Alcatel 1907 OAE peuvent être aisément interconnectés à d'autres modules et leurs configurations ajustées et optimisées à distance. Dédiés à des systèmes optiques métropolitains à 2,5 Gbit/s et 10 Gbit/s, ils sont proposés avec et sans régulateur thermique. Ces amplificateurs compacts apportent de la flexibilité dans la mise en œuvre et le contrôle des systèmes tout en réduisant les coûts de fonctionnement et de maintenance.

Pour améliorer la gestion des systèmes optiques de télécommunication et optimiser le coût total de possession du système, les composants doivent communiquer entre eux. Pour ce faire, Alcatel Optronics a intégré un bus d'interface au standard I2C au sein de ses amplificateurs optiques. Cette fonction permet de contrôler le réseau dans les deux sens, de faire un état à distance des équipements et de réduire les interventions sur site. De plus, ces amplificateurs optiques compacts possèdent, sur le dessus du boîtier, des guides spéciaux pour lover la fibre, ce qui facilite leur montage sur la carte optique.

Selon Philippe Brégi, Directeur général adjoint d'Alcatel Optronics : "Ceci apporte de l'intelligence dans le traitement du signal et sa gestion, de l'interopérabilité et de la flexibilité dans la configuration des systèmes." Il espère ainsi répondre aux attente de la clientèle des réseaux de télécommunications optiques.

Pour en savoir plus : www.alcatel.com/optronics

 

Sagem lance le myX-6, un téléphone-caméra haute qualité

Equipé d'une caméra CCD assurant une bonne qualité d'image même dans des conditions lumineuses faibles ou avec des sujets en mouvement, d'un écran TFT (transistor en fil mince), d'un choix entre trois focales, le myX-6 reste un téléphone portable léger (106 gr) et de petite taille (110x46x22mm). L'écran de taille 32x40mm comporte 12 lignes. La transmission obéit à la norme GPRS classe 10. La résolution VGA de la caméra (640x480 pixels) permet en plus d'envoyer des photos à une adresse e-mail, ou de les stocker.
Présenté au Cebit sur le stand Sagem, hall 26, stand E32, le myX-6 sera commercialisé au mois de mai 2003, au prix public de 399 EUR.

Pour en savoir plus : http://www.sagem.com/fr/produits/telephonie-mobile/x6-popup.htm

Opticsvalley entrepreneurs

Le programme Opticsvalley Entrepreneurs accélère et sécurise le décollage de start-up liées à l'optique.

Ses professionnels expérimentés détectent des projets de qualité au sein de laboratoires de recherche et d'entreprises innovantes, dont les meilleurs sont sélectionnés pour le programme avec l'aide d'un comité d'experts reconnus de l'industrie.

Ils s'emploient dès lors à insuffler des énergies dans ces sociétés, par une action sur le terrain, à leurs côtés, dans diverses disciplines : commercial, marketing, ressources humaines, R&D, financement...

Ces sociétés mettent à profit la synergie des moyens Opticsvalley : mise en relation, banque de compétences, veille proactive, véhicules de communication ciblée, plate-formes d'équipements mutualisés, canaux de transfert technologique…

Le pôle Opticsvalley Entrepreneurs est composé de sept sociétés, accélérées durant 15 mois, qui offrent des innovations majeures dans des domaines aussi variés que l'observation microscopique, la maîtrise de la couleur, et les transmissions d'entreprise. Elles exploitent des brevets issus de recherches menées au sein de Thales, le CNRS, l'Institut d'Optique... la plupart d’entre elles sont primées par l'Anvar et la presse professionnelle.

Plusieurs sociétés recherchent actuellement des managers entrepreneurs: un directeur ventes & marketing, deux directeurs du développement industriel, deux directeurs du business development USA et Europe... (voir rubrique Opportunités dans ce numéro).

Pour en savoir plus, contacter Michel Pezzulo au 01.69.31.60.80, m.pezzulo@opticsvalley.org :

Le projet européen Optranet

Coordonné par Opticsvalley, le projet Optranet s’inscrit dans le cadre du programme européen IST (Information Society Technologies). Il se déroule sur deux ans et compte cinq partenaires : l’Angleterre (Oxford Innovation), l’Allemagne (Optonet, région d’IENA), la Suède (ACREO, région de Stockholm), la Pologne (Université de Varsovie) et la France (Opticsvalley, région Ile-de-France).

Ce projet a trois objectifs :
- la sensibilisation et la formation dans le domaine de l’optique, de la photonique et de l’optoélectronique en Europe,
- la mise en place d’actions concertées pour dynamiser la filière de formation en optique,
- la participation à son évolution et l’invitation des jeunes à la rejoindre.

