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Lumière est, comme nous vous l’avions promis, le titre de la
nouvelle version de la newsletter d’Opticsvalley.
Sa présentation
plus aérée et son sommaire mieux articulé devraient vous
permettre d’accéder plus rapidement aux informations qui
pourraient vous être utiles dans votre vie
professionnelle.
Lumière
mettra en priorité l’accent sur l’actualité optique-photonique
de l’Ile-de-France. C’est donc avant tout votre newsletter.
Nous comptons sur vous pour alimenter les différentes
rubriques de cette publication par des informations qui
illustrent l’actualité de votre métier : nouveaux produits,
nouvelles parutions, nouvelles percées, carnet, opportunités,
contrats, ouvertures internationales…
Par ailleurs, si
vous souhaitez bénéficier de nos autres informations en temps
réel, vous avez la possibilité de vous inscrire en envoyant un
mail sans objet ni contenu à opticsvalley-communiques-subscribe.
En espérant que
Lumière contribuera à sa
manière au développement de vos activités et à l’animation de
la technopole francilienne dans le domaine de
l’optique-photonique, nous vous souhaitons une bonne lecture
et attendons avec impatience vos remarques et suggestions pour
continuer à améliorer, tant dans la forme que dans son
contenu, notre publication.
L’équipe
d’Opticsvalley redaction@opticsvalley.org
Recherche
Création de l'Institut Lasers et
Plasmas
Alain Bugat, Administrateur général du CEA, a signé
avec le CNRS, l'Ecole Polytechnique et l'Université Bordeaux
1, la convention cadre relative à la création de l'Institut
Lasers et Plasmas, ou ILP.
L'ILP est un institut à vocation nationale. Il est né
de la volonté des quatre partenaires signataires de se
coordonner pour développer les domaines scientifiques et
techniques concernés par les plasmas denses et chauds créés
par des lasers. Cette initiative, qui couvre également les
instruments de diagnostic associés et la valorisation des
résultats, s'inscrit dans un contexte national de forts
développements des lasers intenses et de leur potentiel
d'applications. Elle concerne les installations et
laboratoires académiques travaillant sur ces thématiques et,
en région Aquitaine, les installations du CEA réalisées pour
les besoins de la défense nationale : le laser Mégajoule en
cours de construction et son prototype, la Ligne d'Intégration
Laser. Cette convention concrétise la volonté d'ouvrir à la
communauté scientifique française et internationale, au
travers de l'ILP, ces installations exceptionnelles destinées
à étudier les plasmas de fusion. La direction de l'Institut
Lasers et Plasmas sera localisée dans l'environnement
bordelais de façon à accentuer son couplage avec les
installations en Aquitaine.
La mission de l'ILP sera,
entre autre, de gérer de nouveaux projets et actions de
valorisation, des comités de programme de sélection des
installations membres, et des actions de recherche commune.
Placé sous l'autorité d'un comité de pilotage représentant les
quatre partenaires, l'Institut Lasers et Plasmas sera chargé
de mener ces différentes actions. L'ILP comprendra deux pôles
:
- un pôle, dénommé ILP - Recherche. Cette Fédération de
Recherche regroupe l'ensemble des laboratoires qui désirent
s'associer au projet en vue de permettre une meilleure
coordination de leurs activités scientifiques. Chargé de leur
assurer une grande visibilité internationale, l'ILP suscitera
également les formations permettant d'associer étudiants et
doctorants à ses activités de recherche,
- un pôle opérationnel, dénommé ILP - Transfert. Cette
structure assurera les tâches de gestion de l'Institut et
conduira les actions de transfert technologique et de
valorisation industrielle. Elle conduira également la
réalisation et l'exploitation de nouveaux instruments de
recherche.
A partir d'un ensemble exceptionnel et coordonné de
compétences et de moyens expérimentaux, et en liaison avec les
collectivités locales, l'ILP devient aussi un élément
important de la mise en synergie du monde scientifique et du
milieu industriel de l'optique et des lasers.
Pour en savoir plus: http://www.cea.fr/fr/actualites/articles.asp?id=406
Un laser de l'ENSTA fait 70 fois mieux que le
soleil
Un laser de l’Ecole Nationale Supérieure des Techniques
Avancées réalise des réactions de fusion nucléaire
ultra-rapides, à un milliard de degrés.
Alors qu’une controverse très animée a secoué les
milieux scientifiques il y a quelques mois, à la suite d’un
article sur une éventuelle réaction de fusion « dans un bocal
» due à la sonoluminescence, une expérience de l’ENSTA
(Palaiseau) a montré qu’une réaction de fusion
deutérium-deutérium peut réellement être provoquée en
laboratoire au cours de l’interaction entre un laser ultra
rapide (30 femtosecondes, soit 30 millionièmes de milliardième
de seconde) et ultra intense (100 TéraWatt) et un jet
d’agrégats moléculaires à basse densité.
Dans une expérience pionnière effectuée au Laboratoire
National Lawrence Livermore en Californie (Ditmire et al
Nature 398, 491, 1999), il avait été montré qu’une impulsion
laser intense peut arracher presque tous les électrons
d’agrégat de deutérium créés par détente adiabatique d’un gaz
refroidi ; l’agrégat explose alors violemment sous l’effet de
la répulsion Coulombienne entre les ions.
La température du plasma obtenu était tout juste
suffisante pour déclencher des réactions de fusion («
seulement » 60 millions de degrés). Sur le plan technique,
réussir à agréger ainsi du deutérium est un tour de force et
la taille des agrégats s’est révélée insuffisante pour
atteindre des températures très supérieures.
Les chercheurs du Laboratoire d’Optique Appliquée de
l’ENSTA (unité mixte avec l’Ecole Polytechnique et le CNRS),
en collaboration avec le Service des Photons, Atomes et
Molécules du CEA Saclay, ont pu contourner ces difficultés en
utilisant un gaz moléculaire, le méthane deutéré (CD4), qui
présente des capacités d’agrégation exceptionnelles. Utilisant
un gaz initialement à température ambiante, ces chercheurs ont
crée des agrégats de grande taille. Irradiés par le laser de
100 TW du LOA, actuellement considéré comme le plus performant
du monde à haute cadence, ces derniers ont permis d’accélérer
des ions à des énergies atteignant 120 kilo-électron-volt,
mesurées in situ par un spectromètre de masse.
En terme de température, les molécules, ou les ions en
résultant, sont ainsi chauffées brutalement depuis la
température ambiante jusqu’à environ un milliard de degrés
soit soixante-dix fois la température du cœur du
soleil.
Cette gamme de température est particulièrement
intéressante car elle permet d’atteindre les valeurs maximales
de section efficace de fusion.
Le nombre de réactions n’a pas dépassé la valeur
mesurée initialement à Livermore mais la facilité avec
laquelle ce résultat a été atteint devrait permettre à
beaucoup d’autres groupes de produire des réactions de fusion
ultra-rapide à partir de lasers de laboratoire.
