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agence de presse et communication multimédia


 

DOSSIER SPECIAL : LA NEWSLETTER

De la newsletter au magazine multimédia
(dossier paru dans le magazine Captain Doc, réalisé par Aphania pour l'Inist)

Nous avons chez Aphania une conception noble de la newsletter. Du moins nous espérons contribuer à lui donner ses lettres de noblesse. Au fil du temps, nous avons enrichi les contenus et les formats : à côté des actualités, des interviews vidéo, des reportages, des dossiers multimédias, voire des mini-sites événementiels ; à côté du texte simple, une version HTML, et à présent des versions PDF.

EDITORIAL : De la "newsletter" au magazine électronique

POINT DE VUE : Qu'est-ce qui fait la qualité d'une newsletter électronique ? 4 points clé

INTERVIEWS :
Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin (Automates Intelligents), Karine Gay (InterEst), Françoise Tristani (BIO), Sylvain Dorschner, Eric Lambouroud et François Lafosse (Lumière), Roland Topalian (Visit +)

> EDITORIAL : De la "newsletter" au magazine électronique

Newsletter : au sens propre, lettre d'actualité. Au départ ce terme états-unien désigne simplement un bref message d'information, qui peut très bien être diffusé sur papier. Avec le développement de la messagerie, il a très vite désigné tout envoi régulier par e-mail...

Aujourd'hui ce mot, devenu générique, recouvre le meilleur et le pire : du simple prospectus (les feuilles de chou clignotantes qui inondent votre boîte de réception) au magazine multimédia haut de gamme, en passant par les lettres d'alerte, simples sommaires d'accroches qui renvoient à des contenus développés sur un site, qui eux-mêmes ne sont souvent que la transposition de textes imprimés, comme celles de certains journaux papier classiques.

Le premier (et seul véritable) dénominateur commun, c'est le mode de diffusion, à savoir la messagerie. Ensuite, la plupart fonctionnent comme des produits d'appel ou des sous-produits, disons des produits dérivés : le but est toujours d'inciter les lecteurs à aller voir ailleurs, un site, une société, un journal papier, un lieu d’achat. De capter un public, de le fidéliser au sens commercial (la valeur de la lettre se mesurerait au nombre de ses lecteurs...). Très peu de "newsletters" sont conçues comme des journaux à part entière, produisant des contenus autonomes à l'instar des journaux papier. De véritables magazines électroniques, offrant de l'information mais aussi des analyses, des dossiers, des interviews...

D'où un certain manque de considération qui atteint, à travers ce terme de newsletter, toute forme de journalisme diffusé par mail : synonyme de contenus au rabais, éphémères, copiés-collés ailleurs, rédigés en style télégraphique ou familier, sans signature et sans sources affichées. Coincée entre le site et le journal papier, la newsletter n’a pas d’identité ; souvent, pas de référencement (contrairement aux sites), ni d'archivage. Un médiocre document électronique.

Cela tient à l'histoire d'Internet, du moins en France, où l'on a d'abord privilégié la construction et la mise en valeur des sites... avant de se rendre compte qu'il ne suffisait pas de faire venir les gens chez soi, il fallait les faire revenir. Quant à la presse traditionnelle, elle n'a pas vraiment montré l'exemple : elle craignait de se saborder par le tout électronique. Aujourd'hui, elle l'utilise comme appui à ses supports papier. Et pour le moment, les modèles de presse exclusivement autofinancés par Internet ont échoué : Internet reste associé à un produit gratuit.

Sites et newsletters illustrent les deux axes du net : se singulariser (par un site) et fédérer (par une lettre). "Venez me voir", dit le site, tandis que le journal électronique dit : "Je viens vous voir". Ce qu'on appelle dans le jargon web, le "pull" et le "push". Ce dernier est évidemment bien plus efficace. D'autant que l'usage d'Internet aujourd'hui, c'est avant tout et de très loin le mail (qui d'ailleurs a précédé les sites), plus que le web...

En fait le journal électronique est en plein essor, mais par un autre biais : celui des entreprises, privées ou publiques, notamment des collectivités, des associations, etc., pour lesquelles elle représente un enjeu stratégique et économique de premier ordre. Or, la communication institutionnelle peut se trouver court-circuitée par la circulation de l’information que permet le mail : d’où le besoin de reprendre le contrôle - ou de profiter - de cette effervescence, et de développer une information pour tous.
La presse d’entreprise papier traditionnelle ne peut plus diffuser de manière assez rapide la bonne information aux bons destinataires au bon moment : la presse électronique est adaptée à cet impératif. La newsletter, comme l'intranet, peut être un outil de partage des connaissances et de collaboration.