Les actions sont les suivantes :

· Recenser les systèmes de formation de la filière optique-photonique pour les 3 niveaux de qualification (opérateurs, techniciens et ingénieurs) dans chaque pays (plus de 100 descriptions de diplômes).
· Mener des enquêtes afin de mesurer l’adéquation emploi-formation dans les différents pays auprès : des entreprises (plus de 200 entreprises ont répondu) et des établissements de formations (plus de 300 écoles, universités, centres d’apprentissage sont recensés).
· Créer des kits de sensibilisation pour éveiller l’intérêt des jeunes pour les phénomènes optiques, les faire tourner dans les établissements scolaires et les expositions, recenser et diffuser des kits déjà réalisés (5 kits « Optranet » ont été conçus pour les jeunes de 14 à 16 ans et tournent dans les établissements scolaires et sont présentés lors d’expositions et salons sur les métiers ; des kits polonais et anglais sont également présentés et disponibles dans le même but).
· Créer un observatoire européen qui soit une interface entre les entreprises et le monde de la formation. Cet observatoire européen permettra de créer un véritable réseau de compétences pour faire évoluer les diplômes, garantir sur un long terme l’adéquation entre l’offre de formation et la demande d’emploi dans le secteur.
· Faire connaître la méthodologie ECTS (European Credit Transfert System), qui permet de mesurer et comparer les enseignements suivis par les étudiants et assurer des équivalences entre les établissements qui le pratiquent, dans le but de mettre en place des coopérations entre les différents pays de la Communauté Européenne. Il s’agit d’accroître le nombre d’établissements qui l’utilisent.
· Participer à des conférences nationales (5) et internationales (4), organiser des groupes de travail sur des sujets spécifiques (biophotonique, lasers), éditer 4 newsletters.

Ce projet a pour vecteur de communication principal le site web http://www.optra.net/, lancé le 1er avril dernier, qui reprend le référencement des formations, les résultats des enquêtes, les informations relatives aux kits de sensibilisation, à la méthodologie ECTS, les travaux des Commissions nationales dédiées aux métiers de l’optique et de la photonique.

Pour en savoir plus, contacter Marie-Christine Jeanjean ou François Radet au 01 69.31.75.00, ou par mail : f.radet@opticsvalley.org et mc.jeanjean@opticsvalley.org

La Biophotonique

3 questions à Jean-Louis Martin, directeur du Laboratoire d'Optique
et Biosciences
Quelle est votre définition de la biophotonique ?

La biophotonique tient dans les multiples interfaces qui se développent entre l'élément de base de la lumière qu'est le photon, et les différentes strates biologiques que sont les organes, les tissus, les cellules, et les molécules cellulaires.
La biophotonique n'utilise pas les mêmes approches quand elle doit qualifier l'action d'une molécule, étudier un groupe de cellules, analyser un tissu ou soigner un organe.
Même si le domaine le plus porteur actuellement en biophotonique est celui qui s'intéresse à l'imagerie fonctionnelle cellulaire et multicellulaire, il en existe bien d'autres… autant qu'il y a d'interfaces entre lumière et biologie.
Par nature pluridisciplinaire, la biophotonique fait appel à divers acteurs, qui développent, quand ils parviennent à travailler ensemble, un cercle vertueux de progrès scientifique. Dans ce cercle, les découvertes scientifiques engendrent des progrès technologiques (en imagerie par exemple), qui à leur tour, ouvrent sur de nouvelles découvertes.


Quelles sont selon vous les forces et les faiblesses de la recherche française en biophotonique ?

La biophotonique a, en France, les faiblesses de ses forces.
Alors que nous disposons des meilleurs chercheurs dans de nombreuses disciplines, nous n'arrivons pas à les faire travailler ensemble. Leur excellence les empêche sans doute de se décloisonner.
Pour que le cercle vertueux fonctionne, certaines conditions doivent être réunies : en tant que discipline d'interface entre plusieurs domaines de recherche, la biophotonique a besoin de structures adaptées aux disciplines scientifiques. Les chercheurs doivent pouvoir échanger au sein de structures facilitant le travail collaboratif. Ces structures sont malheureusement peu nombreuses en France.