En particulier, il devrait être possible d’étudier les
processus de dommage neutronique avec une résolution
temporelle. Enfin, les flux de neutrons créés devraient
pouvoir être augmentés de manière très importante, simplement
en augmentant la densité du jet, ou bien en utilisant des
nouvelles technologies de lasers à cadence d’impulsions
kiloHertz.
Pour en savoir plus : www.ensta.fr/actualite/actualite.html#fusion et
http://www.ensta.fr/
Inauguration du laboratoire Satie à
l'ENS Cachan
Le 18 mars 2003, Francis Jutand, directeur du
département STIC (Sciences et Technologies de l'Information et
de la Communication) du CNRS et Claire Dupas, directrice de
l'ENS Cachan, présidaient l'inauguration du laboratoire SATIE
(ENS Cachan-CNRS-CNAM). Cette manifestation se voulait à la
fois scientifique et musicale autour d'un hommage à Erik
Satie, grand compositeur et citoyen d'Arcueil Cachan. Le
laboratoire SATIE (anciennement LESIR, Laboratoire
d'Electricité Signaux et Robotique, créé il y a plus de 20
ans) est un laboratoire de recherche appliquée à vocation
technologique, voué à l'étude et à la conception de systèmes
complexes combinant information et énergie. Ces systèmes
concernent par exemple, la traction ou la propulsion
électrique, la conversion ou le stockage d'énergie électrique,
les systèmes automatisés de production, les
télécommunications, les équipements de mesure, ou des
bio-microsystèmes. Le laboratoire SATIE fait partie du
noyau dur du Réseau Thématique Energie du CNRS-STIC (RTP
n°48).
Pour en savoir plus :
www.cnrs.fr/STIC/actions/rtp/rtp_thematiques_details.htm www.satie.ens-cachan.fr

Résultats de l'enquête sur
le parc femtoseconde français
Le parc des lasers femtoseconde français constitue un
réseau technologique, créé en 2001 par le CNRS, dans le cadre
de la "mission des ressources et compétences technologiques".
Ce réseau s'attache à décrire et promouvoir les techniques
liées à l’élaboration, la caractérisation et l’utilisation des
sources femtoseconde.
Dynamique, la communauté femto
française se défend bien au niveau international et grandit
sans cesse. Malheureusement, il existe trop souvent un fossé
entre les utilisateurs et les développeurs de sources. Afin de
mieux cerner les capacités et besoins du parc femtoseconde
français, une grande enquête nationale a été réalisée. Il ne
s’agit pas d’une enquête inquisitrice et encore moins
commerciale (les commerciaux n’ont pas de droit de cité dans
ce réseau). Nous sommes, comme vous, utilisateurs (physiciens,
chimistes, biologistes…) ou développeurs de sources
femtoseconde.
Les résultats de cette enquête permettent
de savoir à qui s'adresser à la fois concernant les attentes
en termes techniques, l’achat d’un nouveau matériel ou les
collaborations possibles, soit sur les sources, soit sur des
thèmes communs de recherche.
Pour en savoir plus :
http://www.luli.polytechnique.fr/rtf/Enquete_parcfemto.pdf
Inauguration du nouvel incubateur
"Télécom Paris Entrepreneurs"
Le jeudi 13 mars 2003, Christian Sautter, adjoint au
maire de Paris, chargé du développement économique, des
finances et de l'emploi, et Danièle Auffray, adjointe au
maire, chargée des nouvelles technologies et de la recherche,
ont inauguré en présence de Marc Peyrade, directeur de Télécom
Paris, et de Pierre Castagnou, maire du 14e arrondissement,
l'incubateur "Télécom Paris Entrepreneurs", dans ses nouveaux
locaux du 37/39, rue Dareau.
La Ville de Paris et Télécom Paris ont signé une
convention de partenariat destinée à développer l'activité de
l'incubateur pour la période 2003-2005.
Un incubateur d'entreprises est un lieu d'accueil et
d'accompagnement de porteurs de projets de création
d'entreprises innovantes; il offre à ces derniers un appui en
matière de formation et de conseil et les héberge jusqu'à ce
qu'ils exercent une activité commerciale réelle et trouvent
leur place dans une pépinière d'entreprises ou des locaux
industriels.
Télécom Paris Entrepreneurs, devra, au terme de la
période conventionnelle, avoir incubé 55 projets, aidé à la
création de 45 entreprises et contribué à créer 225 emplois
directs. La convention a également pour objet de développer
des complémentarités entre Paris Innovation (incubateur
généraliste rattaché à l'agence de développement économique
Paris Développement créée par la Ville de Paris et la Chambre
de Commerce et d'Industrie de Paris) et l'incubateur de
Télécom Paris.
Pour en savoir plus : http://www.enst.fr/creation-entreprise/services/incubateur.php
Industrie
Mardi 13
mai 2003 : Alcatel annonce la conclusion d'un accord avec
Avanex pour la cession de ses activités de composants optiques
et permet ainsi l'essor d'un projet industriel en
Essonne
Au travers de cet accord, Alcatel confirme l'intérêt
qu'il porte à l'activité composants optiques, tout en
rappelant que celle-ci ne figure plus dans son cœur de
métier.
En effet, en cédant ses activités de composants
optiques, Alcatel prend aussi une participation à hauteur de
28 % dans le capital de la société Avanex et contribue
également à la recapitalisation de celle-ci.
De plus, la Division Réseaux Optiques d'Alcatel, dont
une part importante de l'activité est localisée à Nozay,
s'engage à réserver pendant trois ans une part importante de
ses achats de composants optiques à la nouvelle structure
Avanex.
L'acquisition simultanée par Avanex de certains actifs
des activités de photonique de Corning, situés hors de France,
participe à l'ambition affichée d'Avanex de devenir le leader
mondial du secteur. La caractéristique essentielle de ces
montages est de servir un véritable projet stratégique et
industriel pour lequel chacun des trois acteurs (Alcatel,
Avanex, Corning) apporte ses technologies, son savoir-faire et
sa puissance commerciale. Dans cette nouvelle
configuration, le centre essonnien de Nozay devient l'unique
centre d'excellence en recherche, développement et fabrication
de composants et puces opto-électroniques à base de phosphure
d'indium. Cette expertise pérennise le centre de Nozay comme
pôle de compétence.
Les liquidités apportées par Alcatel - 110 millions
d'euros - serviront aux restructurations nécessaires et
permettront à la nouvelle société Avanex de développer de
nouveaux produits et d'assurer le fonctionnement de l'activité
pendant au minimum deux ans au niveau actuel du
marché.
La filière opto-électronique francilienne sort donc
renforcée de cet accord, comme elle le sera par le partenariat
privilégié qu'Avanex développera avec Alcatel et Thales sur le
site de Marcoussis dans le cadre de la plateforme de recherche
appliquée en opto-électronique.