© A. et J. S., Captain Doc, mars-avril 2004

> POINT DE VUE

Qu'est-ce qui fait la qualité
d'une newsletter ? 4 points clé


1. D'abord, tout ce qui fait la qualité d'un journal papier : une ligne éditoriale définie, la qualité et l'intérêt du contenu, le traitement de l'information, le soin apporté à l'écriture, le graphisme et la mise en forme, le fait de citer ses sources, de signer les articles, la régularité de l'envoi, etc.

2. Le respect de l'abonné : jamais de spam mais un abonnement volontaire, des versions différentes qui s'adaptent aux équipements et aux souhaits des lecteurs (HTML, Texte, PDF), la possibilité de se désabonner et de parrainer des amis.

3. La bonne utilisation de l'hypertexte et de l'hyperlien : le soin apporté à la navigation interne (sommaire dynamique), et externe (liens pertinents et choisis) vers des sites qui permettent de prolonger et d'approfondir la lecture). Usez mais n'abusez pas !

4. Cerise sur le gâteau, l'approche multimédia : l'intégration de photos, de son, de vidéos.

© Jeanne Suhamy, Captain Doc, mars 2004

 

> INTERVIEWS

Quatre newsletters en pleine expansion : interviews croisées

Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin, co-fondateurs et co-rédacteurs en chef de la lettre Automates Intelligents

Karine Gay, chargée de communication de la Délégation Ile-de-France Est du CNRS, pour InterEst, le journal de la Délégation Ile-de-France Est du CNRS

Françoise Tristani, chargée de communication du département des Sciences de la Vie du CNRS, pour BIO, le magazine du département SDV du CNRS

Sylvain Dorschner, directeur de la stratégie, Eric Lambouroud, directeur de la communication et François Lafosse, coordinateur médias d'Opticsvalley, pour Lumière, le magazine mensuel de l'optique-photonique en Ile-de-France

Le concept de newsletter ou lettre d’information électronique est très diversifié. Parfois baptisés "magazines", les quatre journaux que nous vous présentons vont bien au-delà de la définition basique de la newsletter. Ils ont vocation à diffuser une information scientifique traitée avec une approche journalistique, à présenter et valoriser les activités d’une institution, à compléter les autres publications, à établir un contact vivant avec les internautes. Voici donc quatre éditeurs de newsletters très différentes, par leur objet et leur conception, mais qui toutes ont en commun de concevoir la publication comme une revue ou un magazine à part entière, et pas comme un simple "alerteur" renvoyant à un site internet. Ces quatre journaux ont aussi en commun de traiter d'information scientifique et de recherche, secteurs où les contenus sont prioritaires.

La revue électronique devient un objet familier. On constate une évolution générale vers le format PDF, s'ajoutant aux formats HTML et texte simple (pour le public encore nombreux qui ne dispose pas du haut débit) ; car le PDF se prête à l’édition sur papier : les lecteurs aiment à pouvoir lire tranquillement, hors écran, leur revue. Cela ne signifie pas pour autant un retour vers le modèle de la revue papier. L’électronique permet une plus grande souplesse dans l'édition, et notamment, tous nos interviewés y insistent, des relations plus étroites avec le lectorat, qui influence directement l’évolution de la revue et de ses contenus.

C'est donc la conception même de la revue qui est transformée par sa forme électronique : comme le dit Françoise Tristani, le magazine "n’est pas un produit linéaire, c’est un document riche, à multiples facettes, qui mérite d’être visité à plusieurs reprises et selon ses besoins. Les dossiers thématiques sont conservés et constituent une sorte de bibliothèque, enrichie en permanence, qui représente une source d’information précieuse pour les étudiants, les chercheurs, les journalistes." De la revue au site, il n'y a pas rivalité ou subordination, mais complémentarité.

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Tisser des relations par le truchement de la lettre d’information électronique

Entretien avec Roland Topalian, chef de projet Visite + à la Cité des Sciences et de l’Industrie (CSI) : "La lettre électronique prend en charge la relation à long terme avec le visiteur." La lettre Visit + appartient à la catégorie des alerteurs : les contenus véritables sont sur le site. Un alerteur malin, car personnalisé. La lettre s'intègre au sein d'un service global et son objectif est de transformer des visiteurs en lecteurs, de tisser un lien durable avec eux.

Interview Geneviève Vidal, © Captain Doc, mars 2004

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