Cela étant, il faut reconnaître les atouts de la biophotonique française : une tradition rigoureuse d'enseignement scientifique au sein des écoles, des grandes écoles et des universités. Et ce dans beaucoup de domaines : l'optique bien sûr, mais aussi la physique quantique qui compte de nombreuses applications en biophotonique.
De même, les industriels impliqués dans la biophotonique, ceux du laser par exemple, sont en France les premiers en date et parmi les meilleurs au monde. Mais, à quelques exceptions près, leurs laboratoires de recherches restent trop souvent cloisonnés.

La France ne peut plus se payer le luxe d'entretenir ces chercheurs en "vase clos". L'interpénétration des mondes de la physique, de la chimie, de la biologie est aujourd'hui essentielle.

Sur quoi portent les travaux de votre laboratoire et quelles en sont les applications industrielles ?

Nous travaillons sur l'utilisation du photon, in vitro, pour comprendre les mécanismes cellulaires.
A partir d'une unité Inserm que je dirigeais, nous avons créé une unité mixte avec le CNRS, afin d'intégrer des chercheurs issus de toutes les disciplines requises (ils sont aujourd'hui 45).
La plupart de ces chercheurs se consacre à l'amélioration de l'analyse des acteurs d'une cellule. Grâce aux photons, et notamment au marquage fluorescent, nous pouvons suivre, en temps réel le parcours d'une molécule déterminée.
C'est un travail colossal puisqu'on soupçonne l'interaction d'environ 100.000 acteurs moléculaires différents à un même moment dans une cellule. Grâce aux progrès de nos méthodes nous travaillons simultanément sur un grand nombre de cellules, afin d'étudier la redondance et la variabilité des phénomènes biologiques que nous observons.

Concernant les applications, elles prennent au LOB la forme de brevets, que nous déposons régulièrement. Ces brevets intéressent de nombreux industriels de différents secteurs.
Nous avons ainsi identifié de nouvelles cibles biologiques qui permettent des progrès en pharmacie ou en cancérologie. Nous brevetons également des nanoémetteurs fonctionnalisés ou des nouveaux produits de contraste servant pour l'imagerie cellulaire.

Enfin quelques chercheurs travaillent sur de nouvelles générations de puces impliquant le photon.
Dans un délai plus lointain, mais prévisible, nous devrions pouvoir proposer de véritables sauts technologiques dans le domaine des Lab-on-chip facilitant l'analyse biologique. Ces puces seront accessibles au grand public, car faciles et rapides d'utilisation. Elles seront en outre commercialisées à un coût dérisoire…

Avec un marché évalué à plus de 8 milliards d'euros à l'horizon 2005, la biophotonique est sans doute l'une des applications les plus porteuses des sciences et techniques de la lumière. Ses évolutions sont prometteuses sur le plan économique, et participent surtout aux progrès de la santé (diagnostiques, analyses et soins), de la maîtrise raisonnée de l'environnement, de la cosmétologie, de l'agronomie...

Opticsvalley a voulu cerner les travaux et les attentes des professionnels de la biophotonique de l'hexagone, et plus spécifiquement du vivier technologique présent en Ile-de-France. En collaboration avec l'Adit, Opticsvalley a mené une étude auprès de scientifiques soucieux de développer ce secteur en France.

Qu'ils soient physiciens, biologistes, chimistes ou cliniciens, ils font part de l'état de leurs recherches, des applications concrètes qu'ils en espèrent ou développent déjà. Tous soulignent l'importance de la lumière dans leurs domaines de recherche, convaincus de la nécessité de faire de la biophotonique une discipline à part entière.

Biophotonique : état et perspectives
de l'art

L'Ile-de-France représente la première concentration d'experts en biophotonique de l'hexagone. Les grands centres de recherche tels que l'Institut Curie, l'ENS, l'Ecole Polytechnique, l'ESPCI, l'université Paris XIII, Institut d'Optique, l'Institut Jacques Monod ou encore le Centre Hospitalier Frédéric Joliot concentrent leurs travaux sur les trois segments les plus porteurs d'espérance pour la biophotonique : l'imagerie cellulaire (souvent couplée avec les nanomanipulatuions), les nouveaux matériaux à propriétés optiques et les biopuces.