Photline présente ses nouveaux
modulateurs de phase
Les séries MPZ-LN10/20 de Photline forment une famille
de modulateurs de phase destinés aux télécommunications à haut
débit et aux autres applications ayant recours à une puissante
bande passante.
Conçues selon la
technologie au niobiate de lithium, les séries MPZ-LN10/20
sont faciles à utiliser et à intégrer. Elles se révèlent
particulièrement performantes pour des applications telles que
le chirp", la réduction de diffusion Brillouin stimulée,
l'instrumentation et le conditionnement de données au format
CDMA, FSK, DPSK…
Ces séries
sont aussi disponibles dans une version intégrée comprenant
les modulateurs et leurs pilotes. Photline propose par
ailleurs les séries DR-GA de haute performance et des pilotes
radiofréquence optimisés pour fonctionner avec les modulateurs
MPZ-LN.
Pour en savoir plus : www.photline.com/MPZ-LN-10_20.pdf
Alcatel
partage le savoir-faire de son laboratoire de
Marcoussis
Depuis le mois d'avril 2003, le laboratoire de "fibres
optiques et composants" d'Alcatel à Marcoussis propose ses
services à la sous-traitance.
Avec plus de 20 ans d'expérience et fort de plusieurs
premières mondiales, le laboratoire de Marcoussis peut
désormais réaliser sur mesure les fibres désirées par les
industriels. Il propose ses services depuis l'étude de
faisabilité jusqu'à la réalisation effective. Egalement
spécialisé dans les réseaux de Bragg photo-inscrits sur fibre
optique, ce laboratoire offre une prestation complète, avec
des possibilités importantes de transfert de technologie et de
licence de brevets.
Equipé de moyens tant logiciels
(modélisation) que matériels (équipement MCVD et fours de
fusion, tours de fibrage), ce laboratoire est désormais
disponible non seulement à des applications telles que les
télécommunications, mais aussi l'environnement, la santé,
l'espace ou encore les transports automobiles et
aéronautiques.
Pour en savoir plus : www.alcatel.fr/optronics/include/index.html
Cedip Infrared
Systems à la conquête de l'Amérique
Cedip Infrared Systems vient de signer avec
Electrophysics un accord d'exclusivité relatif à la
distribution des caméras standard en Amérique du
Nord.
Cette société fabrique des caméras et des systèmes
infrarouges d'imagerie de classe mondiale pour les
applications les plus exigeantes. Basée à Croissy Beaubourg,
elle fournit les leaders mondiaux de l'industrie, du secteur
médical, des laboratoires de recherche et défense. Signe
de son dynamisme, son équipe prévoit de passer de 35 à 45
collaborateurs d'ici fin 2003. Sa nouvelle implantation
devrait lui permettre d'augmenter la part de ses exportations
: celles-ci représentent environ 70% des 8 millions d'euros de
chiffre d'affaires réalisés en 2002, principalement sur les
marchés japonais et allemand.
Par ailleurs, Cedip Infrared Systems propose toute une
gamme de caméras infrarouges hautes performances, refroidies
ou non. Celles-ci sont ensuite utilisées au sein de systèmes
complets couvrant trois grands types d'applications : les
mesures de contraintes, la thermographie et le recueil de
signatures infrarouges. Dans ce secteur, la société vient
d'installer un système d'analyse infrarouge multispectrale -
Satir -, sur la base de l'armée de l'air de Cazeaux pouvant
recueillir la signature infrarouge d'avions et d'hélicoptères
dans les trois principales fenêtres spectrales.
Cedip Infrared Systems propose également des caméras
sur mesure pour des intégrateurs, notamment pour les boules
d'observation pour hélicoptères ou des systèmes de
surveillance des forêts.
Enfin, Cedip Infrared Systems vient de se doter d'une
batterie de corps noirs permettant le test, le contrôle et la
calibration automatisés de ses caméras. Ces nouveaux moyens
permettent d'augmenter la rapidité des tests, la précision des
mesures de températures contrôlées ce qui signifie pour les
clients rapidité de maintenance et fiabilité de
l'étalonnage.
Pour en savoir plus : http://www.cedip-infrared.com/
Alcatel Optronics lance ses mini
amplificateurs optiques
Le 17 mars 2003, Alcatel Optronics étendait sa famille
d'amplificateurs optiques avec fonction d'adressage en lançant
les plus petits post- et pré-amplificateurs optiques à bande
étroite avec électronique. Grâce à l'intégration d'une
interface électronique standardisée, les amplificateurs à
fibre dopée Erbium Alcatel 1906 OAE et Alcatel 1907 OAE
peuvent être aisément interconnectés à d'autres modules et
leurs configurations ajustées et optimisées à distance. Dédiés
à des systèmes optiques métropolitains à 2,5 Gbit/s et 10
Gbit/s, ils sont proposés avec et sans régulateur thermique.
Ces amplificateurs compacts apportent de la flexibilité dans
la mise en œuvre et le contrôle des systèmes tout en réduisant
les coûts de fonctionnement et de maintenance.
Pour
améliorer la gestion des systèmes optiques de
télécommunication et optimiser le coût total de possession du
système, les composants doivent communiquer entre eux. Pour ce
faire, Alcatel Optronics a intégré un bus d'interface au
standard I2C au sein de ses amplificateurs optiques. Cette
fonction permet de contrôler le réseau dans les deux sens, de
faire un état à distance des équipements et de réduire les
interventions sur site. De plus, ces amplificateurs optiques
compacts possèdent, sur le dessus du boîtier, des guides
spéciaux pour lover la fibre, ce qui facilite leur montage sur
la carte optique.
Selon
Philippe Brégi, Directeur général adjoint d'Alcatel Optronics
: "Ceci apporte de l'intelligence dans le traitement du signal
et sa gestion, de l'interopérabilité et de la flexibilité dans
la configuration des systèmes." Il espère ainsi répondre aux
attente de la clientèle des réseaux de télécommunications
optiques.
Pour en savoir plus : www.alcatel.com/optronics
Sagem lance le myX-6, un
téléphone-caméra haute qualité
Equipé d'une caméra CCD assurant une bonne qualité
d'image même dans des conditions lumineuses faibles ou avec
des sujets en mouvement, d'un écran TFT (transistor en fil
mince), d'un choix entre trois focales, le myX-6 reste un
téléphone portable léger (106 gr) et de petite taille
(110x46x22mm). L'écran de taille 32x40mm comporte 12 lignes.
La transmission obéit à la norme GPRS classe 10. La résolution
VGA de la caméra (640x480 pixels) permet en plus d'envoyer des
photos à une adresse e-mail, ou de les stocker. Présenté au
Cebit sur le stand Sagem, hall 26, stand E32, le myX-6 sera
commercialisé au mois de mai 2003, au prix public de 399
EUR.
Pour en savoir plus : http://www.sagem.com/fr/produits/telephonie-mobile/x6-popup.htm

Opticsvalley
entrepreneurs
Le programme Opticsvalley
Entrepreneurs accélère et sécurise le décollage de start-up
liées à l'optique.
Ses professionnels expérimentés détectent des projets
de qualité au sein de laboratoires de recherche et
d'entreprises innovantes, dont les meilleurs sont sélectionnés
pour le programme avec l'aide d'un comité d'experts reconnus
de l'industrie.
Ils s'emploient dès lors à insuffler des énergies dans
ces sociétés, par une action sur le terrain, à leurs côtés,
dans diverses disciplines : commercial, marketing, ressources
humaines, R&D,
financement...
Ces sociétés mettent à profit la synergie des moyens
Opticsvalley : mise en relation, banque de
compétences, veille proactive, véhicules de communication
ciblée, plate-formes d'équipements mutualisés, canaux de
transfert technologique…
Le pôle Opticsvalley Entrepreneurs est
composé de sept sociétés, accélérées durant 15 mois, qui
offrent des innovations majeures dans des domaines aussi
variés que l'observation microscopique, la maîtrise de la
couleur, et les transmissions d'entreprise. Elles exploitent
des brevets issus de recherches menées au sein de Thales, le
CNRS, l'Institut d'Optique... la plupart d’entre elles sont
primées par l'Anvar et la presse professionnelle.
Plusieurs sociétés recherchent actuellement des
managers entrepreneurs: un directeur ventes & marketing,
deux directeurs du développement industriel, deux directeurs
du business development USA et Europe... (voir rubrique
Opportunités dans ce numéro).
Pour en savoir plus, contacter Michel Pezzulo au
01.69.31.60.80, m.pezzulo@opticsvalley.org
:
Le projet européen
Optranet
Coordonné par
Opticsvalley, le projet Optranet s’inscrit
dans le cadre du programme européen IST (Information Society
Technologies). Il se déroule sur deux ans et compte cinq
partenaires : l’Angleterre (Oxford Innovation), l’Allemagne
(Optonet, région d’IENA), la Suède (ACREO, région de
Stockholm), la Pologne (Université de Varsovie) et la France
(Opticsvalley, région
Ile-de-France).
Ce projet a trois objectifs : - la sensibilisation
et la formation dans le domaine de l’optique, de la photonique
et de l’optoélectronique en Europe, - la mise en place
d’actions concertées pour dynamiser la filière de formation en
optique, - la participation à son évolution et
l’invitation des jeunes à la rejoindre.
Les actions sont les suivantes :
· Recenser les systèmes de formation de la filière
optique-photonique pour les 3 niveaux de qualification
(opérateurs, techniciens et ingénieurs) dans chaque pays
(plus de 100 descriptions de diplômes). · Mener des
enquêtes afin de mesurer l’adéquation emploi-formation dans
les différents pays auprès : des entreprises (plus de 200
entreprises ont répondu) et des établissements de formations
(plus de 300 écoles, universités, centres d’apprentissage
sont recensés). · Créer des kits de sensibilisation pour
éveiller l’intérêt des jeunes pour les phénomènes optiques,
les faire tourner dans les établissements scolaires et les
expositions, recenser et diffuser des kits déjà réalisés (5
kits « Optranet » ont été conçus pour les jeunes de 14 à 16
ans et tournent dans les établissements scolaires et sont
présentés lors d’expositions et salons sur les métiers ; des
kits polonais et anglais sont également présentés et
disponibles dans le même but). · Créer un observatoire
européen qui soit une interface entre les entreprises et le
monde de la formation. Cet observatoire européen permettra
de créer un véritable réseau de compétences pour faire
évoluer les diplômes, garantir sur un long terme
l’adéquation entre l’offre de formation et la demande
d’emploi dans le secteur. · Faire connaître la
méthodologie ECTS (European Credit Transfert System), qui
permet de mesurer et comparer les enseignements suivis par
les étudiants et assurer des équivalences entre les
établissements qui le pratiquent, dans le but de mettre en
place des coopérations entre les différents pays de la
Communauté Européenne. Il s’agit d’accroître le nombre
d’établissements qui l’utilisent. · Participer à des
conférences nationales (5) et internationales (4), organiser
des groupes de travail sur des sujets spécifiques
(biophotonique, lasers), éditer 4
newsletters.
Ce projet a pour vecteur de communication principal le
site web http://www.optra.net/, lancé le 1er avril
dernier, qui reprend le référencement des formations, les
résultats des enquêtes, les informations relatives aux kits de
sensibilisation, à la méthodologie ECTS, les travaux des
Commissions nationales dédiées aux métiers de l’optique et de
la photonique.
Pour en savoir plus, contacter Marie-Christine
Jeanjean ou François Radet au 01 69.31.75.00, ou par mail : f.radet@opticsvalley.org
et mc.jeanjean@opticsvalley.org
La Biophotonique
3
questions à Jean-Louis Martin, directeur du
Laboratoire d'Optique et
Biosciences | |
 |
| Quelle est votre définition de la
biophotonique ?
La biophotonique tient dans les multiples
interfaces qui se développent entre l'élément de
base de la lumière qu'est le photon, et les
différentes strates biologiques que sont les
organes, les tissus, les cellules, et les
molécules cellulaires. La biophotonique
n'utilise pas les mêmes approches quand elle
doit qualifier l'action d'une molécule, étudier
un groupe de cellules, analyser un tissu ou
soigner un organe. Même si le domaine le plus
porteur actuellement en biophotonique est celui
qui s'intéresse à l'imagerie fonctionnelle
cellulaire et multicellulaire, il en existe bien
d'autres… autant qu'il y a d'interfaces entre
lumière et biologie. Par nature
pluridisciplinaire, la biophotonique fait appel
à divers acteurs, qui développent, quand ils
parviennent à travailler ensemble, un cercle
vertueux de progrès scientifique. Dans ce
cercle, les découvertes scientifiques engendrent
des progrès technologiques (en imagerie par
exemple), qui à leur tour, ouvrent sur de
nouvelles découvertes.
Quelles sont selon vous les forces
et les faiblesses de la recherche française en
biophotonique ?
La biophotonique a, en France, les
faiblesses de ses forces. Alors que nous
disposons des meilleurs chercheurs dans de
nombreuses disciplines, nous n'arrivons pas à
les faire travailler ensemble. Leur excellence
les empêche sans doute de se
décloisonner. Pour que le cercle vertueux
fonctionne, certaines conditions doivent être
réunies : en tant que discipline d'interface
entre plusieurs domaines de recherche, la
biophotonique a besoin de structures adaptées
aux disciplines scientifiques. Les chercheurs
doivent pouvoir échanger au sein de structures
facilitant le travail collaboratif. Ces
structures sont malheureusement peu nombreuses
en France.