Imagerie et manipulation cellulaire

 

Dans le domaine de l'imagerie cellulaire et tissulaire, les plus forts développements se trouvent aujourd'hui dans les microscopies confocales bi-photoniques et multi-photons. Ces technologies offrent notamment l'avantage d'observations in vivo, en temps réel et à grande profondeur (500µ). Le suivi des molécules (lipides, protéines) se fait par marquage fluorescent.
Parmi les travaux les plus avancés dans ce domaine, on distingue notamment l'imagerie acousto-optique des tissus biologiques à haute résolution sur laquelle se penchent des chercheurs de l'ESPCI, mais aussi les microscopies 3D, 4D (temps) et 5D (suivi de plusieurs couleurs) développées par l'équipe de M. Amblard à l'Institut Curie.
Parmi les travaux proches de l'aboutissement, l'équipe de M. Rigneault à l'Institut Fresnel, cherche un acquéreur industriel pour son brevet "Fluorescent Correlation Spectroscopy" (déposé par le CNRS).
Si la "création" de l'image reste un défi permanent, les chercheurs franciliens sont unanimes pour affirmer que des solutions innovantes sont encore à développer dans le "traitement informatisé des images".

Souvent couplées à cette microscopie, les machines moléculaires et cellulaires (qui interviennent à l'intérieur même de la cellule) sont actuellement à un stade de recherche bien avancé (les premières réalisations devraient voir le jour dans les trois prochaines années).
Est ainsi né le concept du "nanobistouri", un instrument qui découpe des cellules avec un laser UV et récupère le matériel cellulaire par pression optique, directement sur des postes de microscopie. Les recherches actuelles se portent aussi sur la micro-dissection au laser quasi-non-invasive. En effet, le patient ne ressent pas cette "biopsie optique".

Des pinces optiques à la nanochirurgie, les applications à développer sont encore nombreuses dans le secteur de la manipulation et de l'imagerie des cellules et des tissus.

Les nouveaux matériaux : nano-émetteurs et biomarqueurs

Ces nouveaux matériaux de la biophotonique permettent notamment les progrès de l'imagerie, mais entrent également dans la fabrication de biopuces et de biocapteurs. (voir ci-dessous)
Exploitant toutes les propriétés de fluorescence, certaines pistes portent sur les nano-particules (or, argent, terres rares) mais aussi sur l'autofluorescence (technologie brevetée par l'Institut Curie).
La question des brevets est d'ailleurs centrale concernant les matériaux de la biopohotonique. En effet la propriété industrielle des GFP (Green Fluorescent Protein, utilisées dans la microscopie confocale) et de leurs dérivés, est aujourd'hui verrouillée.

Malgré cela, les chercheurs tentent d'obtenir des améliorations de ces matériaux, telles que des GFP activables selon les types de cellules qu'elles colonisent (GFP conditionnelles). Ce nouveau type de GFP pourrait apporter une plus grande souplesse de suivi des molécules biologiques.
Ces GFP servent aussi la thérapie génique, pour le suivi des vecteurs et de leur pénétration par exemple.

En parallèle au développement des GFP, émergent d'autres matériaux permettant la photoactivation de composés biologiques.
On peut espérer des applications concrètes de ces recherches d'ici deux à quatre ans.

La biophotonique soutenue
à travers le monde
Malgré la forte dynamique des équipes de recherches universitaires et industrielles qui se consacrent à la biophotonique, ces technologies ne se développent pas en France comme en Allemagne, aux Etats-Unis ou au Canada.
Dans ces pays, les gouvernements soutiennent activement ce secteur qu'ils jugent essentiel pour l'avenir des biotechnologies.

En Allemagne, l'Institut International de Biophysique (IIB) représente la plus grande concentration pluridisciplinaire européenne de chercheurs en biophotonique. Il rassemble 14 instituts gouvernementaux de recherche et universités. En plus des projets développés en interne par ses équipes, l'IIB offre des programmes d'échange et de visites sur site de ses laboratoires.
Son site Internet propose de nombreuses ressources et une littérature abondante en accès libre.
L'IIB organise son université d'été du 24 au 30 août prochain, à son siège de Neuss.

Il n'est pas rare en Allemagne que des opticiens travaillent dans des laboratoires de biologie. Le dernier lauréat du prix de la Commission Internationale d'Optique en 2000, Stefan Hell, par exemple, a été récompensé pour ses configurations originales de microscopes à haute résolution en champ lointain utilisables sur des échantillons biologiques : il travaille à l'institut Max Planck de "chimie biophysique" de Göttingen.

En outre, parmi les initiatives les plus récentes en Allemagne, un projet de recherche fédérale en biophotonique, doté d'un budget de 50 millions d'euros sur cinq ans, financé par le ministère de l'Education et de la Recherche, a été lancé en novembre 2002 à Iéna.