Cela étant, il faut reconnaître les
atouts de la biophotonique française : une
tradition rigoureuse d'enseignement scientifique
au sein des écoles, des grandes écoles et des
universités. Et ce dans beaucoup de domaines :
l'optique bien sûr, mais aussi la physique
quantique qui compte de nombreuses applications
en biophotonique. De même, les industriels
impliqués dans la biophotonique, ceux du laser
par exemple, sont en France les premiers en date
et parmi les meilleurs au monde. Mais, à
quelques exceptions près, leurs laboratoires de
recherches restent trop souvent
cloisonnés.
La France ne peut plus se payer le luxe
d'entretenir ces chercheurs en "vase clos".
L'interpénétration des mondes de la physique, de
la chimie, de la biologie est aujourd'hui
essentielle.
Sur quoi portent les travaux de votre
laboratoire et quelles en sont les applications
industrielles ?
Nous travaillons sur l'utilisation du
photon, in vitro, pour comprendre les mécanismes
cellulaires. A partir d'une unité Inserm que
je dirigeais, nous avons créé une unité mixte
avec le CNRS, afin d'intégrer des chercheurs
issus de toutes les disciplines requises (ils
sont aujourd'hui 45). La plupart de ces
chercheurs se consacre à l'amélioration de
l'analyse des acteurs d'une cellule. Grâce aux
photons, et notamment au marquage fluorescent,
nous pouvons suivre, en temps réel le parcours
d'une molécule déterminée. C'est un travail
colossal puisqu'on soupçonne l'interaction
d'environ 100.000 acteurs moléculaires
différents à un même moment dans une cellule.
Grâce aux progrès de nos méthodes nous
travaillons simultanément sur un grand nombre de
cellules, afin d'étudier la redondance et la
variabilité des phénomènes biologiques que nous
observons.
Concernant les applications, elles
prennent au LOB la forme de brevets, que nous
déposons régulièrement. Ces brevets intéressent
de nombreux industriels de différents
secteurs. Nous avons ainsi identifié de
nouvelles cibles biologiques qui permettent des
progrès en pharmacie ou en cancérologie. Nous
brevetons également des nanoémetteurs
fonctionnalisés ou des nouveaux produits de
contraste servant pour l'imagerie
cellulaire.
Enfin quelques chercheurs travaillent sur
de nouvelles générations de puces impliquant le
photon. Dans un délai plus lointain, mais
prévisible, nous devrions pouvoir proposer de
véritables sauts technologiques dans le domaine
des Lab-on-chip facilitant l'analyse biologique.
Ces puces seront accessibles au grand public,
car faciles et rapides d'utilisation. Elles
seront en outre commercialisées à un coût
dérisoire… | |
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Avec un marché évalué à plus de 8 milliards d'euros à
l'horizon 2005, la biophotonique est sans doute l'une des
applications les plus porteuses des sciences et techniques de
la lumière. Ses évolutions sont prometteuses sur le plan
économique, et participent surtout aux progrès de la santé
(diagnostiques, analyses et soins), de la maîtrise raisonnée
de l'environnement, de la cosmétologie, de l'agronomie...
Opticsvalley a voulu cerner les travaux et les attentes
des professionnels de la biophotonique de l'hexagone, et plus
spécifiquement du vivier technologique présent en
Ile-de-France. En collaboration avec l'Adit, Opticsvalley a
mené une étude auprès de scientifiques soucieux de développer
ce secteur en France.
Qu'ils
soient physiciens, biologistes, chimistes ou cliniciens, ils
font part de l'état de leurs recherches, des applications
concrètes qu'ils en espèrent ou développent déjà. Tous
soulignent l'importance de la lumière dans leurs domaines de
recherche, convaincus de la nécessité de faire de la
biophotonique une discipline à part entière.
Biophotonique : état et perspectives de l'art
L'Ile-de-France représente la première concentration
d'experts en biophotonique de l'hexagone. Les grands centres
de recherche tels que l'Institut Curie, l'ENS, l'Ecole
Polytechnique, l'ESPCI, l'université Paris XIII, Institut
d'Optique, l'Institut Jacques Monod ou encore le Centre
Hospitalier Frédéric Joliot concentrent leurs travaux sur les
trois segments les plus porteurs d'espérance pour la
biophotonique : l'imagerie cellulaire (souvent couplée avec
les nanomanipulatuions), les nouveaux matériaux à propriétés
optiques et les biopuces.
Imagerie et manipulation cellulaire
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Dans le
domaine de l'imagerie cellulaire et tissulaire, les plus forts
développements se trouvent aujourd'hui dans les microscopies
confocales bi-photoniques et multi-photons. Ces technologies
offrent notamment l'avantage d'observations in vivo, en temps
réel et à grande profondeur (500µ). Le suivi des molécules
(lipides, protéines) se fait par marquage
fluorescent. Parmi les travaux les plus avancés dans ce
domaine, on distingue notamment l'imagerie acousto-optique des
tissus biologiques à haute résolution sur laquelle se penchent
des chercheurs de l'ESPCI, mais aussi les microscopies 3D, 4D
(temps) et 5D (suivi de plusieurs couleurs) développées par
l'équipe de M. Amblard à l'Institut Curie. Parmi les
travaux proches de l'aboutissement, l'équipe de M. Rigneault à
l'Institut Fresnel, cherche un acquéreur industriel pour son
brevet "Fluorescent Correlation Spectroscopy" (déposé par le
CNRS). Si la "création" de l'image reste un défi permanent,
les chercheurs franciliens sont unanimes pour affirmer que des
solutions innovantes sont encore à développer dans le
"traitement informatisé des images".
Souvent
couplées à cette microscopie, les machines moléculaires et
cellulaires (qui interviennent à l'intérieur même de la
cellule) sont actuellement à un stade de recherche bien avancé
(les premières réalisations devraient voir le jour dans les
trois prochaines années). Est ainsi né le concept du
"nanobistouri", un instrument qui découpe des cellules avec un
laser UV et récupère le matériel cellulaire par pression
optique, directement sur des postes de microscopie. Les
recherches actuelles se portent aussi sur la micro-dissection
au laser quasi-non-invasive. En effet, le patient ne ressent
pas cette "biopsie optique".
Des pinces
optiques à la nanochirurgie, les applications à développer
sont encore nombreuses dans le secteur de la manipulation et
de l'imagerie des cellules et des tissus.
Les
nouveaux matériaux : nano-émetteurs et
biomarqueurs
Ces
nouveaux matériaux de la biophotonique permettent notamment
les progrès de l'imagerie, mais entrent également dans la
fabrication de biopuces et de biocapteurs. (voir
ci-dessous) Exploitant toutes les propriétés de
fluorescence, certaines pistes portent sur les nano-particules
(or, argent, terres rares) mais aussi sur l'autofluorescence
(technologie brevetée par l'Institut Curie). La question
des brevets est d'ailleurs centrale concernant les matériaux
de la biopohotonique. En effet la propriété industrielle des
GFP (Green Fluorescent Protein, utilisées dans la microscopie
confocale) et de leurs dérivés, est aujourd'hui
verrouillée.
Malgré
cela, les chercheurs tentent d'obtenir des améliorations de
ces matériaux, telles que des GFP activables selon les types
de cellules qu'elles colonisent (GFP conditionnelles). Ce
nouveau type de GFP pourrait apporter une plus grande
souplesse de suivi des molécules biologiques. Ces GFP
servent aussi la thérapie génique, pour le suivi des vecteurs
et de leur pénétration par exemple.
En
parallèle au développement des GFP, émergent d'autres
matériaux permettant la photoactivation de composés
biologiques. On peut espérer des applications concrètes de
ces recherches d'ici deux à quatre ans.
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La biophotonique
soutenue à travers le
monde | |
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Malgré la forte dynamique des équipes de
recherches universitaires et industrielles qui
se consacrent à la biophotonique, ces
technologies ne se développent pas en France
comme en Allemagne, aux Etats-Unis ou au
Canada. Dans ces pays, les gouvernements
soutiennent activement ce secteur qu'ils jugent
essentiel pour l'avenir des biotechnologies.
En Allemagne, l'Institut International de
Biophysique (IIB) représente la plus grande
concentration pluridisciplinaire européenne de
chercheurs en biophotonique. Il rassemble 14
instituts gouvernementaux de recherche et
universités. En plus des projets développés en
interne par ses équipes, l'IIB offre des
programmes d'échange et de visites sur site de
ses laboratoires. Son site Internet propose
de nombreuses ressources et une littérature
abondante en accès libre. L'IIB organise son
université d'été du 24 au 30 août prochain, à
son siège de Neuss.
Il n'est pas rare en Allemagne que des
opticiens travaillent dans des laboratoires de
biologie. Le dernier lauréat du prix de la
Commission Internationale d'Optique en 2000,
Stefan Hell, par exemple, a été récompensé pour
ses configurations originales de microscopes à
haute résolution en champ lointain utilisables
sur des échantillons biologiques : il travaille
à l'institut Max Planck de "chimie biophysique"
de Göttingen.
En outre, parmi les initiatives les plus
récentes en Allemagne, un projet de recherche
fédérale en biophotonique, doté d'un budget de
50 millions d'euros sur cinq ans, financé par le
ministère de l'Education et de la Recherche, a
été lancé en novembre 2002 à Iéna.
Le site de
l'IIB
Steve Chu, prix Nobel de Physique en 1997
en même temps que Claude Cohen-Tannoudji et Bill
Philipps, a fondé à l'université de Stanford un
groupe de biophysique qui se consacre à
l'imagerie par fluorescence en vue de l'imagerie
de molécules uniques.
http://www.stanford.edu/group/chugroup/bio/
A l'Université de Davis (Californie), la
création en octobre 2002 d'un centre de
biophotonique, financé à hauteur de 52 millions
de dollars sur 10 ans, bénéficie d'un apport de
40 millions de dollars par la National Science
Foundation. Il regroupe une centaine de
chercheurs (physiciens, biologistes, médecins et
ingénieurs) issus de différents centres de
recherche : UC Davis, Lawrence Livermore
National Laboratory, UC Berkeley, Stanford
University... Fort de ses capacités humaines
et financières, ce centre est l'un des fleurons
actuels de la biophotonique en général, et des
biopuces en particulier.
Le site du centre Biophotonique
d'UCDavis
Au Canada, l'Ontario a dédié l'un de ses
centres d'excellence à la photonique : le
Photonics Research Ontario (PRO), sous la
houlette du ministère de l'Industrie et de
l'Innovation. Depuis 1995, des laboratoires de
biophotonique y sont installés. Ce centre met à
disposition des moyens et outils de recherche
exceptionnels, facilite le contact avec les
industriels, et favorise l'incubation
d'entreprises innovantes. Le 16 avril 2003,
le Conseil des Sciences de la Vie d'Ottawa a
décidé de réunir les forces du PRO avec celles
d'autres centres de recherche publics et privés,
pour constituer l'Advanced Biophotonics
Consortium. Ce consortium devrait bénéficier
d'infrastructures estimées à près d'un quart de
milliard de dollars. Les francophones ne sont
pas en reste, puisque le budget 2003-2004 du
Québec consacre 13,7 millions de dollars pour la
biophotonique, avec pour objectif de croiser le
travail et le génie des 4 500 personnes oeuvrant
dans la région de Québec en optique et
photonique et en sciences de la vie, dont 2 500
évoluent dans 19 centres de recherche et 44
entreprises dans le domaine de la
santé.
Le site du PRO L'annonce de la création du
consortium Québec
Biophotonique | |
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Biopuces, le présent et
l'avenir
Certaines
biopuces sont déjà commercialisées, mais attendent des
améliorations. Etant donnés les forts investissements réalisés
sur ce secteur, notamment aux Etats-Unis, et les débouchés
nombreux de ces recherches (pharmacie, agroalimentaire,
industrie), on imagine que c'est bien là que seront constatés
les progrès les plus rapides. Encore une fois les
chercheurs français se lancent sur des innovations de rupture,
par rapport aux brevets américains, notamment sur les puces à
ADN. Concernant les puces à protéines, elles ne permettent
pas, en l'état, de pratiquer des interventions in vivo. Pour
s'en rapprocher, les développements les plus porteurs sont
ceux qui s'orientent vers les "puces à billes". De même,
les chercheurs développent des puces qui contiendront de
véritables laboratoires d'analyses biologiques ("Lab-on-chip",
réalisables d'ici 3 à 5 ans), ou des cellules vivantes
(Cell-on-chip", d'ici 10 ans). Ces "Lab-on-chip" font en
effet appel à la photonique, dès leur conception
(photolithographie) et jusqu'à leur utilisation (réseaux de
diffraction, miroirs diélectriques, microcavités
luminescentes). Les "Cell-on chip" sont destinées à anlyser
et manipuler des cellules vivantes. Ainsi le projet Biopredic,
qui implique l'ENS Cachan, est déjà avancé à la phase
prototype. Il a pour but de mettre au point des puces à
cellules en micro-réseau haute densité, offrant notamment des
applications en pharmacologie. Outre cette discipline c'est
l'agro-alimentaire qui s'intéresse le plus aux "Cell-on-chip",
en raison de ses besoins en criblage d'activités enzymatiques
in situ.
Les besoins transversaux de la
biophotonique
Pour la
plupart, ces pistes de recherches nécessitent encore des mois
de travaux avant d'aboutir à un produit commercialisable sur
un ou plusieurs marchés de la biophotonique (biomédical,
vétérinaire, agroalimentaire, environnement...). Qu'il
s'agisse de créer une amélioration aux applications actuelles
mettant en jeu la fluorescence, ou bien de trouver des
technologies de rupture permettant des analyses moins
invasives et des soins plus efficaces, les chercheurs ont
beaucoup à partager de leurs expériences.