Le site de l'IIB

Steve Chu, prix Nobel de Physique en 1997 en même temps que Claude Cohen-Tannoudji et Bill Philipps, a fondé à l'université de Stanford un groupe de biophysique qui se consacre à l'imagerie par fluorescence en vue de l'imagerie de molécules uniques.

http://www.stanford.edu/group/chugroup/bio/

A l'Université de Davis (Californie), la création en octobre 2002 d'un centre de biophotonique, financé à hauteur de 52 millions de dollars sur 10 ans, bénéficie d'un apport de 40 millions de dollars par la National Science Foundation.
Il regroupe une centaine de chercheurs (physiciens, biologistes, médecins et ingénieurs) issus de différents centres de recherche : UC Davis, Lawrence Livermore National Laboratory, UC Berkeley, Stanford University...
Fort de ses capacités humaines et financières, ce centre est l'un des fleurons actuels de la biophotonique en général, et des biopuces en particulier.

Le site du centre Biophotonique d'UCDavis

Au Canada, l'Ontario a dédié l'un de ses centres d'excellence à la photonique : le Photonics Research Ontario (PRO), sous la houlette du ministère de l'Industrie et de l'Innovation. Depuis 1995, des laboratoires de biophotonique y sont installés. Ce centre met à disposition des moyens et outils de recherche exceptionnels, facilite le contact avec les industriels, et favorise l'incubation d'entreprises innovantes.
Le 16 avril 2003, le Conseil des Sciences de la Vie d'Ottawa a décidé de réunir les forces du PRO avec celles d'autres centres de recherche publics et privés, pour constituer l'Advanced Biophotonics Consortium. Ce consortium devrait bénéficier d'infrastructures estimées à près d'un quart de milliard de dollars.
Les francophones ne sont pas en reste, puisque le budget 2003-2004 du Québec consacre 13,7 millions de dollars pour la biophotonique, avec pour objectif de croiser le travail et le génie des 4 500 personnes oeuvrant dans la région de Québec en optique et photonique et en sciences de la vie, dont 2 500 évoluent dans 19 centres de recherche et 44 entreprises dans le domaine de la santé.

Le site du PRO
L'annonce de la création du consortium
Québec Biophotonique

Biopuces, le présent et l'avenir

Certaines biopuces sont déjà commercialisées, mais attendent des améliorations. Etant donnés les forts investissements réalisés sur ce secteur, notamment aux Etats-Unis, et les débouchés nombreux de ces recherches (pharmacie, agroalimentaire, industrie), on imagine que c'est bien là que seront constatés les progrès les plus rapides.
Encore une fois les chercheurs français se lancent sur des innovations de rupture, par rapport aux brevets américains, notamment sur les puces à ADN.
Concernant les puces à protéines, elles ne permettent pas, en l'état, de pratiquer des interventions in vivo. Pour s'en rapprocher, les développements les plus porteurs sont ceux qui s'orientent vers les "puces à billes".
De même, les chercheurs développent des puces qui contiendront de véritables laboratoires d'analyses biologiques ("Lab-on-chip", réalisables d'ici 3 à 5 ans), ou des cellules vivantes (Cell-on-chip", d'ici 10 ans).
Ces "Lab-on-chip" font en effet appel à la photonique, dès leur conception (photolithographie) et jusqu'à leur utilisation (réseaux de diffraction, miroirs diélectriques, microcavités luminescentes).
Les "Cell-on chip" sont destinées à anlyser et manipuler des cellules vivantes. Ainsi le projet Biopredic, qui implique l'ENS Cachan, est déjà avancé à la phase prototype. Il a pour but de mettre au point des puces à cellules en micro-réseau haute densité, offrant notamment des applications en pharmacologie.
Outre cette discipline c'est l'agro-alimentaire qui s'intéresse le plus aux "Cell-on-chip", en raison de ses besoins en criblage d'activités enzymatiques in situ.

Les besoins transversaux de la biophotonique

Pour la plupart, ces pistes de recherches nécessitent encore des mois de travaux avant d'aboutir à un produit commercialisable sur un ou plusieurs marchés de la biophotonique (biomédical, vétérinaire, agroalimentaire, environnement...).
Qu'il s'agisse de créer une amélioration aux applications actuelles mettant en jeu la fluorescence, ou bien de trouver des technologies de rupture permettant des analyses moins invasives et des soins plus efficaces, les chercheurs ont beaucoup à partager de leurs expériences.

Les besoins techniques

Pour continuer à mener à bien leurs recherches, les scientifiques ont besoin d'être à la pointe de la technologie. Concernant la biophotonique, ils ont besoin de meilleurs produits de contraste (imagerie). De même, ils souhaiteraient que des améliorations soient portées sur le ratio signal/bruit : la diminution du bruit permet de réelles avancées dans l'analyse des résultats obtenus.