Les
besoins techniques
Pour
continuer à mener à bien leurs recherches, les scientifiques
ont besoin d'être à la pointe de la technologie. Concernant la
biophotonique, ils ont besoin de meilleurs produits de
contraste (imagerie). De même, ils souhaiteraient que des
améliorations soient portées sur le ratio signal/bruit : la
diminution du bruit permet de réelles avancées dans l'analyse
des résultats obtenus.
Plus en
aval des travaux menés en laboratoire, il devient crucial
d'optimiser le traitement informatisé des données fournies par
les appareils qui sont déjà sur le marché, comme par ceux qui
s'y installeront bientôt.
Pour se
rapprocher le plus possible des interventions in vivo, il est
essentiel pour les scientifiques d'améliorer le marquage des
molécules biologiques, afin d'étudier au mieux les phénomènes
intracellulaires, mais également de mieux connaître les
interactions entre les cellules.
Assurer le transfert de technologie
Les
transferts entre la recherche et l'industrie sont une évidence
dans tous les domaines scientifiques, la biophotonique
n'échappe pas à cette règle. Aussi, les chercheurs intègrent
de plus en plus tôt la problématique du transfert de
technologie dans leur démarche.
D'après
l'ensemble des experts rencontrés, il convient avant tout de
rapprocher la réalité des laboratoires de la réalité
industrielle. Dans cette optique, il faut selon eux tirer
profit des entreprises existantes, afin d'optimiser à court
terme, "faire du cash" à moyen terme et pérenniser les
technologies à long terme.
Dès
l'origine du projet, ces promoteurs intègrent la notion de
faisabilité, définissent un cahier des charges précis,
étudient les besoins réels du marché et son coût. Ce critère
est souvent le plus important à respecter pour le passage à
l'échelle industrielle. Cette étude de faisabilité intègre
également la stabilité des matériaux ou encore le blocage par
d'éventuels brevets et les parades possibles. Ainsi, dans
le cas du biomédical, les projets tiennent désormais compte de
l'avis de la sécurité sociale, du confort du patient et de la
formation du personnel médical.
Afin
d'optimiser leurs chances de voir aboutir leurs recherches sur
le marché, les laboratoires tiennent également compte de
l'environnement concurrentiel à deux voire trois
ans…
Information et formation
biophotoniques
La
formation dans les disciplines de la biophotonique doit être
pensée en termes de formation continue des chercheurs comme
des praticiens. C'est par la mise en commun des expériences
qu'Opticsvalley remplit, entre autres, sa
mission dans ce domaine.
En assurant le lien entre les
équipes de recherche, qui développent des compétences
spécifiques et bénéficient des meilleurs jeunes diplômés, et
les équipes des laboratoires industriels qui sont au fait des
réalités du marché, Opticsvalley assure une
information permanente des acteurs de la
biophotonique.
Pour aller
plus loin dans la réflexion, Opticsvalley
organise, le 22 octobre 2003, un colloque intitulé "Paris
Biophotonique" qui fera le point sur les différentes
évolutions du secteur. De l'imagerie cellulaire et
tissulaire aux bio-puces, en passant par les applications
médicales des lasers, des conférences thématiques permettront
à chacun de croiser ses expériences avec des chercheurs, de
mieux répondre aux attentes du marché, et d'entrer en relation
avec les industriels.
Emploi : Nanoraptor
recherche... un directeur ventes et marketing
Nanoraptor lance un nouveau procédé d'imagerie de
surfaces pour les nanotechnologies, l'ingéniérie de surface,
les biopuces ... Le siège de la société est basé près du Mans.
Membre clé du comité de direction, son Directeur des ventes et
du marketing a pour mission de créer et développer le chiffre
d'affaires en assurant l'adéquation de l'offre aux marchés
cibles. Ce poste nécessite une forte expérience - au moins 15
ans - du développement de marchés dans les domaines du type
optique, microélectronique, nanotechnologie ... avec un accent
sur la distribution de consommables. Il suppose une forte
aptitude à travailler au sein d'une jeune société, en étant
force de proposition et de réalisation personnelle, avec une
bonne aisance à progressivement construire, animer et motiver
des équipes. Évolution possible vers un poste de Direction
Générale. Formation Grande Ecole souhaitée. Maîtrise de
l'anglais impérative. Rémunération selon expérience.
Cette offre vous intéresse ? Cliquez ici pour postuler.
Emploi : Nanoraptor
recherche... un responsable du
développement industriel
Reportant à la direction générale, son Responsable du
Développement Industriel a pour mission de mettre en oeuvre
les solutions les mieux adaptées à la production des produits
commerciaux et des prototypes en supervisant la fabrication
interne ou sous-traitée. Il participe à la conception de la
gamme de produits. Ce poste nécessite une forte expérience -
au moins 10 ans - de la fabrication industrielle du type
couches minces, et une bonne connaissance des acteurs
industriels de l'optique et de la microélectronique. Il
suppose une forte aptitude à travailler au sein d'une jeune
société, une grande force de proposition et une ambition de
réalisation personnelle, avec la perspective de constituer
ultérieurement une équipe. Formation ingénieur souhaitée.
Maîtrise de l'anglais impérative. Rémunération selon
expérience.
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Emploi
: Euro RH recherche... 40 techniciens
de maintenance pour endoscopes
(H/F)
Chargés de l'entretien, des réparations et/ou tests de
produits en atelier. Leur mission englobe le diagnostic et la
réparation des défaillances, ainsi que l'utilisation
d'équipements de tests et mesure. Responsables de certaines
activités d'entretien, maintenance et réparation en interne.
Dans le cadre de leur mission, ils respectent les procédures
de maintenance et rendent compte au responsable de l'atelier
scientifique. Débutant ou première expérience acceptés.
Formation Bac +2 minimum (optique ou microtechnique).
Rémunération : 20-23 Keuros / an.
Cette offre vous
intéresse ? Contactez Marie Rivet, Responsable RH, EURO RH, 18
rue de Lesseps 92200 Neuilly, ou par mail : eurorh@eurorh.com ou m.rivet@eurorh.com.
Emploi
: Euro RH recherche...
un chef d'équipe
endoscopie (H/F)
Supervision et management d'une équipe chargée de
l'entretien, des réparations et/ou tests de produits en
atelier et dont la mission englobe le diagnostic et la
réparation des défaillances, ainsi que l'utilisation
d'équipements de tests et mesure. Technicien très
expérimenté ou Manager avec 4 ou 5 d'expérience, vous avez
déjà dirigé une équipe de techniciens en optique ou
microtechnique. Poste à pourvoir immédiatement.
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offre vous intéresse ? Contactez Marie Rivet, Responsable RH,
EURO RH, 18 rue de Lesseps 92200 Neuilly, ou par mail : eurorh@eurorh.com ou m.rivet@eurorh.com.
Emploi / Formation
: Opticsvalley recherche... des polisseurs, opérateurs
en optique de précision
Opticsvalley, en
coopération avec la Chambre de Commerce et d’Industrie de
l’Essonne, le Lycée Fresnel, les organismes paritaires
collecteurs agréés et des entreprises d’Ile-de-France, a
initié une démarche de recrutement d’opticiens de précision.