Plus en aval des travaux menés en laboratoire, il devient crucial d'optimiser le traitement informatisé des données fournies par les appareils qui sont déjà sur le marché, comme par ceux qui s'y installeront bientôt.

Pour se rapprocher le plus possible des interventions in vivo, il est essentiel pour les scientifiques d'améliorer le marquage des molécules biologiques, afin d'étudier au mieux les phénomènes intracellulaires, mais également de mieux connaître les interactions entre les cellules.


Assurer le transfert de technologie

Les transferts entre la recherche et l'industrie sont une évidence dans tous les domaines scientifiques, la biophotonique n'échappe pas à cette règle. Aussi, les chercheurs intègrent de plus en plus tôt la problématique du transfert de technologie dans leur démarche.

D'après l'ensemble des experts rencontrés, il convient avant tout de rapprocher la réalité des laboratoires de la réalité industrielle. Dans cette optique, il faut selon eux tirer profit des entreprises existantes, afin d'optimiser à court terme, "faire du cash" à moyen terme et pérenniser les technologies à long terme.

Dès l'origine du projet, ces promoteurs intègrent la notion de faisabilité, définissent un cahier des charges précis, étudient les besoins réels du marché et son coût. Ce critère est souvent le plus important à respecter pour le passage à l'échelle industrielle. Cette étude de faisabilité intègre également la stabilité des matériaux ou encore le blocage par d'éventuels brevets et les parades possibles.
Ainsi, dans le cas du biomédical, les projets tiennent désormais compte de l'avis de la sécurité sociale, du confort du patient et de la formation du personnel médical.

Afin d'optimiser leurs chances de voir aboutir leurs recherches sur le marché, les laboratoires tiennent également compte de l'environnement concurrentiel à deux voire trois ans…

Information et formation biophotoniques

Dernière Minute !
Colloque Paris-Biophotonique : une journée de conférences pendant Opto 2003

Le CEA, Genopole® et Opticsvalley organisent lors du salon Opto un colloque sur la biophotonique, le 22 octobre 2003. Après une conférence plénière présentant les conclusions d'une étude sur le positionnement de
cette discipline, trois sessions d'exposés scientifiques ou techniques aborderont les thèmes de l'imagerie cellulaire et tissulaire, des biopuces et des applications médicales des lasers.

Pour en savoir plus : http://www.opticsvalley.org/data/Apcombiophotonique.pdf

La formation dans les disciplines de la biophotonique doit être pensée en termes de formation continue des chercheurs comme des praticiens. C'est par la mise en commun des expériences qu'Opticsvalley remplit, entre autres, sa mission dans ce domaine.

En assurant le lien entre les équipes de recherche, qui développent des compétences spécifiques et bénéficient des meilleurs jeunes diplômés, et les équipes des laboratoires industriels qui sont au fait des réalités du marché, Opticsvalley assure une information permanente des acteurs de la biophotonique.

Pour aller plus loin dans la réflexion, Opticsvalley organise, le 22 octobre 2003, un colloque intitulé "Paris Biophotonique" qui fera le point sur les différentes évolutions du secteur.
De l'imagerie cellulaire et tissulaire aux bio-puces, en passant par les applications médicales des lasers, des conférences thématiques permettront à chacun de croiser ses expériences avec des chercheurs, de mieux répondre aux attentes du marché, et d'entrer en relation avec les industriels.

Emploi : Nanoraptor recherche... un directeur ventes et marketing

Nanoraptor lance un nouveau procédé d'imagerie de surfaces pour les nanotechnologies, l'ingéniérie de surface, les biopuces ... Le siège de la société est basé près du Mans. Membre clé du comité de direction, son Directeur des ventes et du marketing a pour mission de créer et développer le chiffre d'affaires en assurant l'adéquation de l'offre aux marchés cibles. Ce poste nécessite une forte expérience - au moins 15 ans - du développement de marchés dans les domaines du type optique, microélectronique, nanotechnologie ... avec un accent sur la distribution de consommables. Il suppose une forte aptitude à travailler au sein d'une jeune société, en étant force de proposition et de réalisation personnelle, avec une bonne aisance à progressivement construire, animer et motiver des équipes. Évolution possible vers un poste de Direction Générale. Formation Grande Ecole souhaitée. Maîtrise de l'anglais impérative. Rémunération selon expérience.

Cette offre vous intéresse ? Cliquez ici pour postuler.