Cette action, soutenue par le Conseil Régional d’Ile-de-France
et le Conseil Général de l’Essonne, vise à former et à
recruter de jeunes professionnels pour répondre à une pénurie
grandissante de main-d’œuvre qualifiée en matière de polissage
de composants optiques (lentilles,…).
D’ici juin 2003, une vingtaine de jeunes possédant les
aptitudes et la motivation nécessaires seront identifiés. Un
stage d’accès à l’emploi, suivi d’un Contrat de Qualification
(CQP) de 6 mois pour la rentrée d’octobre 2003, ou bien des
formations sur mesure mutualisées (inter-entreprises), en
collaboration avec le Lycée Fresnel, pourraient être mis en
place.
Si vous souhaitez participer à cette opération ou si
vous recherchez des opérateurs qualifiés en optique de
précision (polissage), n’hésitez pas à contacter directement
chez Opticsvalley Marie-Christine Jeanjean ou
François Radet au 01 69 31 75 00, ou par mail :mailto:f.radet@opticsvalley.org
et mc.jeanjean@opticsvalley.org.
Développement
: Ingineo recherche... des
partenaires industriels et/ou
scientifiques
Ingeneo conçoit, développe et commercialise des
systèmes de visualisation embarqués sur la personne (casque de
réalité virtuelle, lunettes immersives ou réalité
augmentée).
Ingeneo recherche des entreprises dans la région
parisienne qui pourrait l'accompagner dans l’élaboration de
nouveaux systèmes optiques (optique géométrique pour
oculaires, recherche de nouveaux moyens de visualiser une
image près de l’œil...).
Cette offre vous intéresse ? Contactez Cyril
Thibout, INGINEO Technical Manager 45, avenue Victor Hugo -
Bâtiment 269 RdC - F-93534 Aubervilliers Cedex - France http://www.ingineo.net/ Tel : (33) 1 48
11 14 48 / Fax : (33) 1 43 52 25 81
Développement
: vous cherchez à développer vos affaires au
Canada ?
SAI, cabinet de conseil spécialisé en
internationalisation, a été missionné par le Conseil Régional
d'Ile-de-France pour l'organisation d'une prospection
commerciale au Canada. L'optique est un des secteurs
principaux pour cette mission qui se concentre autour des
zones économiques de Montréal et Toronto. Afin de mieux vous
informer sur le marché canadien dans les secteurs cibles, SAI
organise le 3 juin une réunion d'information à la Délégation
Générale du Québec à Paris en présence des autorités
canadiennes et de quelques entreprises françaises déjà
implantées au Canada.
Cette offre vous intéresse ? Contactez Eloise Raingeard
: eraingeard@strategy.fr Tel
: (33) 1 45 63 63 33
Bâtiment
: à vendre / à louer à Massy
(91)
Bâtiment en R+1 à vendre / à louer à Massy (91) RER/TGV
à proximité, d'une surface totale de 880m², comprenant : une
salle blanche de 300m² environ classe D norme européenne,
centrale de production eau glacée, paillasses, bureaux,
stockage, magasin. Loyer: 80.000 € / HT / an. Prix de
vente : 618.000 € / HD. Honoraires en sus.
Cette offre vous intéresse ? Contactez Mme Nicolas: c.nicolas@fimmnet.com Tel
: (33) 1 64 47 07 19 GSM : (33) 6 80 21 .82 .89
16-05-2003
: "Photodynamique et Astrophysique :... un couple
uni par la Spectroscopie" Journée scientifique sur
le thème de la Spectroscopie Moléculaire et ses applications
en dynamique relationnelle et en astrophysique. Orsay.
Pour en savoir plus : Laboratoire de
Photophysique Moléculaire
20-05-2003 au
22-05-2003 : "Forum microélectronique
2003" IMAPS et PIDEA Conférence et
Exposition. Versailles.
Pour en savoir plus : : http://www.imapsfrance.org/forum2003.htm
21-05-2003 au
22-05-2003 : "Essonne Expo, 5ème Salon des
Entreprises de l'Essonne" Parc des Sports Henri
Longuet à Viry-Chatillon
Pour en savoir plus : http://www.essonnexpo.com/.
21-05-2003 :
"Cryptographie quantique avec des photons
uniques" Séminaire
dirigé par Philippe GRANGIER de Institut d'Optique
d'Orsay. Marcoussis, 11 heures, bâtiment D1.
Pour en savoir plus : Laboratoire de Photonique
et de Nanostructures - CNRS UPR 20 Mail: contact@lpn.cnrs.fr
28-05-2003 : "Les condensats de Bose-Einstein et les lasers à
atomes" Séminaire dirigé par Jean
DALIBARD du Laboratoire Kastler Brossel de
Paris. Marcoussis, 11 heures,
bâtiment D1.
Pour en savoir plus : Laboratoire de
Photonique et de Nanostructures - CNRS UPR 20 Mail: contact@lpn.cnrs.fr
31-05-2003 au
4-6-2003 : "Nouvelles modalités d'imagerie in vivo... pour la
biologie moléculaire, la biologie cellulaire et la
physiologie" Conférence présidée
par Bertrand TAVITIAN, de la Direction des Sciences du Vivant
du CEA d'Orsay. Roscoff,
Bretagne.
Pour en savoir plus : www.cnrs.fr/SDV/cjmtavitian_e.html
02-06-2003 au
06-06-2003 : "Doctoriales" Seconde
session 2002-2003 à l'attention des doctorants.
Pour en savoir plus : Université Paris-Sud

04-06-2003 :
"Resistively detected nuclear magnetic resonance in the
quantum Hall regime ; possible evidence for a Skyrme
crystal" Séminaire dirigé par Duncan MAUDE du
Grenoble High Magnetic Field Laboratory, laboratoire MPI-CNRS
de Grenoble. Marcoussis, 11 heures,
bâtiment D1.
Pour en savoir plus : Laboratoire de
Photonique et de Nanostructures - CNRS UPR 20 Mail: contact@lpn.cnrs.fr
11-06-2003
: "Contrôle temporel et spatial de l'émission d'une
molécule" Séminaire dirigé par Jean-François Roch
du Laboratoire de Photonique Quantique et Moléculaire - ENS
Cachan. Marcoussis, 11 heures,
bâtiment D1.
Pour en savoir plus : Laboratoire de
Photonique et de Nanostructures - CNRS UPR 20 Mail: mailto:contact@lpn.cnrs.fr
18-06-2003 :
"L'ADN : fils moléculaire conducteur" Séminaire
dirigé par Hélène BOUCHIAT du Laboratoire de physique des
solides d'Orsay. Marcoussis, 11 heures,
bâtiment D1.
Pour en savoir plus : Laboratoire de
Photonique et de Nanostructures - CNRS UPR 20 Mail: mailto:contact@lpn.cnrs.fr
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