Emploi : Nanoraptor recherche... un responsable du développement industriel

Reportant à la direction générale, son Responsable du Développement Industriel a pour mission de mettre en oeuvre les solutions les mieux adaptées à la production des produits commerciaux et des prototypes en supervisant la fabrication interne ou sous-traitée. Il participe à la conception de la gamme de produits. Ce poste nécessite une forte expérience - au moins 10 ans - de la fabrication industrielle du type couches minces, et une bonne connaissance des acteurs industriels de l'optique et de la microélectronique. Il suppose une forte aptitude à travailler au sein d'une jeune société, une grande force de proposition et une ambition de réalisation personnelle, avec la perspective de constituer ultérieurement une équipe. Formation ingénieur souhaitée. Maîtrise de l'anglais impérative. Rémunération selon expérience.

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Emploi : Euro RH recherche... 40 techniciens de maintenance pour endoscopes (H/F)

Chargés de l'entretien, des réparations et/ou tests de produits en atelier. Leur mission englobe le diagnostic et la réparation des défaillances, ainsi que l'utilisation d'équipements de tests et mesure. Responsables de certaines activités d'entretien, maintenance et réparation en interne. Dans le cadre de leur mission, ils respectent les procédures de maintenance et rendent compte au responsable de l'atelier scientifique.
Débutant ou première expérience acceptés. Formation Bac +2 minimum (optique ou microtechnique). Rémunération : 20-23 Keuros / an.

Cette offre vous intéresse ? Contactez Marie Rivet, Responsable RH, EURO RH, 18 rue de Lesseps 92200 Neuilly, ou par mail : eurorh@eurorh.com ou m.rivet@eurorh.com.

Emploi : Euro RH recherche... un chef d'équipe endoscopie (H/F)

Supervision et management d'une équipe chargée de l'entretien, des réparations et/ou tests de produits en atelier et dont la mission englobe le diagnostic et la réparation des défaillances, ainsi que l'utilisation d'équipements de tests et mesure.
Technicien très expérimenté ou Manager avec 4 ou 5 d'expérience, vous avez déjà dirigé une équipe de techniciens en optique ou microtechnique.
Poste à pourvoir immédiatement.

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Emploi / Formation : Opticsvalley recherche... des polisseurs, opérateurs en optique de précision

Opticsvalley, en coopération avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Essonne, le Lycée Fresnel, les organismes paritaires collecteurs agréés et des entreprises d’Ile-de-France, a initié une démarche de recrutement d’opticiens de précision. Cette action, soutenue par le Conseil Régional d’Ile-de-France et le Conseil Général de l’Essonne, vise à former et à recruter de jeunes professionnels pour répondre à une pénurie grandissante de main-d’œuvre qualifiée en matière de polissage de composants optiques (lentilles,…).

D’ici juin 2003, une vingtaine de jeunes possédant les aptitudes et la motivation nécessaires seront identifiés. Un stage d’accès à l’emploi, suivi d’un Contrat de Qualification (CQP) de 6 mois pour la rentrée d’octobre 2003, ou bien des formations sur mesure mutualisées (inter-entreprises), en collaboration avec le Lycée Fresnel, pourraient être mis en place.

Si vous souhaitez participer à cette opération ou si vous recherchez des opérateurs qualifiés en optique de précision (polissage), n’hésitez pas à contacter directement chez Opticsvalley Marie-Christine Jeanjean ou François Radet au 01 69 31 75 00, ou par mail :mailto:f.radet@opticsvalley.org et mc.jeanjean@opticsvalley.org.


Développement : Ingineo recherche... des partenaires industriels et/ou scientifiques

Ingeneo conçoit, développe et commercialise des systèmes de visualisation embarqués sur la personne (casque de réalité virtuelle, lunettes immersives ou réalité augmentée).

Ingeneo recherche des entreprises dans la région parisienne qui pourrait l'accompagner dans l’élaboration de nouveaux systèmes optiques (optique géométrique pour oculaires, recherche de nouveaux moyens de visualiser une image près de l’œil...).


Cette offre vous intéresse ? Contactez Cyril Thibout, INGINEO Technical Manager
45, avenue Victor Hugo - Bâtiment 269 RdC - F-93534 Aubervilliers Cedex - France
http://www.ingineo.net/
Tel : (33) 1 48 11 14 48 / Fax : (33) 1 43 52 25 81

Développement : vous cherchez à développer vos affaires au Canada ?

SAI, cabinet de conseil spécialisé en internationalisation, a été missionné par le Conseil Régional d'Ile-de-France pour l'organisation d'une prospection commerciale au Canada. L'optique est un des secteurs principaux pour cette mission qui se concentre autour des zones économiques de Montréal et Toronto. Afin de mieux vous informer sur le marché canadien dans les secteurs cibles, SAI organise le 3 juin une réunion d'information à la Délégation Générale du Québec à Paris en présence des autorités canadiennes et de quelques entreprises françaises déjà implantées au Canada.

Cette offre vous intéresse ? Contactez Eloise Raingeard : eraingeard@strategy.fr
Tel : (33)
1 45 63 63 33



Bâtiment : à vendre / à louer à Massy (91)

Bâtiment en R+1 à vendre / à louer à Massy (91) RER/TGV à proximité, d'une surface totale de 880m², comprenant : une salle blanche de 300m² environ classe D norme européenne, centrale de production eau glacée, paillasses, bureaux, stockage, magasin.
Loyer: 80.000 € / HT / an.
Prix de vente : 618.000 € / HD. Honoraires en sus.

Cette offre vous intéresse ? Contactez Mme Nicolas: c.nicolas@fimmnet.com
Tel : (33) 1 64 47 07 19
GSM : (33) 6 80 21 .82 .89

16-05-2003 : "Photodynamique et Astrophysique :... un couple uni par la Spectroscopie"
Journée scientifique sur le thème de la Spectroscopie Moléculaire et ses applications en dynamique relationnelle et en astrophysique.
Orsay.

Pour en savoir plus : Laboratoire de Photophysique Moléculaire

20-05-2003 au 22-05-2003 : "Forum microélectronique 2003"
IMAPS et PIDEA Conférence et Exposition.
Versailles.

Pour en savoir plus : : http://www.imapsfrance.org/forum2003.htm

21-05-2003 au 22-05-2003 : "Essonne Expo, 5ème Salon des Entreprises de l'Essonne"
Parc des Sports Henri Longuet à Viry-Chatillon

Pour en savoir plus : http://www.essonnexpo.com/.

21-05-2003 : "Cryptographie quantique avec des photons uniques"
Séminaire dirigé par Philippe GRANGIER de Institut d'Optique d'Orsay.
Marcoussis, 11 heures, bâtiment D1.

Pour en savoir plus : Laboratoire de Photonique et de Nanostructures - CNRS UPR 20
Mail: contact@lpn.cnrs.fr

28-05-2003 : "Les condensats de Bose-Einstein et les lasers à atomes"
Séminaire dirigé par Jean DALIBARD du Laboratoire Kastler Brossel de Paris.
Marcoussis
, 11 heures, bâtiment D1.

Pour en savoir plus : Laboratoire de Photonique et de Nanostructures - CNRS UPR 20
Mail: contact@lpn.cnrs.fr

31-05-2003 au 4-6-2003 : "Nouvelles modalités d'imagerie in vivo... pour la biologie moléculaire, la biologie cellulaire et la physiologie"
Conférence présidée par Bertrand TAVITIAN, de la Direction des Sciences du Vivant du CEA d'Orsay.
Roscoff, Bretagne.

Pour en savoir plus : www.cnrs.fr/SDV/cjmtavitian_e.html

02-06-2003 au 06-06-2003 : "Doctoriales"
Seconde session 2002-2003 à l'attention des doctorants.

Pour en savoir plus : Université Paris-Sud

04-06-2003 : "Resistively detected nuclear magnetic resonance in the quantum Hall regime ; possible evidence for a Skyrme crystal"
Séminaire dirigé par Duncan MAUDE du Grenoble High Magnetic Field Laboratory, laboratoire MPI-CNRS de Grenoble.
Marcoussis
, 11 heures, bâtiment D1.

Pour en savoir plus : Laboratoire de Photonique et de Nanostructures - CNRS UPR 20
Mail: contact@lpn.cnrs.fr

11-06-2003 : "Contrôle temporel et spatial de l'émission d'une molécule"
Séminaire dirigé par Jean-François Roch du Laboratoire de Photonique Quantique et Moléculaire - ENS Cachan.
Marcoussis
, 11 heures, bâtiment D1.

Pour en savoir plus : Laboratoire de Photonique et de Nanostructures - CNRS UPR 20
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18-06-2003 : "L'ADN : fils moléculaire conducteur"
Séminaire dirigé par Hélène BOUCHIAT du Laboratoire de physique des solides d'Orsay.
Marcoussis
, 11 heures, bâtiment D1.

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SHG microscopy of muscle tissue with endogenous contrastCombined 2PEF/SHG microscopy of cardiac cellsEssonneCR Ile de FranceAlcatelThales